Découvrez les actions et les événements pour soutenir et stimuler la démocratie en ville.
Le Conseil municipal est le lieu où les élues et les élus organisent le "bien vivre ensemble" dans la commune. En Suisse, les communes offrent également un espace où les citoyennes et citoyens peuvent s’engager et nourrir la démocratie locale en lançant des initiatives, des référendums et des pétitions.
En parallèle, des actions régulières sont mises en œuvre pour encourager la participation active citoyenne dans le processus décisionnel.
Journée Futur en tous genres 2025. À la découverte d'un métier "comme un autre"
Des élèves du Cycle d'Orientation provenant des quatre coins du canton découvrent la politique de milice à l'occasion de la journée nationale Futur en tous genres. Le Conseil municipal de la Ville de Genève y participe pour la première fois.
Seize élèves de la première année du Cycle d'Orientation ont rejoint le Palais Eynard à l'occasion de la Journée Futur en tous genres du 13 novembre 2025, pour participer à un atelier sur les métiers de la démocratie.
Quinze filles et un garçon de 12 à 13 ans, provenant des communes genevoises de Bellevue, Confignon, le Grand-Saconnex, Meyrin, Onex, Vernier, Versoix, Vésenaz ou habitant en ville de Genève, ont suivi l'atelier "La politique, un métier comme un autre, ou presque", organisé par le Service du Conseil municipal.
Si la Ville de Genève participe depuis 2002 à cette journée nationale de découverte des métiers sous l'angle des genres, c'est la première fois que le parlement communal ouvre ses coulisses aux élèves de la première année de l'enseignement secondaire. L'atelier était organisé avec le soutien de la Direction générale genevoise de l'enseignement obligatoire (DGEO) et proposé sur la plateforme nationale Futur en tous genres.
L'atelier a compté sur la participation de Mmes les conseillères municipales Anne Carron, Alia Meyer et Leyma Wisard Prado (photo), qui ont partagé avec les élèves l'expérience de leur engagement au service de la démocratie locale. Les élèves ont aussi pu voir Mmes Isabelle Roch-Pentucci et Loretta Piticchio, et M. Jorge Gajardo, dans l'exercice du travail du Service pour soutenir l'activité des élues et des élus.
Sous la présidence des conseillères municipales, assistées par les membres du Service, les élèves ont pu débattre de l'aménagement de lieux emblématiques dans l'espace public et des conditions pour pratiquer les sports urbains en toute sécurité. Sur ces sujets, les élèves ont pu échanger, proposer des amendements, présenter un rapport et voter sur des objets qui sont actuellement à l'étude dans les commissions du parlement de la Ville. Les conclusions de ces mini-commissions doivent être transmises au Bureau du Conseil municipal.
Semaine de la démocratie 2025
A l’occasion de la Semaine de la démocratie 2025, au Théâtre de la Parfumerie, sept membres du Conseil municipal et un public de terrain attentif et motivé - une trentaine de personnes - ont parlé des perspectives de la démocratie locale dans une ville qui se densifie.
Face à des taux d’abstention dans les urnes qui peuvent interpeller et à l'heure où de nombreux nouveaux quartiers vont voir le jour en ville de Genève, le Service du Conseil municipal a souhaité prendre le temps de réfléchir aux enjeux qui les sous-tendent et questionner la façon dont on pourrait stimuler le désir démocratique. Comment s’y prépare-t-on ? Comment favorise-t-on l’acte consistant à glisser un bulletin de vote dans l’urne?
Comment réinventer la démocratie?
"Cette idée de réinvention me semble centrale", relève Tali Serruya, spécialiste du potentiel politique des pratiques collaboratives, qui modérait le débat. Réinventer signifie à la fois assurer une continuité et accepter une nécessaire évolution face à une forme croissante de désengagement et de méfiance envers les institutions démocratiques mais aussi face aux aspirations des citoyens et citoyennes qui évoluent avec leur temps en portant, à la marge du pouvoir, des initiatives ayant une dimension sociale et politique.
Quelles sont les conditions nécessaires pour que les citoyens et les citoyennes s’impliquent davantage dans la vie publique? Comment, finalement, rentre-t-on en politique? Telle est la question qui était posée aux sept panélistes représentant les partis politiques présents au Conseil municipal?
"Ça commence souvent par un engagement dans "un petit combat", nous confie l'élue socialiste Paule Mangeat. Les personnes élues sont ainsi avant tout des citoyens et des citoyennes. On s'engage pour un coin de nature pour les enfants du quartier ou pour faire vivre un club de sport. "J’ai su dès l’âge de 6 ou 7 ans qu'un jour je serai conseillère municipale et que je rendrai possible le fait qu'on peut dessiner des papillons sur les trottoirs". Cette conviction qu’on peut changer les choses, la MCG Yasmine Menétrey l’a également vécue plus jeune en prenant rendez-vous avec le maire de son village parce qu’elle n’était pas contente de ce qui se passait dans sa commune. Pour l’élu écologiste Didier Bonny, c’est beaucoup une question de milieu familial et de mentor. Ces gens qui vous mettent dans le bain, ça a notamment été pour lui deux profs d’éducation citoyenne. Pierre de Boccard, du Parti libéral-radical, n’a, lui, jamais voulu s’engager dans une association, mais il est entré très jeune en politique parce que la suppression d’une réduction tarifaire TPG pour les jeunes l’avait mis en colère. Pour Brigitte Studer, d’Ensemble à gauche et Union populaire, tout a démarré dans le sillage des mouvements sociaux de mai 1968. La centriste-Vert’libérale Fabienne Beaud a rejoint, elle, la politique par le biais du mouvement des parents d’élèves et du mouvement syndical. Quant à l’UDC Christo Ivanov, la porte d’entrée vers la politique a été son engagement dans les associations sportives.
Le rôle des acteurs et actrices de terrain dans les quartiers
Dans quelle mesure les nouveaux quartiers peuvent-ils devenir des laboratoires démocratiques capables de générer de l’action collective? Quels rôles les associations peuvent-elles jouer dans la réinvention des formes de la démocratie locale? Beaucoup parmi les représentantes et représentants d'associations présents - maisons de quartier, associations d’habitants, associations de parents d'élèves - pointent d’abord l'essoufflement des bénévoles, la difficulté à faire venir les jeunes et la nécessité d’être proactifs pour aller chercher la relève.
La question des relais
La remontée des informations du quartier aux instances politiques constitue également une vraie problématique. Il faut veiller à ce que les élues et les élus du quartier soient informés, sinon ils risquent d'apprendre très tardivement que les orientations choisies par les magistrats ne vont pas "dans le sens des besoins du quartier", relève Paule Mangeat. De leur côté, les associations déplorent de devoir souvent attendre trop longtemps des nouvelles sur les projets qui concernent leur coin de ville. Indispensables sont donc les relais entre les associations de quartier et les membres du Conseil municipal, notamment celles et ceux qui sont actifs dans des associations.
On estime à ce titre que les maisons de quartier ont un rôle central à jouer pour toucher tout le monde, faire vivre la citoyenneté. Christo Ivanov estime important que ces dernières orientent les gens dans les clubs sportifs ou les fanfares, par exemple. "La meilleure assimilation, c’est la culture et le sport", précise l’élu. Pour les parents d’élèves, les jeunes peuvent également être des relais pour les membres du Municipal. On regrette d'ailleurs qu'il n'y ait pas de maison de quartier partout en ville.
Simplifier les processus et s’inspirer des bons exemples d’ailleurs
Pas assez de connexion au terrain, pas assez de consultation, trop de tracas administratifs, voire d’usines à gaz. On demande la simplification des procédures et de traiter plus rapidement "les petites choses", comme organiser une fête de rue. Pour améliorer leur confiance dans les structures politiques, on suggère de laisser aux habitants des possibilités de décision sur des projets très locaux, et très limités financièrement parlant. On évoque l’expérience des assemblées populaires de quartier en Ville de Neuchâtel, ouvertes notamment aux personnes qui n’ont pas le droit de vote, ainsi que le guide des bonnes pratiques en matière de conseils d’habitants dans les communes de Thônex, Lancy ou Vernier. Dans les trois cas, relève le représentant de Kultura, la commune a pris des engagements.
Une culture de la participation citoyenne
Il est rappelé que le Conseil municipal de la Ville de Genève a adopté des textes pour permettre des processus participatifs. De leur côté, les exécutifs portent des processus participatifs ou se greffent sur des processus préexistants. On estime cependant que certaines conditions-cadres doivent être respectées. Les espaces participatifs demandent du temps, des ressources et de l’investissement, à la fois pour les autorités et pour les habitants. "Il est important de bien définir les cadres, ce qui peut s'y décider et ce qui ne peut pas s’y décider", note Brigitte Studer. Du côté du Forum 1203, on déplore l’absence de connaissance de ce qu’est un processus participatif au sein de l’administration, qui est pourtant la véritable interlocutrice au quotidien. Son représentant relève des problèmes de temporalité et d'échelle; les projets portés par les habitants sont de petits projets qui s’insèrent dans les projets de plusieurs millions chapeautés par la Ville. "Du coup, on n'est jamais entendu par l'administration, c'est un véritable obstacle", déplore le Forum1203, pour qui il est important de comprendre que la participation, ce n'est pas juste de la consultation. Par ailleurs, beaucoup dans le public insistent sur le fait de ne pas enfermer les habitants dans une catégorie. "C'est l'ensemble des habitants qui sont un écosystème dans un quartier", souligne la représentante de la Fédération des associations de parents d’élèves.
L’urbanisme, un levier de la démocratie participative
Un constat semble unanime: l’urbanisme est un levier essentiel de la démocratie, en particulier dans les nouveaux quartiers. Il faut des infrastructures comme des écoles, des lieux de sport, de culture; bref, des lieux de rencontre, tout ce qui va faire quartier. C'est indispensable pour favoriser le vivre ensemble et le sentiment d’être reconnu. A cet égard, l’extension urbaine de Praille-Acacias-Vernets, qui est une véritable ville, cristallise bien certaines difficultés. Qu’est-ce qu'on prépare pour pouvoir "faire quartier, pour qu'il n'y ait pas de césure" en termes d’équipements publics, relève la représentante de l’association Topos. Sa collègue de l’Association des habitants de la Jonction complète: est-ce que cette nouvelle ville, avec ses neuf quartiers, peut réellement se matérialiser dans des tours? "Cela, on ne nous le demande jamais. La consultation ne porte que sur des détails, pas sur le programme ni sur les gabarits."
Le juste équilibre
La question de la participation citoyenne a beaucoup animé le Conseil municipal ces dernières années et, pour Paule Mangeat, il ne faudrait cependant pas que les "nouvelles formes de participation citoyenne" détournent les citoyens et les citoyennes des formes actuelles, qu'il s'agit en effet de faire vivre de manière plus active. Pour Fabienne Beaud, la pétition reste pour la population l’outil privilégié, et la démocratie directe est une bénédiction face à l'oppression des peuples dans le monde, rappelle, pour sa part, Christo Ivanov. Pierre de Boccard est favorable à la consultation des habitants et des habitantes mais questionne la représentativité d’associations de quartier, souvent surreprésentées dans les processus participatifs par rapport à une majorité silencieuse qui ne prend pas la parole. Il lui est rétorqué que les associations sont toujours représentatives de la vie des quartiers, voire plus représentatives que la majorité silencieuse sur laquelle on peut projeter ce que l’on a envie de croire.
Conférence romande des enfants
Le 20 mai 2025, le Bureau du Conseil municipal de la Ville de Genève a accueilli dans la salle de l'Hôtel de Ville les déléguées et délégués genevois de la Conférence romande des enfants 2024.
Une quarantaine d'élèves des écoles des Ouches et des Cropettes, ainsi que de l'école du Plateau dans la commune de Lancy, ont interpellé et écouté les membres du bureau du Conseil municipal sur des problématiques liées aux droits de l'Enfant: le racisme, le harcèlement, le sexisme, les violences parentales, les discriminations envers les enfants en situation de handicap (droit à la protection et à l'égalité); l'avis des enfants dans les procédures médicales (droit à la santé), ainsi que sur le droit à un environnement sain et le droit à la participation. Cette séance était présidée par Mme Livia Zbinden. présidente du Conseil municipal. La conseillère administrative Christina Kitsos a aussi adressé quelques mots aux enfants.
La Conférence des enfants est organisée depuis 2020 par Terre des Hommes Suisse et le Conseil suisse des activités de jeunesse (CSAJ), avec le soutien de la Ville de Genève. Ce projet national d'éducation sensibilise des enfants et des jeunes à la participation citoyenne, à l’exercice et la défense active de leurs droits.
Visites au Municipal
Lors de la session de début février 2025, le Conseil municipal a reçu la visite de deux groupes venant de l'Université ouvrière de Genève (UOG) et du Collège de Genève.
Le 4 février, dans le cadre d'une formation sur les institutions politiques, en prévision des élections municipales du 23 mars 2025, une classe de français langue étrangère de l'UOG a assisté notamment au débat sur le Plan directeur communal 2040 (PDCOM). Sur la photo, la classe de M. Eric Genoud pose dans la cour de l'Hôtel de Ville, au côté de Mme Isabelle Roch-Pentucci, cheffe du Service du Conseil municipal.
Le 5 février, des collégiens et collégiennes de l'option "science politique" du Collège Claparède ont assisté aux débats sur la création d'une caisse alimentaire commune en Ville de Genève et sur le lancement du projet de rénovation du grand ensemble urbain de Cité-Jonction.
Semaine de la démocratie 2024
La "Semaine de la démocratie" est organisée chaque année depuis 2015 par la chancellerie d'État du Canton de Genève. Le Service du Conseil municipal de la Ville de Genève y a participé pour la première fois le 10 octobre 2024, à l'invitation des Bibliothèques municipales.
Notre équipe et le service de référence Interroge y ont présenté le Mémorial du Conseil municipal, le compte rendu exhaustif des décisions et des débats du parlement de notre ville. L'ouvrage, publié en contenu depuis 1842, compile aussi tous les objets municipaux proposés au Conseil municipal depuis que Genève a retrouvé son autonomie municipale.
Dans l'atmosphère intime de l'espace Le 4e de la Bibliothèque de la Cité, un public intéressé a pu entendre la rédactrice Cathy Macia et le mémorialiste Gérard-Philippe Riedi dévoiler quelques secrets de fabrication du Mémorial du Conseil municipal (photo).
Les mémorialistes, les rédactrices et rédacteurs du Mémorial sont les descendants contemporains d'une lignée de collaborateurs et collaboratrices municipaux qui se succèdent, depuis 182 ans, pour mettre méthodiquement en textes, les mots et les gestes des membres du parlement de notre ville réunis en séance plénière.
Autre collaborateur du service, Jorge Gajardo a fait un focus d'histoire sur l'outil de la pétition, l'un des premiers acquis démocratiques de la Genève moderne. Contenant l'ensemble des pétitions présentées au Conseil municipal, le Mémorial témoigne ainsi des usages passés et récents d'un outil citoyen toujours vivace.
De son côté, Susana Cameàn, a montré comment l'équipe de la plateforme Interroge puise dans le Mémorial pour ses recherches documentaires. Dans un univers informationnel pléthorique, le Mémorial du Conseil municipal est l'une des quelques ressources fiables librement accessibles à chacune et chacun sur des supports en ligne, qui traverse l'histoire moderne de la ville de Genève.
Découvrez les volumes historiques du Mémorial (1842-2002)
Faites une recherche dans les volumes contemporains du Mémorial (dès 2002)
Lisez l'article sur le Mémorial, le roman-feuilleton de la ville, dans la revue Nota
Des élèves du Cycle à la découverte de la pétition
Dans sa séance plénière du lundi 17 mars, le Conseil municipal a envoyé au Conseil administratif, la pétition P-520 "Sécurisation de la piste cyclable entre la rue de Carouge et l’avenue de la Roseraie". L'exécutif a trois mois pour y répondre.
La pétition P-520, déposée le 24 juin 2024 par des élèves du Cycle d'orientation de l'Aubépine (Plainpalais), demande d'élargir la piste cyclable de la rue de l'Aubépine qui dessert sur sa longueur, les bâtiments scolaires de la Roseraie et de l'Aubépine.
La pétition est l'aboutissement d'une démarche initiée par un atelier Engage.ch, proposée par la Fédération suisse des parlements de jeunes, dans le but de familiariser les jeunes avec le fonctionnement de la politique locale.
À cette occasion, les élèves avaient rencontré, pendant la Semaine de la démocratie d'octobre 2023, la conseillère municipale Joëlle Bertossa et le conseiller municipal Christian Zaugg, qui se sont entretenus avec eux de leurs "souhaits" et de la manière de les exprimer par des outils politiques. Dans le cadre de l'enseignement de Mme Liset Regueiro en histoire et citoyenneté, les élèves ont ainsi pu saisir l'outil citoyen de la pétition afin de porter leurs demandes jusqu'au Conseil municipal.
En séance plénière, le conseiller municipal François Mireval, rapporteur de la commission des pétitions, a relevé "l'originalité de la démarche" suivie par les élèves du Cycle de l'Aubépine. Le Conseil municipal a accepté leur pétition à l'unanimité et l'a renvoyée au Conseil administratif sous les applaudissements. L'exécutif a trois mois pour donner suite aux demandes exprimées dans le texte.
Article modifié le 20.11.2025 à 11:40