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N° 13 - 31 août 2000
Le Conseil fédéral a ouvert des procédures de consultation à propos de différents projets de modifications de la législation fédérale sur lassurance-maladie, relatifs notamment à la clause du besoin et à la suppression de lobligation faite aux assureurs-maladie de contracter avec lensemble des médecins. Le Conseil dEtat a fait connaître sa position lors de sa séance du 22 août 2000 : il rappelle que la législation fédérale sur lassurance-maladie est fondamentalement une bonne législation, qui représente un réel progrès social : en rendant lassurance-maladie obligatoire, elle a supprimé les réserves liées à lâge, à létat de santé ou au sexe. En outre, en définissant un catalogue exhaustif des prestations, elle représente la meilleure garantie contre une médecine à deux vitesses. La LAMal a donc réalisé légalité de traitement de tous devant la maladie en assurant la solidarité entre hommes et femmes, entre jeunes et aînés, entre personnes bien portantes et personnes malades. Le Conseil d'Etat souligne que linsatisfaction engendrée par lapplication de la LAMal provient de trois facteurs principaux :
Ainsi, tant que ces trois problèmes fondamentaux nauront pas été réglés, les réformes proposées nauront que des résultats décevants, engendrant une insatisfaction grandissante, qui risque, à terme, danéantir un vrai progrès social. En conséquence, le Conseil dEtat :
Au surplus, le Conseil d'Etat relève qu'une clause du besoin générale serait manifestement inéquitable pour les jeunes médecins qui, ayant achevé leur formation, ne pourraient pratiquer. Une limite dâge à 65 ans pour les médecins serait plus efficace.
Au début de cette législature, dans son discours de Saint-Pierre, le Conseil d'Etat a indiqué qu'il proposerait au Grand Conseil "de remplacer l'assistance publique - qui relève plus de la charité publique que de la justice sociale - par un droit individuel à un revenu minimum de réinsertion, accompagné d'une contre-prestation facilitant la réinsertion dans la vie professionnelle". Cet engagement - qui sera concrétisé en 2001 - s'inscrit dans un long processus de suppression progressive de l'assistance publique :
Fondée sur l'expérience réussie du RMCAS, l'introduction, en 2001, du revenu minimum de réinsertion (RMR) et de sa contre-prestation marquera la fin de ce processus de suppression progressive de l'assistance publique. Les différences entre l'assistance publique et l'aide sociale sont les suivantes :
Par la disparition de la dette d'assistance et par l'introduction d'un revenu minimum imposable, accompagné d'une contre-prestation, le RMR permettra donc de passer d'un système passif d'assistance publique à un système dynamique d'aide sociale, fondé sur un droit individuel. Le principe de calcul du RMR sera identique au principe de calcul des prestations complémentaires aux rentiers AVS-AI, défini par la législation fédérale. Ce calcul - qui est individualisé - est appliqué dans toute la Suisse. A Genève, il est appliqué aux 20'865 bénéficiaires de l'OCPA et aux 829 bénéficiaires du RMCAS au 30 juin 2000. La population des personnes bénéficiaires de l'assistance publique est connue : au 30 juin 2000, il y avait 3'921 dossiers d'aide financière représentant 6'943 personnes. La moyenne des montants mensuels par dossier est de 1'672 F. Contrairement à ce qui est dit ici ou là, le RMR n'entraîne aucune augmentation de dépenses par rapport à la situation actuelle. Il change la qualification de la dépense - de l'assistance publique au droit individuel - tout en remplaçant un système passif par un système dynamique, fondé sur une contre-prestation.
Lors de sa séance du 22 août 2000, le Conseil dEtat sest prononcé sur le programme pour la prévention du tabagisme 2001-2005. Préparé par lOffice fédéral de la santé publique, ce programme est mis en consultation par le département fédéral de lintérieur. Le Conseil dEtat estime quil est nécessaire de réduire les conséquences néfastes et prouvées du tabagisme. Il soutient le programme proposé par l'autorité fédérale : celui-ci prend en compte plusieurs dimensions du problème (promotion de la santé, prix du tabac conforme aux pratiques de lUnion européenne, qualité de lenvironnement, soutien à larrêt du tabagisme, adaptation de la législation, organisation et partenariat). En outre, le Conseil d'Etat est d'avis que la Confédération devrait adopter, à court terme, les mêmes mesures législatives que l'Union européenne, suivant ainsi la politique de l'OMS qui a son siège mondial sur notre territoire.
En 1999, les 57 EMS ont accueilli environ 3'300 résidents. 22 plaintes ont été traitées par le département de laction sociale et de la santé. 36 % des plaintes provenaient des familles des résidents, 23 % de tiers, 18 % des employés et 14 % des pensionnaires. Les principaux griefs portent sur linsuffisance de personnel ou la mauvaise organisation, dont découlent le manque dencadrement et danimation (27 %). 18 % portent sur un changement dEMS ou de chambre non choisie, 13 % sur la facturation (générale et suppléments). 5 plaintes concernent des dénonciations de "maltraitance" et la qualité des soins. 15 EMS sont concernés, certains plusieurs fois. 42 EMS ne sont jamais mentionnés.
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