Dossier d'information La Culture, créatrice de valeurs

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Imaginer Genève sans culture? Impossible. Son empreinte est profondément ancrée dans notre territoire. L’économie créative et culturelle y est essentielle: par son poids économique, sa capacité de cohésion sociale et de renouveau du tissu urbain. Culture, économie et société constituent un véritable cercle vertueux. La Ville de Genève s’est emparée du sujet.

«Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent". Déclaration universelle des droits de l’Homme, article 27 .

Sous l’impulsion de Sami Kanaan, alors Maire de Genève, le Département de la culture et du sport (DCS) de la Ville de Genève initie en 2014 une réflexion sur l’économie créative et culturelle . Considérant que la culture est un pilier indispensable de l’action publique, il se donne l’objectif d’en démontrer l’impact économique et sociétal. 

En 2016, afin de disposer de données sur l’économie créative et culturelle , le DCS et le Département de l’Instruction Publique (DIP) mandatent la Haute école de gestion (HEG). L’étude intitulée «Le poids de l’économie créative et culturelle à Genève» voit le jour en 2017, elle révèle l’importance du secteur pour l’économie genevoise: 27'866 emplois, 4'530 millions de francs en valeur ajoutée, correspondant à 9,5% du produit intérieur brut cantonal… les chiffres parlent d’eux-mêmes. A ce bilan chiffré s’ajoute la faculté de l’ECC à encourager la créativité et l’innovation, ainsi qu’à attirer des investissements et une main d’œuvre qualifiée. 
Mais la culture se trouve au cœur d’une dynamique bien plus large que sa composante économique. En 2013, le rapport de l’UNESCO sur l’économie créative la dépeint comme un moteur et un facilitateur du développement humain durable. La culture et la créativité ont un impact qualitatif tant comme facteur de croissance que comme partie intégrante des droits humains. Ainsi, l’économie créative et culturelle ne repose pas uniquement sur la mesure de son importance économique directe, mais plus largement sur son impact sociétal: créativité, innovation, qualité de vie, lien social, santé, citoyenneté, intégration, etc.

La culture est créatrice de valeurs, au pluriel. Elle l’est pour toutes et tous, comme ratifié dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme. 

Prospérité culturelle

En 2007, la déclaration des droits culturels de Fribourg considère l’accès à la culture comme partie intégrante de droits de l’Homme. Les collectivités ont la responsabilité de garantir les droits culturels, de soutenir l’accès à la culture et de porter ses valeurs. Aujourd’hui, le lien vertueux entre le secteur de la culture et celui de l’économie est communément reconnu. Forte de ce constat, la Ville de Genève entend continuer à mettre en place une politique culturelle qui soutient et encourage la diffusion, la création et l’innovation au sein de l’économie, mais aussi dans la société. Elle promeut la pluralité des valeurs transmises par la culture, des valeurs économiques, sociales, d’innovation et de rayonnement culturel. Des valeurs que l’on peut rassembler sous le terme de «prospérité culturelle» qui fait sens dès lors qu’elle est durablement partagée, de manière équitable.

L’économie créative et culturelle: une définition

L’UNESCO définit les industries créatives et culturelles comme les secteurs d’activité ayant comme objet principal la création, le développement, la production, la reproduction, la promotion, la diffusion ou la commercialisation de biens, de services et activités qui ont un contenu culturel, artistique et/ou patrimonial. Plus concrètement, on y retrouve treize domaines d’activité, que sont: l’architecture, la musique, l’administration culturelle, les arts vivants, les arts plastiques, le domaine du livre, de l’édition, des médias, de l’industrie du jeux et software, du design et de la photographie, de l’artisanat, de la presse, de l’enseignement et de la formation. L’économie créative et culturelle est également composée de tous les métiers connexes, classifiés en trois cercles concentriques. Le cercle central comprend les activités associées à la création, l’édition et la production. Le deuxième cercle concerne les métiers de diffusion, de la communication et de la commercialisation et de la production. Le dernier cercle enfin regroupe les activités de préservation, d’éducation et d’administration. 

L’importance de l’économie créative et culturelle à Genève, à découvrir plus avant dans ce dossier d’information: 

La culture, créatrice de valeurs

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Direction du Département de la culture et de la transition numérique

Article modifié le 22.09.2020 à 05:49