Urgence sociale: la Ville étoffe son dispositif

Le traditionnel dispositif d’hébergement hivernal de la Ville de Genève a fermé ses portes fin mars. 1'016 personnes ont été accueillies dans les abris des Vollandes et de Richemont. Depuis le 1er avril, l’abri de Richemont reste ouvert avec 50 places pour les personnes gravement atteintes dans leur santé et une solution a été trouvée pour prolonger l’accueil des familles précaires qui sont logées à la Maison de la Roseraie, depuis fin décembre. C’est l’Association Païdos qui va prendre en charge cette prestation aux familles.

Depuis le 27 décembre 2018, une vingtaine de personnes en grande précarité sont hébergées à la Maison de la Roseraie, propriété de l’Etat, gérée par l’Armée du Salut. Ce dispositif devait être fermé fin avril.

Un hébergement pour les familles

Suite au vote par le Conseil municipal d’un montant supplémentaire de 500'000 frs au budget 2019 de la Ville, le Département de la cohésion sociale et de la solidarité a sollicité l’Armée du Salut, puis la Croix-Rouge genevoise, pour poursuivre cet hébergement des familles. Les deux associations ont décliné la proposition. C’est donc l’Association Païdos qui va maintenir cet accueil à la Maison de la Roseraie. La Ville a en effet convaincu l’Etat de prolonger la mise à disposition de cette bâtisse jusqu’au 30 juin. Des démarches sont en cours pour trouver d’autres bâtiments en surface, dès le mois de juillet.

L’Association Païdos, qui possède une expertise reconnue dans le domaine du soutien à la parentalité et de l’accompagnement des enfants et des jeunes, notamment les jeunes migrant-e-s, va prendre le relais dès le 1er mai 2019. Pour Esther Alder, il était tout simplement «impensable que les familles hébergées à la Maison de la Roseraie retournent à la rue».

Abri estival reconduit

Autre point fort du dispositif d’urgence sociale 2019, la reconduction, pour la seconde année consécutive, d’un abri à l’année pour les personnes les plus précaires. Là encore, c’est une continuité dans la prise en charge et la fin de «la politique du thermomètre» qui réjouit la Conseillère administrative. Depuis le 1er avril, l’abri de Richemont propose 50 places avec un accueil désormais organisé par le Service social. Cet abri à l’année a été rendu possible après le vote, par le Conseil municipal, d’un montant d’un million de francs supplémentaire pour l’hébergement d’urgence au budget 2019.

Ce dispositif permet d’offrir un hébergement d’urgence à l’année, sécurisant et stable, à des personnes sans abri, particulièrement vulnérables en raison de leur âge et/ou de leur état de santé. Une infirmière et une travailleuse sociale sont présentes dans l’abri afin de faciliter l’accès aux soins et aux prestations sociales des personnes hébergées.

La magistrate salue l’engagement de tous les partenaires actifs dans le dispositif de l’urgence sociale et se réjouit de la mise à disposition, fin juin, de 19 logements modulaires sur le site de Fort-Barreau. Elle relève aussi la nécessité «de poursuivre les travaux avec le Canton et les communes pour envisager une répartition des responsabilités et du financement entre ces diverses entités».

Depuis 2001, le Service social organise un dispositif d’urgence sociale pour les personnes sans abri. En termes de fréquentation, 1'016 personnes (1'146 l’hiver précédent) ont été mises à l’abri cet hiver, pour un total de 23’742 nuitées. Pas moins de 2413 consultations de santé ont été effectuées à Richemont en une année, soit une moyenne de 12 chaque soir. Depuis janvier 2019, les permanences sociales ont permis à 10 personnes de l’abri pc de Richemont de retrouver un logement stable.

Contact

Patricia Briel

Conseillère personnelle au Département de la cohésion sociale et de la solidarité

Suisse

Tél. Tél. + 41 22 418 49 28

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Article modifié le 11.12.2019 à 12:24