Pour louer un logement subventionné dans un immeuble appartenant à une coopérative d'habitation et bénéficier d'un loyer abaissé ou d'une subvention personnalisée, le demandeur doit répondre à des critères de revenu et de domiciliation sur le canton identiques à ceux des autres logements subventionnés.
Le montant des parts sociales dépend notamment de l'immeuble et de son coût, de la coopérative et de son financement. Il peut varier entre 1000 et 10'000 F par pièce. Les conditions de paiement varient d’une coopérative à l’autre; certaines demandent le paiement immédiat de toutes les parts sociales, d’autres admettent des versements échelonnés dans le temps. L'acquisition des parts sociales peut aussi être financée par le capital de prévoyance professionnelle (deuxième pilier), ou par un prêt de l’Etat de Genève, remboursable en cinq ans. Lorsque l’on quitte la coopérative, les parts sociales sont remboursées, généralement à leur valeur nominale.
Dans les coopératives d'habitation HBM et HLM, il n'y a pas de résiliation de bail pour dépassement du barème de sortie et le montant de la surtaxe est limité.
A la fin de la période de contrôle de l'Etat, les coopérateurs ne sont pas tributaires des décisions d'un propriétaire tiers et conservent leurs prérogatives quant à la maîtrise des loyers et à la gestion de la coopérative.
Comme dans tout logement contrôlé par l'Etat, le locataire est tenu d'informer sans délai l'office du logement de toute modification de revenu ou de fortune ainsi que de tout changement dans la composition du groupe de personnes occupant le logement. Il autorise également l'Etat à contrôler, en tout temps, son revenu et sa fortune auprès de l'administration fiscale cantonale.