Containers cachés derrière des arbres

Dossier d'information La photographie à Genève

Lauréat 2018 de la bourse pour la photographie documentaire

La bourse 2018 de la Ville de Genève pour la photographie à caractère documentaire revient à Lucas Olivet, jeune photographe genevois diplômé de l'Ecole de Photographie de Vevey.

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Crâne d'animal cornu posé sur le sable au soleil avec deux oeufs devant

Dotée de CHF 25'000.- et attribuée annuellement sur concours depuis 2016, la bourse pour la photographie à caractère documentaire vient valoriser une pratique de la photographie jusqu'ici peu soutenue.

Lucas Olivet, lauréat 2018

En 2018, cette bourse est décernée au jeune photographe genevois Lucas Olivet, dont le jury a apprécié l'engagement social et politique traitant de thèmes tels que le racisme, le sexisme ou encore le post-colonialisme. Son projet photographique examine les incertitudes de la mémoire, le concept de permanence et la notion d’identité.

Né en 1985 et diplômé de l’Ecole de Photographie de Vevey, Lucas Olivet est l’auteur de différentes séries qui ont reçu de nombreux prix, dont le Swiss Photo Award, catégorie Fine Art en 2016. Son travail a été exposé à Photobastei à Zurich, au 104 à Paris et à Photoforum à Bienne.

Enquête photographique au Canada

Drame au sein des communautés amérindiennes

Le point de départ du projet primé de Lucas Olivet: une tragédie. Depuis 1969, 46 femmes à forte majorité autochtone sont portées disparues ou ont été assassinées le long d’une route, un tronçon de 720 kilomètres desservant le nord de la Colombie-Britannique, au Canada, nommé Highway of Tears. Derrière ce drame, se terre un pan sombre de l’histoire du Canada et son rapport envers les communautés amérindiennes. Selon un dernier rapport, 1181 femmes autochtones ont disparu ou ont été assassinées entre 1980 et 2012 au Canada.

Une approche entre le photojournalisme et la photographie documentaire

A la frontière entre le photojournalisme et la photographie documentaire, son approche du sujet l’amènera à s’immerger dans le quotidien des habitant-e-s de Prince George, ville fortement impactée par son héritage industriel, qui abrite une importante population autochtone.

S’appuyant sur le témoignage de personnes ressources sur place (représentant de la communauté amérindienne, chercheuse en études autochtones ou encore résidents de Prince George), Lucas Olivet, en optant pour une démarche proche de l’enquête photographique, cherchera à rendre compte par l’image et le texte des multiples facettes d’une réalité encore partiellement taboue au Canada.

Valorisation des clichés

Une exposition est envisagée à Genève et à Vancouver ainsi qu’une publication.

Article modifié le 04.02.2020 à 14:20