A la découverte des maisons rurales de la campagne genevoise
Je
souhaite que ces nombreuses balades en si belle compagnie architecturale
vous donnent envie de prendre de temps à autre le temps d’emprunter
les chemins de traverse que nous avons évoqués durant l’été.
Tous ces lieux vous attendent, quelle que soit la saison, ils vous offrent
une occasion de délassement et de découverte devant votre
porte, ou presque.
A propos d’architecture, je voulais encore parcourir avec vous quelques recoins de la région de Vandoeuvres, devenue à partir des 17e-18e siècles le siège de grands domaines bourgeois. Celui de Miolan a été constitué dès le 15e siècle. Les bâtiments de la ferme sont d’inspiration néogothique et Tudor. Les styles et les savoir-faire voyageaient déjà bien avant que l’on ne parle de mondialisation !
A
Pressy, le chemin des Princes est particulièrement beau avec ses
allées de chênes centenaires et ses haies vives. L’ancien
hameau a presque entièrement disparu. Implanté à
un carrefour, un groupe de maisons des 17e et 18e siècles occupe
son emplacement.
Tout
autour de Vandoeuvres, notre chemin passe de fontaine en fontaine : celle
de Crête, située en bordure de route, celle de Chougny, toute
proche du domaine bien nommé de Chougny-Fontaine, ou encore celle
qui se trouve dans la cour de la mairie de Vandoeuvres.
Après l’eau, un autre élément mythique, le feu: un magnifique soleil illumine la dépendance en équerre située à côté de la mairie de Vandoeuvres. Cette dépendance délimite une cour pavée de boulets, des boulets que je retrouve chaque matin en me rendant à mon lieu de travail, puisque la fameuse rampe de l’Hôtel de Ville en est également pavée. Talons bas conseillés !
La
mairie de Vandoeuvres occupe quant à elle la maison de maître
d’un superbe domaine entouré d’un parc ouvert au public.
Fait relativement rare à Genève, le bâtiment est construit
en pisé, maçonnerie faite de terre argileuse délayée
avec des cailloux, de la paille et comprimée ( je me suis renseigné
pour vous auprès de spécialistes…).
Comme vous avez pu le constater durant ces promenades, le temps transforme toujours les choses : telle ferme se mue en maison familiale, telle autre est à l’abandon, tel domaine privé devient public, telle maison isolée se retrouve entourée d’autres constructions, telle grange est transformée en maison d’habitation, tel dépôt devient un lieu de refuge pour des femmes hébergées par Emmaüs par exemple. Et c’est tant mieux.
Cela dit, rien ne vaut pour se ressourcer une échappée le nez au vent, les yeux grand ouverts, prêts à la découverte. Les beautés évoquées nous attendent en effet, été comme hiver, cachées au creux d’une courbe, dans un virage, dissimulées dans un pré, dans un parc ou plantées bien en évidence au milieu d’un village ou à la croisée des chemins. Des beautés que, absorbé ou distrait, peut-être au volant de notre voiture, nous ne prenons pas ou plus le temps de voir. A chaque saison, ces beautés offrent un visage différent, une lumière différente, une végétation différente.
Fin de la série 2005, vive la série 2006 ! En Chancellerie, nous planchons déjà sur de nouvelles balades à vous proposer l’été prochain. Quant à moi, je vous souhaite une belle et productive rentrée.
Robert Hensler
Chancelier d’Etat