1. Le système genevois actuel prenant en charge les chômeurs
en fin de droits ne répond plus aux besoins du marché. Il
faut remplacer le dispositif existant par un nouveau système mieux
adapté aux besoins individuels de chacun. Les demandeurs d'emploi
devraient pouvoir bénéficier de l'ensemble des mesures de
réinsertion disponibles, contre trois seulement actuellement. Le
DEEE veut ouvrir le débat sur la question ; un projet de loi est
en préparation.
2. Pour soutenir cette même population, il est nécessaire d'inciter les employeurs du canton à avoir davantage recours à l'allocation de retour en emploi (ARE). Cette dernière permet aux demandeurs d'emploi de se réinsérer durablement dans l'entreprise. Le DEEE veut y parvenir en renforçant l'attractivité financière et la durée de l'ARE. Des conditions avantageuses sont prévues pour les entreprises engageant des chômeurs de plus de 55 ans.
3. Pour traiter efficacement le chômage, l'Office cantonal de l'emploi
(OCE) doit pouvoir s'adapter rapidement aux fluctuations du marché
du travail. Sa double dépendance administrative et financière
envers la Confédération et le canton limite sa capacité
de réaction et pénalise indirectement les chômeurs.
La recherche d'une solution permettant de rendre l'OCE plus indépendant
devrait lui permettre d'améliorer sa capacité d'action et
de réaction. Ce nouveau système de fonctionnement ne remet
pas en cause le statut de fonctionnaire.
4. Même si Genève est le canton où le nombre d'emplois créés a continué d'augmenter malgré la crise, plus de 60'000 places vacantes sont occupées par des personnes venant de l'extérieur. Pleinement conscient des avantages procurés par la libre circulation des personnes, le DEEE est également préoccupé par le sort des 14'000 Genevois à la recherche d'un emploi. Pour mieux prendre en compte et mieux réinsérer la main-d'uvre locale dans l'économie genevoise, les principales entreprises publiques du canton et des milieux professionnels ont signé une " charte pour l'emploi ".
5. Malgré les efforts et les structures en place, on constate toujours un décalage entre les exigences des employeurs et les compétences des demandeurs d'emploi. Grâce à un groupe d'experts mis sur pied par le DEEE, il sera plus facile à l'OCE d'adapter les formations des demandeurs d'emploi aux besoins des entreprises.
6. Dès le 1er juin 2004, les entreprises n'auront plus besoin de passer par l'Office cantonal de l'emploi pour engager un ressortissant de l'Union européenne. Les postes vacants annoncés par les employeurs à l'OCE risquent de diminuer. Le DEEE veut constituer une " équipe de placement " au sein de l'ORP (Office régional de placement ) genevois, chargée d'acquérir des emplois pour les chômeurs auprès des entreprises.
7. Pour renforcer la mobilité des cadres du secteur bancaire et des
branches annexes (dont on a pu constater que les chances de réinsertion
étaient particulièrement limitées), le DEEE a créé
laplate-forme d'aiguillage professionnel " Cadre Finance Carrière
". Son objectif : rendre plus transparent le marché de l'emploi
dans ce secteur où les postes vacants sont difficilement accessibles.
8. L'industrie genevoise est un atout majeur de diversification du tissu économique. Favoriser l'implantation à Genève d'entreprises industrielles, améliorer les conditions-cadres minimales pour favoriser ces implantations, préserver la compétitivité des entreprises sur le marché local et étranger, intensifier les démarches de promotion à cet effet : telles sont les mesures envisagées par le DEEE ; elles seront pilotées par un groupe d'experts du secteur.
9. Pour répondre à certains besoins concrets et spécifiques des chômeurs au cours de leurs démarches visant à retrouver un emploi, le DEEE veut mettre sur pied, à terme, la " Maison de l'emploi ", un centre unique d'encadrement, d'écoute et de conseil à l'attention des demandeurs d'emploi.
10. La communication constitue également un outil supplémentaire de lutte contre le chômage. Le DEEE s'engage à développer dans ce domaine des actions globales, permanentes et ciblées sur le thème de l'emploi.
Département de l'économie, de l'emploi et des affaires extérieures