Utilisant, pour l’essentiel, les résultats des recensements fédéraux de la population de 1990 et 2000, l’Office fédéral de la statistique (OFS) a réalisé, conjointement avec l’Institut de géographie de l’Université de Zurich, une étude destinée à décrire les disparités spatiales en Suisse.
A partir d’une vingtaine de caractéristiques socio-culturelles, quatre indices ont été créés pour cerner et synthétiser ces disparités :
- L’indice de statut social est calculé à partir de données sur le niveau de formation, la position dans la profession et le revenu net. Il est d’autant plus élevé que la part de la population ayant atteint les niveaux de formation et les positions professionnelles les plus élevés, et appartenant aux catégories de revenu les plus hautes, est grande.
- L’indice d’individualisation est établi à partir du type de ménage (personne seule, présence ou non d’enfants, etc.) et du modèle familial (famille monoparentale, activité des mère ou père de famille à plein temps ou temps partiel, etc.). Il est d’autant plus élevé que la part de la population dont le mode de vie s’écarte du mode de vie bourgeois traditionnel (père de famille actif, mère de famille sans activité professionnelle) est grande.
- L’indice d’allophonie est élaboré en comparant toutes les langues que parle une personne avec celle en usage dans le lieu où elle habite. Il mesure la part de la population qui connaît des difficultés d’intégration en raison de la connaissance insuffisante de la langue locale. Il est d’autant plus élevé que cette part de la population est grande.
- L’indice de vieillissement met en rapport la part des personnes à la retraite et celle de jeunes et d’enfants. Il mesure le vieillissement de la société. Il est d’autant plus élevé que la part de la population âgée de 65 ans ou plus est grande par rapport à celle des jeunes de moins de 20 ans.
Afin d’assurer la comparabilité, chaque indice a été étalonné à la valeur à l’échelon national, elle-même définie à 50 pour l’année 2000.