Plan lumière

Le Plan lumière est le document de référence pour la gestion nocturne et la mise en lumière de la ville.

Plan lumière 2021 Ville de Genève

Le Plan lumière offre une vision globale en matière d’éclairage public. C’est un outil de travail pour mieux gérer et coordonner la lumière, de manière qualitative et quantitative, qui porte sur l’ensemble du territoire communal.

Aujourd'hui et demain, éclairer autrement

La Ville de Genève a révisé son Plan lumière, dix ans après la première édition parue en 2009. L'objectif de cette révision est de mieux prendre en compte les enjeux essentiels liés à la préservation de la biodiversité, tout en veillant attentivement à l'amélioration de l'éclairage en accompagnant les usagers et usagères, en particulier pour les déplacements à pied et à vélo.

La révision du Plan lumière

Plan lumière I (2009-2020)

Le Plan lumière 2009-2020 a été le premier document à offrir une vision globale en matière d’urbanisme lumière à Genève. Il a établi une cartographie de l’éclairage, une analyse de la situation existante à un moment donné, et a défini les objectifs de ce début de 21e siècle. Son application a permis de réduire largement la consommation électrique de l’éclairage public (au-delà des 35% annoncés) et de limiter la pollution lumineuse, tout en améliorant la qualité de l’éclairage. Depuis 2009, les nouveaux luminaires permettent à la Ville de Genève d’abaisser l’éclairage des rues de 40% entre 22h et 6h.

Plan lumière II aujourd'hui et demain - éclairer autrement

En une décennie, les paradigmes ont changé. Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de réduire la consommation et la facture énergétique mais de prendre aussi en compte l’impact de l’éclairage sur le vivant (êtres humains, plantes, animaux). De plus en plus d’études montrent que l’utilisation excessive de la lumière artificielle est néfaste à la biodiversité et à son développement.

Une trame noire pour Genève

On sait aujourd’hui que même dans une ville comme Genève avec des quartiers très denses, il est possible d’intégrer des dispositions pour mieux préserver la biodiversité. Grâce à un travail conséquent mené avec différent.e.s expert.e.s en biodiversité, une trame noire a été identifiée sur l’ensemble du territoire communal. Sur la base des données disponibles, plusieurs étapes ont permis de cartographier la trame noire à l’échelle de la ville.

Dans un premier temps, les zones d’obscurité déjà présentes sur le territoire et non impactées par l’éclairage artificiel, ont été identifiées. Elles constituent les réservoirs noirs. Il s’agit des espaces où la biodiversité est la plus abondante et variée.

Dans un deuxième temps, les ensembles écologiques existants – les trames végétales (vertes) et aquatiques (bleues) – ont été superposés à ce diagnostic, pour permettre d’identifier les endroits impactés par l’éclairage artificiel. Ce sont les zones de conflits, où la biodiversité est affectée par l’éclairage.

Dans un troisième temps, les déplacements potentiels des chiroptères (chauves-souris) viennent compléter les deux couches précédentes et indiquent à quels endroits le territoire nocturne est interrompu à cause de l’éclairage. Ces corridors biologiques sont nécessaires aux déplacements de la faune, entre les réservoirs noirs.

La carte de la trame noire permet ainsi d’identifier les lieux dans lesquels des recommandations particulières doivent être appliquées en matière d’éclairage artificiel.

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Article modifié le 26.08.2021 à 14:10