Le développement des technologies de
l'information et de la communication, notamment d'Internet, révolutionne
des pans entiers de la vie sociale, culturelle et économique. Le
passage à la société de l'information sera tout aussi
fondamental que le fut la transition entre société agraire
et société industrielle.
Du
10 au 12 décembre 2003, Genève accueille le Sommet mondial
sur la Société de l'information (SMSI). Ce Sommet est organisé
dans le cadre des Nations Unies sous le haut patronage de Kofi Annan,
Secrétaire général de l'Organisation des Nations
Unies. L'Union internationale des télécommunications (UIT)
est chargée de diriger les préparatifs et assure le secrétariat
exécutif du Sommet.
Le SMSI constitue une grande première, puisqu'il est le premier sommet consacré aux enjeux et défis posés par la société de l'information. Il est en outre le premier sommet à être organisé en deux phases : Genève 2003 et Tunis 2005. A Genève seront adoptés une Déclaration de principe ainsi qu'un Plan d'action, alors qu'à Tunis seront abordés les questions liées au développement ainsi que les progrès réalisés.
Les participants au Sommet auront l'occasion d'élaborer une définition commune de la société de l'information. Il s'agira également de trouver les moyens de mettre les nouvelles technologies de l'information et de la communication (TIC) au service du développement et de la promotion de la démocratie. Plusieurs thèmes seront traités, comme le développement, la réduction de la fracture numérique, la bonne gouvernance, la sécurité de l'information ou encore le respect de la diversité culturelle et linguistique.
Afin
de donner la parole à toutes les composantes de la société
de l'information, la participation au Sommet est tripartite. Ainsi se
verront réunis avec les chefs d'Etat et de secrétariat des
institutions spécialisées des Nations Unies, des représentants
du secteur privé et de la société civile (ONG, médias,
représentants des pouvoirs locaux, etc.). La participation du secteur
privé devrait permettre de créer les conditions matérielles
nécessaires favorisant un accès universel aux services des
technologies de l'information et de la communication. La société
civile devrait, pour sa part, contribuer à mettre en lumière
les conséquences sociales et culturelles de l'évolution
actuelle et justifier démocratiquement les orientations décidées.
A titre d'exemple, la prise de position de la Suisse au Sommet est définie
par une plate-forme tripartite comprenant des représentants de
l'administration, du secteur privé et de la société
civile.
En tant que pays hôte, la Suisse entend défendre activement l'idée d'une société de l'information équitable. Elle compte également mettre en avant la responsabilité des médias, la promotion des contenus locaux, la collaboration entre secteurs public, privé et civil ainsi que le comblement du fossé numérique existant entre le Nord et le Sud, les zones urbaines et rurales et entre les différentes cultures.
En marge du Sommet auront lieu toute une série d'événements publics dont : une plate-forme regroupant plusieurs centaines de projets menés dans une cinquantaine de pays dans le cadre de l'aide au développement (ICT4D) ; une présentation des différentes formes de culture dans le cadre de la société de l'information ; des événements relatifs au commerce électronique, etc.
Robert Hensler
Chancelier d'Etat
Compte tenu de l'importance de l'événement, le Conseil d'Etat de la République et canton de Genève a décidé de constituer une délégation composée de Monsieur Robert Cramer, vice-président du Conseil d'Etat, Monsieur Carlo Lamprecht, conseiller d'Etat, Madame Micheline Spoerri, conseillère d'Etat, et Monsieur Robert Hensler, chancelier d'Etat.
Cette délégation, avec le concours de la Confédération, devra permettre le déroulement du Sommet dans les meilleures conditions.
Exemples de domaines dans lesquels les applications des technologies
de l'information et de la communication peuvent contribuer à un
développement durable :
Par ailleurs, la Feuille d'Avis Officielle poursuivra son travail d'information dans ses pages.