Dans le cadre de sa mission d’observation des salaires dans le canton de Genève, la notion de salaire en usage est centrale. L'OGMT a mis au point une méthode pour l’estimation du salaire en usage basée sur une équation économétrique développée par le LEA. A la différence d'une approche plus classique basée sur les écarts à la médiane, cette méthode a l'avantage de prendre en compte tous les éléments entrant en jeu dans la fixation du salaire (niveau des qualifications requises pour le poste, formation, ancienneté, âge, etc.) qui sont disponibles dans la source statistique de référence, à savoir l'enquête suisse sur la structure des salaires (LSE). L'équation permet de mesurer l'effet de chacun de ces éléments. Il n'y a donc pas un salaire usuel qui s'appliquerait à une catégorie d'employés, mais un salaire personnalisé pour chaque salarié, compte tenu de ses caractéristiques propres, de celles du poste de travail et de l'entreprise, ainsi que des pratiques salariales de cette dernière.
Dans le rapport de juin 2003, cette méthode porte deux noms : méthode d’estimation du salaire en usage individualisé (en référence au résultat obtenu) ou méthode de l’équation des salaires (en référence au mode de calcul utilisé). Depuis lors, par raccourci, on parle le plus souvent de méthode OGMT.