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les journées du patrimoine

  Les journées européennes du patrimoine à Genève
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Bilan de la dix-huitième édition des Journées du patrimoine à Genève (Un monde sous nos pieds, 10 et 11 septembre 2011)

Près de 7'000 visiteurs se sont pressés sur les 18 sites genevois ouverts au public les 10 et 11 septembre 2011.

Contre toute attente et en dépit d’un thème difficile, celui d’"Un monde sous nos pieds", le public était plus nombreux que jamais au rendez-vous, curieux de connaître ce patrimoine insolite et souvent méconnu.

La grande difficulté de cette année a été, compte tenu de l’exiguïté des lieux souterrains, d’assurer l’accès aux sites et de limiter le nombre de visiteurs pour garantir leur sécurité. En Vieille Ville, la distribution de tickets s’est avérée efficace, et même si elle en a déçu certains, elle a permis d’optimiser la qualité des visites des autres. Pour ce faire, la coordination genevoise a bénéficié de la précieuse aide des volontaires de la Protection Civile appelés en Ville de Genève (Service d’Incendie et de Secours).

C’est ainsi que plus de 2’300 visiteurs ont arpenté la Vieille Ville, sur les traces de l’histoire de Genève, allant des sites archéologiques (St Pierre, La Madeleine, St Antoine) aux galeries techniques souterraines (Casemates) en passant par les galeries d’escarpe des anciennes fortifications édifiées au XVIII siècle et par les abris du Service de la défense aérienne passive construits à l’aube de la Deuxième Guerre mondiale.

Au Bois-de-la-Bâtie, la gestion des quelque 2'000 visiteurs sur la seule journée du dimanche a été plus difficile. Si le Bois paraît paisible, il cache dans ses entrailles des lieux insoupçonnés et sombres dont les accès sont loin d’être sans danger : risques d’éboulements de conglomérat de sédiment de rivière dans les champignonnières et traversée du parc aux animaux pour atteindre les citernes. Il aura donc fallu limiter le nombre de visiteurs, écourter ou interrompre certaines visites, imposer le port du casque et compter sur la collaboration d’acteurs extérieurs aux Journées du patrimoine, le SIS et le SEVE. Il n’en reste pas moins, que moyennant un peu de patience, 1'300 personnes ont eu l’occasion exceptionnelle d’accéder à la champignonnière et 600 aux citernes.

Les grands classiques tels que les magasins de la BGE et les croisières à bord de la barque Neptune ont toujours autant d’attrait auprès des visiteurs. Il faut relever que les premières étaient assorties de visites de l’atelier de restauration et les deuxièmes agrémentées des commentaires du département d’anthropologie de l’Université de Genève.
À la campagne, à Vandœuvres, le thème des souterrains nous a donné l’opportunité d’ouvrir une nouvelle fois, et pour le plus grand plaisir du public, la Fondation Hardt logée dans son écrin de verdure.

Année après année, Genève parvient à élargir le public des Journées du patrimoine et à intéresser de plus en plus de personnes aux questions patrimoniales. Ainsi, le programme comprend des visites d’architectures contemporaines qui s’inscrivent dans le cadre du thème développé. Cette année, les rendez-vous à la crèche de St Jean et à la Fondation Martin Bodmer ont attiré à un large public, et parmi eux de nombreux architectes.

La conservation du patrimoine comprend également la préservation des sites naturels : paysages, rivières, renaturation. Cette édition a permis d’accueillir le public dans un site exceptionnel, celui de la couverture de l’Aire et de la Drize située au cœur du futur projet Praille Acacias Vernets (PAV) et également à Laconnex, là où l’exploitation des gravières a modifié le paysage.

Les animations spécifiquement destinées aux enfants et aux familles, comme à la Maison Tavel et sur le site archéologique St Pierre, ont désormais leur public acquis. C’est une occasion unique de sensibiliser les plus jeunes à la connaissance et à la conservation de notre patrimoine.

Depuis plusieurs années, conférences et projections cinématographiques viennent agrémenter les fins d’après-midi de ces Journées. Les trois évènements de cette édition ("Genève, ville forte", "Architectures souterraines", "Carouge, une ville inventée au XVIIIe s.") ont rencontré un grand succès et ont permis d’élargir le débat entre spécialistes et amateurs.

Ces Journées ne seraient aussi riches sans les précieuses et diverses collaborations dont elles ont bénéficié pour cette édition 2011, et que nous remercions sincèrement :
La crèche de St Jean, la Maison de l’architecture, la galerie Athénée 4, le Service cantonal d’archéologie, la Fondation des Clés de St Pierre, Le Musée d’art et d’histoire et la médiation culturelle, les Services Industriels de Genève (SIG), la Bibliothèque de Genève (BGE), la Fondation Neptune, l’Institut Forel, la Bâtie Festival de Genève, le Théâtre de Carouge, Pro Natura Genève, le Service de l’Écologie de l’eau (SECOE), la Fondation Hardt, la Fondation Martin Bodmer, les communes de Carouge, Cologny, Laconnex, Lancy et Vandoeuvres, et le Service Incendie et Secours de la Ville de Genève (SIS).

Ces Journées n’auraient autant d’intérêt sans la participation active des guides et la qualité de leurs interventions auprès du public : historiens, historiens de l’art, archéologues, paléontologues, architectes, conservateurs, propriétaires, animateurs, défenseurs de la nature et du patrimoine. Qu’ils soient ici très chaleureusement remerciés.

Un grand merci également aux collaborateurs de l’Office du patrimoine et des sites (OPS), du Service des monuments et des sites (SMS), de l’Inventaire des Monuments d’art et d’histoire (IMAHge), de la Conservation du patrimoine architectural de la Ville de Genève (CPA) et aux différents services de l’État et de la Ville qui nous ont aidés à mener à bien ce projet.

Nous vous donnons rendez-vous l’année prochaine, les 8 et 9 septembre 2012 autour du thème "Pierre et béton".

Babina Chaillot Calame
Coordinatrice genevoise des Journées européennes du patrimoine




Bilan de la dix-septième édition des Journées du patrimoine à Genève (Cycles de vie, 11 et 12 septembre 2010)

La 17ème édition des Journées européennes du patrimoine dédiée aux "cycles de vie" a connu une excellente fréquentation dans le canton de Genève: 7710 visiteurs répartis sur 20 sites inscrits au programme.

Il faut relever un intérêt particulier des Genevois pour les cimetières dont la presse s'est fait l'écho: les cimetières de Plainpalais, Saint-Georges et Chêne-Bougeries, dignes des plus beaux parcs de la Ville sous le soleil de septembre, ont accueilli de nombreux visiteurs. Les auteurs du "recensement des cimetières genevois" ont su communiquer au public leur passion pour l'art funéraire et les sépultures des anciennes familles genevoises qui, à leur manière, raconte l'histoire de Genève.
Cet engouement pour la généalogie s'est vérifié à l'occasion d'un atelier organisé aux archives d'État.

Au début du cycle de vie s'inscrit depuis le XIXe siècle la Maternité. Anciens et nouveaux bâtiments de la Maternité ont accueilli pendant tout le week-end un public venu nombreux à la découverte de l'histoire de la naissance à Genève.

Le site palafitte du Plonjon, en cours d'étude et de prélèvement, était également accessible au public. Durant les 2 jours, plus de 500 visiteurs ont embarqué à bord de la barque Neptune pour situer l'emplacement du site, puis à quai, pour visiter son chantier d'échantillonnage installé au port Noir.

Le temple de St Gervais et son site archéologique, rarement ouvert au public, ont aussi attiré un très large public venu découvrir sa crypte du Ve siècle qui est l'un des plus anciens édifices chrétiens de Suisse.

Dans la Vieille Ville, dès dimanche matin, le public s'est rendu très nombreux à la découverte des salles d'audience du Palais de Justice, de l'histoire passionnante de l'Hôtel de Ville et de la première étape de restauration du Collège Calvin.

Les animations enfants et familles, qui rencontrent, année après année plus de succès, ont été très appréciées, à la cathédrale Saint Pierre tout comme à la maternité.

Le centre paroissial des Eaux-Vives de la place Jargonnant, adossé à la mairie des Eaux-Vives, a servi de point de ralliement à cette édition. Visites et conférences, dont les thèmes se sont avérés difficiles à évoquer au détour d'une promenade, y ont pris place samedi toute la journée et jusque tard dans la soirée. L'occasion pour de nombreux visiteurs de se poser un moment et de laisser place aux questions et aux échanges.

Dimanche, sous un soleil radieux, le village de Céligny était à la fête: temple, presbytère, cimetières et grands domaines étaient ouverts au public. Guides et propriétaires attendaient les visiteurs dans tous les coins du village tandis que les associations de la commune les accueillaient sur la place avec de nombreux stands de restauration. Le public ne s'y est pas trompé et il est venu très nombreux, certains par bateau, pour profiter de cet évènement exceptionnel rendu possible grâce à l'investissement de tous les acteurs de la commune que nous remercions vivement.

Notre reconnaissance va à tous les guides, historiens, historiens de l'art et architectes, aux conférenciers, animateurs et musiciens dont la qualité des interventions a, cette année encore, fait toute la valeur de ces Journées.

Nos remerciements aux nombreuses collaborations, sans qui, cette édition n'aurait pu voir le jour: la Maison de l'Histoire de l'Université de Genève, la Maison de l'Architecture, l'Association T-Interactions, La Bâtie-Festival, le cinéma Bio et la Cinémathèque suisse, les HUG, les paroisses des Eaux-Vives, de Chêne-Bougerie et de St Gervais-Pâquis, le Service d'archéologie, la Fondation et l'équipage de la Neptune, le Département de paléontologie de l'Université de Genève, les Archives d'État et la Société genevoise de généalogie, la Fondation des Clés de St Pierre et la CGN.

Merci également aux collaborateurs des différents départements et services de l'État et de Ville de Genève qui nous ont aidés à mener à bien ce projet.

Nous vous donnons rendez-vous l'année prochaine, les 10 et 11 septembre 2011 avec le thème "patrimoine insolite, un monde sous nos pieds"

Babina Chaillot Calame
Coordinatrice genevoise des Journées européennes du patrimoine




Bilan de la seizième édition des Journées du patrimoine à Genève (Au fil de l'eau, 12 et 13 septembre 2009)

La 16e édition des Journées du patrimoine dédiée au patrimoine bâti, culturel et naturel situé "au fil de l'eau" a rencontré un beau succès à Genève: ce sont près de 7'600 visiteurs qui se sont répartis sur les 22 sites inscrits au programme.

On peut relever un intérêt particulier du public pour les machineries du Jet d'eau et celles de l'ancien Bâtiment des Forces Motrices qui ont accueilli le plus de monde durant ce week-end des 12 et 13 septembre.
Les visiteurs ont aussi beaucoup apprécié les croisières: celles sur le Rhône, sur réservations et déjà complètes une semaine avant la manifestation, ainsi que celles dans la Rade, à bord du Gilliat, le plus ancien canot à moteur du Léman et à bord de la Neptune, dernière barque lémanique genevoise, qui ont navigué à plein régime durant les deux jours.

En ville de Genève, plusieurs promenades ont permis aux visiteurs d'appréhender l'histoire méconnue de notre patrimoine: celle de la constitution de la Rade, de son ancien système défensif, du pont de la Machine et de Champel-les-Bains.

Nombreux étaient ceux qui se sont déplacés à la campagne, dans les communes genevoises: à Pregny-Chambésy pour visiter le magnifique domaine de Rive-Belle situé au bord du lac; à Bernex, pour la présentation du chantier de renaturation de l'Aire; à Versoix, dans la centrale hydroélectrique de Richelien; à Vernier, pour visiter le chantier de construction d'un bateau lavoir situé sur les rives du Rhône et à Meyrin, au bord du marais de Mategnin ou le long du Nant d'Avril à vélo.
Les visiteurs ont aussi passé la frontière en grand nombre pour se rendre à Saint-Jean-de-Gonville, dans l'Ain; la visite d'une des dernières scieries de la région encore alimentée par la force hydraulique a été très appréciée.

Au-delà des chiffres réjouissants, c'est la qualité des échanges avec les guides, l'enthousiasme et l'intérêt des visiteurs ainsi que l'ambiance conviviale qui ont marqué cette édition. L'ensemble des sites ont en effet été fréquentés de manière très homogène et régulièrement sur les deux jours, permettant ainsi d'éviter de longues files d'attente ou des rassemblements de foule. La thématique de l'eau a contribué à attirer un public nouveau, proche de la nature, respectueux de l'environnement et à l'écoute de projets futurs, comme pour le développement du secteur Praille Acacias Vernet évoqué lors d'une conférence ou pour la réalisation d'un projet de valorisation et de musée interactif sur l'ancien site hydraulique de Vessy.

Il faut encore relever un grand succès cette année avec les animations pour le jeune public qui ont amené de nombreuses familles au musée des Sciences où les enfants étaient invités à fabriquer des moulins à eau et des engrenages et à la Maison Tavel, à l'écoute de "contes d'eau" dans la citerne du musée.
Les halles de l'île, point de ralliement de cette édition, ont été très fréquentées, particulièrement le samedi à l'occasion des conférences et évènements organisés de part et d'autre des halles.
La projection d'un film muet des archives de la Cinémathèque suisse accompagné par un pianiste au Cinéma Bio a permis de clore ce week-end en beauté.

Nous remercions tous les guides, conférenciers, animateurs jeune public, historiens, historiens de l'art, architectes, ingénieurs, employés des entreprises, passionnés à un titre ou à un autre de la force hydraulique et des bateaux, amoureux des cours d'eau et de la nature, pour leur engagement et la qualité de leurs interventions auprès du public.
Nos remerciements vont également aux propriétaires, aux responsables et collaborateurs des différents services de l'Etat et de la Ville, aux associations, fondations et communes partenaires de la manifestation qui se sont généreusement investis et ont largement contribué au succès de ces journées 2009.

Nous vous donnons rendez-vous l'an prochain, les 11 et 12 septembre 2010 autour du thème "Cycles de vie".


Babina Chaillot Calame
Coordination genevoise




Bilan de la quinzième édition des Journées du patrimoine à Genève (Lieux de délices, 13 et 14 septembre 2008)

Les visiteurs des Journées du patrimoine ont été nombreux à répondre à l'appel des "lieux de délices", et cela en dépit d'une météo maussade. A Genève, ils ont été près de 7'700 répartis sur 22 sites à travers le canton.

Durant la journée du dimanche 14 septembre, les grands domaines de campagne ont attiré la foule: plus de 1000 personnes qui se sont pressées à Genthod, au Grand-Malagny et aux Grands-Châtillons et tout autant de l'autre côté du lac, à la Fondation Hardt de Vandoeuvres. La générosité des propriétaires et la disponibilité des guides ont permis d'accueillir tout ce monde dans les meilleures conditions possibles.

En revanche et malgré les généreux efforts de la direction de l'hôtel Beau-Rivage, il n'a pas été possible d'accueillir tous les visiteurs qui souhaitaient découvrir ce fleuron de l'hôtellerie genevoise; les quelque 300 heureux élus garderont cependant un souvenir émerveillé de la beauté des lieux et de l'accueil de la maison.
Les visites des palais de l'Athénée et Eynard ont également rencontré un énorme succès; il est question de ré-ouvrir à nouveau ce dernier palais au public afin de recevoir plus de visiteurs à l'avenir.

Hormis ces quelques lieux névralgiques, la traditionnelle bonne ambiance de ces Journées, l'intérêt pour l'histoire et le patrimoine l'ont emporté: au Grand-Théâtre, au théâtre du Loup, au kiosque des Bastions, à la bibliothèque de Genève, à l'Alhambra et au dépôt du Fonds municipal d'art contemporain. Le temps n'a pas découragé les promeneurs qui se sont équipés de parapluies pour arpenter les terrasses de la Vieille Ville et les rues Carougeoises. Les balades à bord du Savoie, de la barque Neptune et du téléphérique du Salève ont touché un large public familial tandis que les passionnés d'histoire des jardins se sont retrouvés au musée Voltaire.

Le goût était associé au thème national des délices; c'est ainsi qu'au manoir d'Hermance il était possible de s'initier à l'histoire de la culture viticole de notre région et de se régaler de la traditionnelle tarte aux pruneaux du Jeûne genevois. Au manège d'Onex, en marge des visites du domaine, un marché de produits régionaux et le restaurant les Fourneaux ont permis de découvrir les produits et les mets de notre terroir. Ce sont les échanges avec ces communes de plus en plus investies dans notre projet qui permettent de mettre en place de telles manifestations.

L'équipe de l'accueil des Musées d'art et d'histoire, qui s'est installé pour l'occasion au musée Ariana, a guidé plus de 800 visiteurs dans une ambiance festive et en musique: des plus petits avec un programme spécial jeune public aux plus âgés en évoquant l'histoire du musée, de sa collection et de la table aux siècles passés.

Il faut noter cette année des premières collaborations très prometteuses, avec le festival du Bois de la Bâtie dans le cadre d'une exposition-spectacle et également avec le cinéma Bio à Carouge, pour des projections de films d'archives mis à disposition par la cinémathèque suisse et les archives de la TSR.

L'occasion nous est donnée ici de remercier tous les guides, historiens de l'art, historiens, architectes, passionnés du patrimoine et acteurs de sa conservation pour leur engagement et la qualité de leurs interventions auprès du public. Nos remerciements vont également aux propriétaires, responsables des bâtiments et des services publics ou privés, aux équipes d'accueil, aux associations, fondations et communes du canton qui se sont généreusement investis et ont largement contribué au succès de ces Journées 2008.

Nous vous donnons rendez-vous l'an prochain, les 12 et 13 septembre 2009 avec un thème prometteur: "Au fil de l'eau".


B. Chaillot Calame
Coordination genevoise




Bilan de la quatorzième édition des Journées du patrimoine à Genève (Le bois, 8 et 9 septembre 2007)

Le canton de Genève a connu cette année une fréquentation record avec quelque 8'400 visiteurs répartis sur 25 sites et sur l'ensemble du week-end des 8 et 9 septembre.

Nous devons ce succès à l'ouverture de sites prestigieux de notre patrimoine ancien, principalement les charpentes du collège Calvin et les coulisses de la cathédrale Saint-Pierre, mais aussi à la visite de certaines réalisations architecturales contemporaines comme le Globe de la Science et de l'Innovation et le nouveau Cycle d'orientation de la Seymaz.

Sous un soleil radieux et dans une ambiance festive, les adeptes du patrimoine ont répondu présents à nos invitations tant en ville qu'à la campagne. Tous publics confondus, familles et personnes âgées ont parcouru la Vieille Ville, le coteau de Satigny, Cartigny, Carouge, le Grand-Lancy et les bois de Jussy. Les visiteurs ont également été très nombreux à naviguer à bord de la Neptune et à emprunter les anciens trams.

Grâce à la fructueuse collaboration avec Patrimoine Suisse Genève, des conférences et des échanges particulièrement intéressants sur les questions liées au bois, à la Rade de Genève et à la conservation du patrimoine dans son ensemble ont pu avoir lieu sous la tente du 100e anniversaire de la SAP.

L'occasion nous est donnée ici de remercier tous les guides professionnels, historiens de l'art, architectes, archéologues, charpentiers, pilotes de la barque et des trams pour leur engagement et la qualité de leurs interventions auprès du public. Nos chaleureux remerciements vont également aux propriétaires qui nous ont ouvert leurs portes et aux associations, responsables cantonaux et municipaux qui se sont généreusement investis et ont largement contribué au succès de ces Journées 2007.

Rendez-vous est donné l'an prochain les 13 et 14 septembre 2008 avec pour thème "Stätten des Genusses" (‘lieux de délices')


B. Chaillot Calame
Coordination genevoise




Bilan de la treizième édition des Journées du patrimoine à Genève (Les jardins, culture et poésie, septembre 2006)

Les 13e Journées européennes du patrimoine, inscrites dans le cadre de "l'année du jardin 2006", se sont déroulées sous un soleil radieux. L'espace d'un week-end, les visiteurs se sont laissés charmer par des jardins qui éclataient de couleurs chatoyantes, des parcs qui explosaient de végétation luxuriante et des vergers qui croulaient sous les fruits mûrs… . En cette fin d'été, c'était l'occasion de fêter dignement l'achèvement des recensements des parcs et jardins de valeur à protéger, dont la section suisse de l'ICOMOS est l'initiatrice.

Nombreux sont les visiteurs qui ont pris le chemin de Pregny-Chambesy où se visitaient les serres du jardin botanique, anciennement propriétés des Rothschild, ainsi que les jardins du Château de Tournay entouré de ses douves.
D'autres avaient rendez-vous un peu plus loin, à Genthod, pour faire le tour de quelques-unes des prestigieuses propriétés de maître du XVIIIe siècle.
Hormis ces visites de jardins historiques, Genève avait choisi d'élargir le thème; c'est ainsi que, de l'autre côté du canton, on pouvait découvrir l'histoire de la revitalisation de la Seymaz, apprécier les modes de production agricole du domaine de la Touvière et parcourir la nouvelle allée des Noyers à Meinier.
Une des missions des Journées du patrimoine est la sensibilisation aux questions de conservation; des visiteurs plus aventureux se sont immergés dans la cité-jardin d'Aïre et dans les jardins familiaux de Bel-Essert. L'accueil y était chaleureux, les potagers regorgeaient de légumes et de fleurs multicolores; l'occasion de rappeler que même si les "plantages" ont le vent en poupe, ces petits paradis de notre patrimoine ouvrier genevois restent souvent menacés.
Nous avons enregistré avec satisfaction une progression de fréquentation sur les sites contemporains, autour des aménagements paysagers de W. Brugger, J. Burle Marx et G. Descombes.
Par ailleurs, des visites spécialement conçues pour les enfants ont interpellé ce jeune public sur la place de la nature en ville et les questions de biodiversité en Suisse.

En chiffres, ce sont quelque 5'500 visiteurs, accompagnés d'une soixantaine de guides, sur 25 sites à travers le canton; ce public nous a également rejoint le soir pour les projections cinématographiques à la salle Arditi et dimanche en fin de journée pour clore le week-end avec un concert au jardin de la Paix.
Nous en profitons pour remercier chaleureusement tous les guides professionnels, architectes, architectes-paysagistes, historiens de l'art, botanistes, jardiniers… pour leur investissement dans cette édition 06 et la qualité de leurs interventions auprès du public; nos remerciements vont également aux propriétaires et responsables cantonaux ou municipaux des objets visités qui nous ont si généreusement accueillis.

L'année prochaine, les journées européennes du patrimoine se dérouleront les 8 et 9 septembre, elles auront pour thème "le bois ».


Babina Chaillot Calame
Coordination genevoise et romande




Bilan de la douzième édition des Journées du patrimoine à Genève (Le patrimoine au présent, entre conservation et création,
10 et 18 septembre 2005)

Cette année, à Genève, en l'espace de deux week-ends consécutifs quelque 6'000 visiteurs nous ont accompagnés en ville et dans la campagne. Ce rendez-vous qui suit traditionnellement le jeudi du Jeûne genevois a ainsi été prolongé sur la semaine et le week-end suivant. Dès lors, le programme des manifestations, le choix des visites et des orateurs ont été plus étoffés; ce sont 39 sites qui ont été ouverts au public et présentés par 80 guides. Car la formule de la visite guidée par un spécialiste, un historien de l'art ou un architecte étroitement lié au sujet qu'il présente est chère à la coordination genevoise; elle constitue pour le public et les professionnels un moment d'échange privilégié.

Le thème " entre conservation et création " décliné par tous les cantons romands nous a permis d'aborder les questions de restauration et de réhabilitation sous différents angles dont certains ont été particulièrement porteurs; les visiteurs se sont gaiement emparés des sites industriels réaffectés et des ruraux transformés.
Ceux que nous avons nommés " Lieux de mémoire ", les archives, les bibliothèques, la Maison Tavel et l'Espace Rousseau se sont présentés d'un point de vue muséographique; comment un bâtiment historique devient-il musée ? Comment peut-il conserver des collections et répondre aux normes actuelles sans être dénaturé ? Comment le préserver, le faire évoluer et le rendre accessible au public sont les questions sur lesquelles se sont penchés les nombreux interlocuteurs. Ces mêmes lieux ont également interpellé le jeune public en lui offrant des visites spécifiquement adaptées.

Le travail de sensibilisation aux problèmes de restauration de notre patrimoine architectural du XXe siècle s'est poursuivi avec la découverte de l'intérieur de l'immeuble Clarté et les ateliers artisanaux du bâtiment Arcoop.

Malgré une forte bise, les ballades entre les constructions des Braillard dans les rues basses, autour des surélévations contemporaines de Plainpalais et parmi les constructions pastiches à Carouge ont suscité un grand intérêt; l'occasion d'évoquer les opérations de transformations urbaines qui ont changé l'image de notre ville.

Nos premières projections de films d'archives à la salle Arditi ont été très appréciées et cet accueil nous encourage vivement à renouveler l'expérience.

L'occasion nous est donnée ici de remercier à nouveau tous ceux et celles qui contribuent largement au succès des Journées du patrimoine à travers leur engagement, la qualité de leurs interventions sur les sites et leur générosité en nous accueillant dans leurs murs.

L'année prochaine, nous nous mettrons au vert puisque l'Office Fédéral de la Culture nous propose de travailler autour du thème des jardins, en espérant une météo plus clémente.


B. Chaillot Calame
Coordination genevoise




Bilan de la onzième édition des Journées du patrimoine à Genève (Transports et communications, 11 et 12 septembre 2004)

Parmi les nombreuses manifestations de septembre, un nombreux public s’est retrouvé sur les chemins du patrimoine, visitant les sites en lien avec les transports et circulations d’antan.

Les Journées européennes du patrimoine 04 ont vécu. Malgré une météo maussade, plus de 53'000 visiteurs se sont déplacés en Suisse romande pour apprécier les visites organisées par les services cantonaux de la protection du patrimoine, en collaboration avec le centre NIKE à Berne.

Ils ont ainsi pu se replonger dans le passé plus ou moins récent pour découvrir ou revivre ce que furent les transports de nos ancêtres en côtoyant ou parcourant les témoins patrimoniaux de cette thématique. Du sentier pédestre au chemin de fer de montagne, du musée de l’automobile à l’aérogare, de la barque aux téléphériques, trams, trains, vélos et attelages de chevaux, par-dessus ponts et cols, entre chemin creux et places urbaines, le programme varié a suscité un intérêt évident, toutes générations confondues.

Le thème très populaire de cette année a certainement contribué au succès de ces journées.

Fréquentation en forte progression (fréquentation 2003: 34'240 visiteurs)

Les Journées du patrimoine en Suisse romande:

Cantons romands
visiteurs
Berne (Jura bernois)
150
Fribourg
2'000
Genève
7'200
Jura
400
Neuchâtel
2'080
Valais
1'200
Vaud
33'600 + 7’000 (musées)
Total
53'630 visiteur+musées

A noter que de nombreux visiteurs venus de France ont profité du décalage des Journées Suisses et Française pour visiter des sites suisses. Ces journées du patrimoine se poursuivront en France les 18 et 19 septembre 2004, sur le thème de la Science et de la technique au service du patrimoine.

Annuelles ... ces journées se dérouleront à nouveau en septembre prochain, sur le thème suivant: " Du vieux et du neuf ». Rendez-vous donc l’année prochaine pour cette manifestation culturelle romande que les habitués ne manquent plus et qui fait toujours plus d’adeptes au fil des ans.


Benoît Coppey
Au nom de la coordination romande




Bilan de la dixième édition des Journées du patrimoine à Genève (Verre et vitrail, 13 et 14 septembre 2003)

Cette année encore, les Journées européennes du patrimoine ont été un grand succès à Genève puisque près de 4'000 personnes ont suivis les visites proposées autour du thème du verre et du vitrail.
Si les bâtiments prestigieux comme La Grange et le Saugy, ont battu les records d'affluence, de nombreuses églises et les circuits organisés à travers la ville, ont été découverts par un public particulièrement attentif et intéressé, heureux de l'occasion qui lui était offerte de poser un regard original sur des lieux que l'on croit connaître et qui recèlent des trésors souvent méconnus.
Il faut saluer l'engagement de différentes associations (APAS, IAUG, Fondation Neptune, Association pour le patrimoine versoisien, Ville de Carouge), partenaires de la Ville et de l'Etat dans la mise sur pied de ces Journées, qui, par leur passion pour le patrimoine, ont largement contribué à ce succès.


Pierre Baertschi
coordinateur du programme genevois




Bilan de la neuvième édition des Journées du patrimoine à Genève (Les métiers du patrimoine, 7 et 8 septembre 2002)

Le thème retenu pour les Journées du patrimoine 2002 a rencontré un vif succès auprès du public puisque près de 7'000 visiteurs ont participé à la manifestation. Cette année, l'offre était importante avec vingt-deux visites proposées en ville et à la campagne autour de différents aspects touchant aux métiers du patrimoine. Plusieurs chantiers en cours ont tenu la vedette. D'abord le château El Masr, où plusieurs milliers de visiteurs ont pu entrer dans le bâtiment dont l'architecture unique à Genève reste intriguante. Au-delà des problèmes d'organisation qu'un tel afflux de visiteurs ne manque de poser, les visites ont cependant pu se dérouler dans de bonnes conditions. Sur les autres chantiers ouverts à l'occasion de ces Journées, les échanges ont été plus faciles entre le public, les architectes et les représentants des divers corps de métiers présents. A l'Ecole des Arts décoratifs, à la maison Gardiol, dans les églises de Cartigny, de Bernex et de Veyrier, mais aussi dans le rural en cours de transformation à Chêne-Bougeries, les visites ont été l'occasion de découvrir l'histoire d'un bâtiment, mais surtout de prendre conscience de la réalité du travail quotidien et de découvrir les savoirs-faire de nombreux artisans.

A côté du succès de l'ouverture du lieu prestigieux, mais peu connu du public, qu'est le Palais Eynard, la présentation des travaux de restauration récemment effectués dans plusieurs bâtiments appartenant à la Ville de Genève, salle communale de Plainpalais, immeubles de la Promenade du Pin, et sur le monument Brunswick, ont également attiré un public particulièrement attentif et curieux. Historiens, architectes et restaurateurs s'étaient associés pour offrir aux visiteurs des réflexions et des démonstrations de qualité. Si les animations jeune public prévues à la salle communale de Plainpalais et au monument Brunswick n'ont pas attiré autant d'enfants qu'on aurait pu l'imaginer, les efforts pédagogiques seront cependant poursuivis à l'avenir sous des formes qu'il convient de redéfinir.

Les métiers touchant la restauration des œuvres d'art, des livres et des documents d'archives ont eux aussi suscité un vif intérêt auprès du public nombreux qui a suivi les visites organisées par les laboratoires et les ateliers de restauration du Musée d'art et d'Histoire, de la Bibliothèque publique et universitaire et des Archives d'Etat. Ces visites ont été l'occasion tout autant de découvrir des technologies de pointe et la complexité du métier de restaurateur, que d'évoquer des problèmes de fond sur la préservation du patrimoine culturel. La question de l'urgence de la restauration s'est posée de façon particulièrement évocatrice devant la fameuse sphère du parc du Palais des Nations Unies, prélude à une visite inédite dans des lieux jamais ouverts au public. Il faut pourtant déplorer que la visite à l'ONU prévue le samedi tourna court pour une cinquantaine de visiteurs qui, à la suite d'un problème de communication entre le service de sécurité et de l'accueil, furent éconduits. Seule la dizaine de personnes qui avaient patienté jusqu'à l'arrivée du guide put profiter la visite. Nous prions ceux qui ont eu à souffrir de cette situation de bien vouloir nous en excuser.

L'élargissement du concept de patrimoine à des domaines qui ne touchent pas seulement le bâti, a été largement suivi par le public qui a été nombreux à découvrir le site de Rouelbeau où s'incarne de façon magistrale la conjonction de la sauvegarde d'un site archéologique avec celle d'une zone où la nature a récemment retrouvé ses droits.

Enfin, cette année encore, plusieurs particuliers et associations n'ont pas ménagé leur peine pour offrir au public des visites qui enrichissent ce week-end de façon exemplaire: à côté du parcours à travers l'histoire des métiers du bâtiment proposé à Carouge ou des portes ouvertes organisées dans des lieux-clés du patrimoine industriel, des centaines de personnes ont pu bénéficier de croisières à bord de la barque Neptune et assister aux démonstrations d'artisans organisées à Versoix. Ces manifestations ont toutes été marquées par une atmosphère de convivialité qui contribue à faire des Journées du patrimoine une fête en même temps qu'un lieu de réflexion essentiel sur la préservation du patrimoine.




Bilan de la huitième édition des Journées du patrimoine à Genève (Habiter un monument historique, 8 et 9 septembre 2001)

La huitième édition des Journées du patrimoine à Genève était placée sous le signe de la convivialité. L’invitation à découvrir le hameau rural et résidentiel de Sierne a dépassé tous les pronostics de fréquentation avec pas moins de 2'500 visiteurs. Trois groupes, composés de cinq historiens et d’un archéologue, ont présenté l’histoire du village de manière continue pendant deux jours ; les habitants ont ouvert maisons et jardins au public et la famille Bidaux organisa un accueil à la ferme aussi chaleureux que bien achalandé en produits du terroir.

En ville de Genève, les parcours organisés à Saint-Gervais ont connu la plus forte affluence. Des centaines de visiteurs ont suivi le parcours proposé, à travers les échafaudages des chantiers et dans les appartements rénovés dont les portes furent généreusement ouvertes par leurs occupants. La Neptune a fait, comme chaque année, le plein de passagers. A Choully, les problèmes d’organisation, posés par l’afflux simultané de plusieurs centaines de personnes attirées par ce site exceptionnel, ont finalement pu être harmonieusement réglés, grâce à la bonne volonté des propriétaires. Toutes les personnes présentes ont accédé à l’intérieur du château, moyennant une demi-heure d’attente. Nous nous excusons auprès de ceux et celles qui ont perdu patience.

Ces chiffres ne doivent pas nous faire oublier les nombreuses autres visites organisées dans le cadre de la manifestation par des associations, des institutions et même des particuliers. Les personnes qui ont répondu présent à leur invitation ont pu, dans des conditions souvent idéales, découvrir des sites, s’entretenir avec les gens qui les accueillaient ou tout simplement ressentir un peu du bonheur de vivre dans un cadre chargé d’histoire. On peut citer les visites dans les immeubles du XIXe siècle, les promenades à Chavannes, à Versoix et à Carouge, les archives de la Fondation Braillard Architectes, le temple de Carouge ou les bains des Pâquis. Les Journées du patrimoine trouvent dans ces rencontres personnels une bonne partie de leur justification.

Nicolas Schätti
coordinateur du programme genevois


Les Journées du patrimoine à Genève en quelques chiffres...


Lieux
visiteurs
Saint Gervais
1'200
hameau de Sierne
2'500
Chavannes à Versoix
120
Choully
600
Carouge
120
Versoix
150
Société d'Art Public
50
Le temple de Carouge
400
Neptune
300
Fondation Braillard Architectes
40
Pâquis
120
Total
5'600






Bilan de la septième édition des Journées du patrimoine à Genève (Le patrimoine du 20e siècle, 9 et 10 septembre 2000)

La septième édition des Journées européennes du patrimoine a connu un très large succès. À Genève, près de 6'500 personnes se sont pressées à l’intérieur de l’un ou l’autre des nombreux édifices qui étaient inscrits au programme. En 1999, « le patrimoine industriel » avait déjà attiré plusieurs milliers de participants. Cet engouement se confirme avec le « patrimoine du 20e siècle », thème de l’édition 2000. L’architecture moderne et contemporaine, du moins ses meilleurs exemples, paraît ainsi avoir été véritablement adoptée par la population. Le nombre des visites proposées et leur diversité permirent de réduire l’affluence devant chaque bâtiment et d’ouvrir un dialogue constructif entre participants et professionnels sur l’environnement bâti de notre ville. Le public s’est montré ouvert, posa de nombreuses questions et témoigna d’un intérêt insoupçonné pour les bâtiments, notamment lorsqu’une rencontre avec les architectes qui les avaient conçus et les utilisateurs qui devaient y vivre ou y travailler étaient possibles. Ce contact direct restera sans doute le point fort de l’édition de cette année.

Si la Salle communale de Plainpalais et ses décors Art Nouveau (1908-1909) ont attiré plus de 1'100 personnes ou la barque « Neptune » (1904) fait plusieurs fois le plein de passagers (80 passagers à chaque voyage), les sièges des organisations internationales, la plupart spécialement ouverts pour l’occasion, ont été parcourus par plusieurs centaines de visiteurs, curieux sans doute d’y pénétrer pour l’une des premières fois. Les bâtiments les plus récents, tels l’OMPI (1978), l’UIT (1997-1999), le HCR (1990-1995), le nouvel auditoire de l’OMC (1998) et, surtout, l’OMM (1997-1999), ont connu un succès égal aux plus anciens, comme le Palais des Nations ou l’ancien bâtiment du BIT, réalisés dans l’Entre-deux-guerres. L’intérêt pour l’architecture, parfois monumentale de ces immeubles, était augmenté par la présence des collaborateurs et fonctionnaires internationaux qui saisirent l’occasion pour nouer le contact avec le public et le sensibiliser à la diversité de leurs activités. Plus d’une fois, le débat autour du patrimoine local déboucha ainsi sur les problèmes planétaires.

En ville, de nombreuses personnes ont également saisi l’occasion de pénétrer à l’intérieur d’immeubles privés, qu’ils témoignent d’une vie associative originale comme l’Ilot 13, de l’habitat des grands ensembles, plus décriés que véritablement connus, ou encore qu’ils ressortent au contraire du patrimoine le plus prestigieux, ainsi la Clarté de Le Corbusier ou Miremont-le-Crêt de Saugey. Le soleil conduisit de nombreux visiteurs également à la campagne, à Versoix ou à Dardagny.

Nicolas Schätti
Office du patrimoine et des sites

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