Depuis la nuit des temps, la société a imaginé
différentes sortes de peines pour sanctionner les délinquants.
L'introduction de nouvelles punitions fait souvent disparaître
les plus anciennes.
On est ainsi passé de la vengeance privée à la
mise à l'écart (du bannissement à la peine de mort)
en passant par les châtiments corporels avant d'arriver aux peines
privatives de liberté puis aux amendes.
De nos jours, dans le monde occidental, si la prison et les amendes
sont les principales solutions en vigueur pour punir le délinquant,
la peine privative de liberté tend à être remplacée
par d'autres formes de sanctions (travail d'intérêt général,
amendes, traitement psychiatrique, prise en charge institutionnelle
ou ambulatoire), ceci pour sanctionner les délits mineurs mais
également pour tenter de remédier aux causes de la délinquance
lorsque des délits graves ont été commis en raison
de la dépendance à l'alcool ou aux drogues,
de l'état
mental de l'individu ou du jeune
âge.
Depuis le 18ème siècle, l'organisation d'un système
progressif d'exécution de peine est mise en place, le condamné
obtenant toujours plus de liberté en fonction de son comportement,
ceci jusqu'à sa libération, conditionnelle ou définitive.
Si la Justice condamne en tenant compte des différents paramètres
qui ont amené un individu à commettre un délit,
le service d'application des peines (SAPEM) dispose de toute une palette
de modalités d'application.