Ecusson de la République et du canton de Genève


REPUBLIQUE
ET CANTON
DE GENEVE

Changer la couleur des liensDiminuer la taille du texteAugmenter la taille du texteImprimer la pageContactez-nousPlan du siteFoire aux questions Conditions d'utilisation

Recherchez dans:

Recherche avancée

ge.ch Démarches en ligne Organisation Thèmes Chemin de vie  
 

Feuille d'Avis Officielle du 12.08.2009

Genevois illustres à travers le monde

FAO: la série estivale 2009

Chaque année, à la même époque, la FAO vous propose en Une une série estivale qui donne un coup de projecteur sur l’histoire du canton de Genève et de sa population. Bienvenue dans cette neuvième édition.

Robert Hensler, Chancelier d’EtatChères lectrices et chers lecteurs, nous voici au beau milieu de l’été pour ce désormais traditionnel rendez-vous estival de la FAO. Vous souvenez-vous? L’an dernier nous avons entamé un voyage historique aux côtés de ces Genevois qui ont vécu un destin extraordinaire hors de nos frontières, voire pour certains hors de notre continent. Ce fut le cas, pour ne citer qu’eux, d’Albert Gallatin (1761-1849), qui devint secrétaire au Trésor des Etats-Unis d’Amérique, ou encore de François Lefort (1656-1699), promu général en chef de l’armée et amiral de la marine russe du tsar Pierre le Grand. Ces personnages, dont le Musée des Suisses dans le monde, hébergé au Château de Penthes à Pregny-Chambésy, relate quelques épisodes de l’existence, sont si nombreux que nous vous proposons cette année encore de découvrir leur parcours passionnant.

Jean Etienne Liotard (1702-1789)C’est indéniablement une constante de l’être humain que de s’élancer à la découverte de terres inconnues ou inexplorées, animé par la curiosité, parfois aussi par la nécessité. L’homme a cette propension à repousser les limites, à rechercher la liberté, même loin s’il le faut. Il est capable de se rendre là où personne n’est jamais allé, là où l’on ne trouve trace d’aucune vie, d’aucune végétation. Prenez l’exemple du naturaliste genevois Horace-Bénédict de Saussure (1740-1799). On l’imagine bien à l’époque se promener au bord du lac, sur la rive droite, et admirer le Mont-Blanc majestueux se dresser au loin. Cette attirance pour ce qui est certainement l’un des plus beaux paysages de montagne du monde le conduira à financer la première ascension du plus haut sommet d’Europe, réussie en août 1786 par Michel-Gabriel Paccard et Jacques Balmat. L’année suivante, Horace-Bénédict de Saussure participera à la seconde ascension: «Je n’en croyais pas mes yeux, il me semblait que c’était un rêve», dira-t-il.

«Petit pas pour l’homme, bond de géant pour l’humanité»

Ella Maillart (1903-1997). Photo Patrick MartinPlus proche de nous, nous venons de fêter le 21 juillet dernier le 40e anniversaire de la mission Apollo 11 et du premier «petit pas pour l’homme» et «bond de géant pour l’humanité» sur la Lune. Quel souvenir impérissable que celui laissé par Neil Amstrong et Buzz Aldrin foulant le sol lunaire: une preuve supplémentaire de cette volonté de découverte et de limites repoussées. Et si jamais l’homme ne parvientpas à atteindre la zone à explorer car les distances seraient vraiment trop grandes – je pense ici à la conquête spatiale –, il trouve les moyens techniques pour rassasier son appétit Théodore Tronchin (1709-1781)d’explorateur. L’équipe genevoise du professeur Michel Mayor, qui a découvert la première exoplanète en 1995, continue de recenser ces planètessituées hors de notre système solaire. Assurément, si les distances ne se calculaient pas en années lumière, l’homme s’y rendrait volontiers, rien que pour y voir la couleur du ciel.

Aujourd'hui, dans notre société moderne, toute destination paraît accessible en un rien de temps. Grâce à l’aéronautique, on peut se retrouver dans n’importe quel pays en à peine 24 heures; là où il y a encore plus d’un siècle il fallait des semaines, voire des mois en fonction de l’endroit. En 2008, 11,5 millions depassagers ont décollé ou atterri à l’Aéroport international de Genève. Cela Jeanne Marcet-Haldimand (1769-1858)représente l’équivalent de 25 fois la population du canton de Genève ou une fois et demi celle de laSuisse! Un record qui devrait de nouveau être pulvérisé cette année.

Davantage que la plupart des villes de taille comparable, Genève, cité internationale et multiculturelle, est une destination qui compte. Notre canton connaît un développement démographique très soutenu. L’an passé, quelque 26 900 personnes se sont installées à Genève, tandis que seules 22 500 en sont parties.

Necker, Maillart, Tronchin et tant d’autres

Jacques André Lullin, marquis de Châteauvieux, (1728-1816)L’écrivain George Sand disait qu’on pouvait classer les hommes suivant qu’ils aspirent à vivre dans une chaumière ou dans un palais. Mais qui a château rêve chaumière et qui a chaumière rêve palais. Et pour réaliser ses rêves il faut parfois avec audace aller ailleurs tenter sa chance et provoquer son destin.

Charles Constant (1762-1835)De l’audace, ils en ont eue ces Genevoises et Genevois illustres à l’étranger et dont nous allons ces prochaines semaines vous relater le parcours. Certains parmi eux vous sont connus, tel le banquier Jacques Necker (1732-1804), directeur général duTrésor royal de Louis XVI, puis ministre d’Etat, ou encore l’exploratrice, écrivain et photographe Ella Maillart (1903-1997). D’autres le sont moins, à l’instar de Jeanne Marcet-Haldimand (1769-1858) qui rédigea en Angleterre de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique et même des méthodes de grammaire; ou encore Théodore Tronchin (1709-1781), médecin genevois qui a contribué à propager la technique d’inoculation contre la variole et que les grandes cours d’Europe sollicitaient au chevet de leurs malades.

Je suis convaincu que vous prendrez beaucoup de plaisir à accompagner au fil du mois d’août les récits sur ces compatriotes partis à l’étranger pour réaliser leurs rêves de découverte et de rencontre. Entre-temps, je vous souhaite un très bel été et une bonne lecture de la FAO.

Robert Hensler
Chancelier d'Etat