Voilà,
c'est presque avec un pincement au cœur que je conclus cette série
estivale. J'ai en effet lu avec plaisir et enthousiasme les Unes de cet
été. De par ma fonction, je suis jour après jour
l'actualité politique de ce canton et donc l'histoire en marche.
Il est particulièrement intéressant pour moi de redécouvrir
certains lieux genevois, mais également de découvrir certaines
anecdotes autour de la vie politique de nos prédécesseurs,
certains particularismes oubliés ou ignorés qui sont remontés
à la surface au gré de la curiosité de celles et
ceux qui ont élaboré ces pages.
Une chose est sûre la passion était au rendez-vous, tant pour la recherche elle-même que chez toutes les personnes enthousiastes et compétentes rencontrées lors de la préparation de ces pages. Elles ont livré leur savoir sans retenue et fait montre de leur compétence et gentillesse tout à la fois. La transversalité à l'Etat de Genève n'est donc pas un vain mot, toutes ces magnifiques collaborations interdépartementales en sont la preuve. Sans compter les nombreux liens tissés lors de ce travail de fond avec des entités privées ou celles de la Ville de Genève.
Un
roi, un général et des marronniers Au gré des pages, il a été question d'un cimetière des Rois qui doit son appellation non pas à une dynastie royale, mais au… Roi de la Compagnie des Arquebusiers; d'un Musée Rath doté par le général Simon Rath, mais dont la création fut portée par ses deux sœurs Jeanne-Françoise et Henriette (miniaturiste reconnue) ou encore d'une Treille qui doit son nom à la vigne qui y poussait bien avant les tilleuls, les ormes et les fameux marronniers.
Dans l'Hôtel de Ville, ce fut le tour de la présentation des pavés « têtes de chat » et des nervures des voûtes en forme de visage expressif, des différentes mues de la salle des Deux-Cents, devenue salle du Grand Conseil. En face, la découverte de l'Ancien Arsenal qui abrite actuellement les Archives de l'Etat; au Bourg-de-Four, un couvent de Clarisses devenu hôpital général avant de se transformer en Palais de justice; et la Maison Tavel, dont la façade est ornée de dix têtes sculptées qui semblent observer les passants déambulant dans la rue du Puits-Saint-Pierre. Un peu plus loin, on vous a présenté l'ancien hôtel de la résidence de France et sa chapelle, qui fit grand bruit dans la Genève protestante avant que cet hôtel particulier ne devienne le siège de la Société de lecture; la Fondation Zoubov, maison de la Belle au Bois dormant et magnifique appartement entièrement créé et meublé par la comtesse Rosario Julia Zoubov. Et enfin la passionnante histoire des trams genevois; le Musée international de la Réforme dans lequel Calvin, Luther et bien d'autres doctes Protestants dialoguent et pour conclure la cathédrale Saint-Pierre et ses huit cloches aux noms qui font rêver, de la belle Clémence à la Bellerive en passant par la Cloche des heures…
Et
matière à écrire, il y a encore, puisque nous n'avons
de loin pas épuisé les sujets à découvrir
et que nous vous annonçons d'ores et déjà que la
série se poursuivra l'an prochain dans les méandres de l'histoire
genevoise: du Café Papon aux salles du Conseil d'Etat, de l'Alabama,
en passant par le fameux Collège Calvin, l'Uni Bastions et son
parc tout en louvoyant dans les différents passages qui sillonnent
la cité genevoise. A propos, si des idées ou des suggestions
vous viennent à l'esprit, vous pouvez nous contacter au n°022
327 36 63 ou nous envoyer un e-mail à l'adresse suivante: communication-cha@etat.ge.ch
Sur ce, je vous souhaite de reprendre pied dans la vie genevoise presque automnale et vous dis à l'année prochaine pour de nouvelles découvertes !
Robert Hensler
Chancelier d’Etat