Grâce au Budget participatif, la Ville de Genève propose aux écoles qui le souhaitent d’entrer dans une démarche collective et participative visant à améliorer le climat de vie dans l’école et à renforcer les liens entre les partenaires scolaires.

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Objectifs : le mieux vivre ensemble autour de l’établissement scolaire

Les projets soutenus via le Budget participatif doivent apporter une plus-value en matière de «mieux vivre ensemble». Ils intègrent par définition l’école, mais ne doivent pas forcément s’arrêter au périmètre de l’école. Ils peuvent aussi concerner l’école et le quartier, l’école et les familles, l’école et les activités parascolaires, la vie dans le préau, etc.

Conditions: un processus participatif

Les projets retenus par le Budget participatif doivent avant tout favoriser l’échange, créer des liens et impliquer l’ensemble des partenaires scolaires: les élèves, les enseignant-e-s, la direction de l’école, les parents d’élèves, les animateurs-trices parascolaires, les responsables de bâtiment scolaire, les maisons de quartiers et/ou les autres organisations pertinentes.

Comment procéder?

L’école (ou l’APE, le GIAP, les parents, autres) qui a l’intention de concrétiser un projet et obtenir un financement via le Budget participatif prend contact avec le Service des écoles et institutions pour l'enfance qui rencontre les partenaires, assiste le montage du projet et informe les partenaires de la marche à suivre.

Exemples de projets récents financés par le Budget participatif

De nombreuses écoles ont déjà participé à cette démarche et des projets très variés ont vu le jour. Certaines écoles ont souhaité aménager des espaces dans leurs bâtiments (potagers, fresques, etc.), d’autres ont développé des projets pédagogiques ou des événements qui ont eu un retentissement important auprès des enfants, des enseignants et des parents (sensibilisations, concerts, événements, projets à thèmes).

Trembley

L’école de Trembley mène depuis 2014 une expérience de jardins potagers en plein terre, réalisés le long de l’avenue Pestalozzi. Chaque classe du cycle moyen se charge d’un carré potager pendant l’année. Les parents s’organisent pour l’entretien estival.

Le Corbusier

L’École Le Corbusier a développé en 2015 un potager participatif co-géré par les parents d’élèves, le parascolaire et les enseignants. Composé de huit bacs en toile, il sert à une petite production locale d’espèces diverses, et de support pédagogique aux classes.

Les Vollandes

En 2015, l’école des Vollandes a voulu agir pour embellir et végétaliser le préau, parfois sujet à des incivilités. Il a été décidé de réinvestir cet espace en réalisant des fresques à partir de photographies prises par les élèves dans le parc La Grange. Des agrandissements de ces images sont fixés contre les murs du préau couvert et sur les grilles entourant la cour, grâce à l’implication des élèves, de nombreux parents, de la direction et du corps enseignant. L'école a ensuite poursuivi sa démarche en réalisant un petit potage en bacs dans la cour.

Pré-Picot

En partenariat avec Terre des Hommes Suisse, l’école de Pré-Picot a réalisé un jardin potager dans le préau en 2016. Le pied des arbres bordant le préau accueille désormais herbes aromatiques, petites plantations et fleurs, cultivées à l’année grâce au soutien des élèves, des enseignants et de Terre des Hommes. L’école a ensuite poursuivi sur sa lancée avec un projet axé sur la nature en ville, impliquant Pro Natura Genève, dans le cadre des travaux de la Voie verte située à proximité immédiate.

Le Mail

Face aux incivilités qui ont lieu dans et aux abords du préau, l’école du Mail a mené en 2015 et 2016 des actions permettant aux enfants de réinvestir les lieux, avec le soutien des jeunes du quartier. Grâce au travail commun de la direction, des élèves, de la maîtresse d’arts visuel, du Service de la jeunesse et du Service des écoles de la Ville de Genève, des mandalas ont été réalisés sur le sol, des fleurs en matériaux recyclé ont été installées dans le parc, une fresque participative a été créée.

Crêts-de-Champel

Au cours de l’année scolaire 2018-2019, l’école des Crêts-de-Champel a réalisé un petit potager en bacs, situé derrière l’école. Une sensibilisation à l’agriculture urbaine a été proposée en parallèle aux élèves, enseignant-e-s, animatrices et animateurs du parascolaire.

XXXI-Décembre

L’école du XXXI-Décembre a mené deux projets financés par le Budget participatif en 2018-2019.Le premier est un potager scolaire, installé sur une petite parcelle herbeuse surplombant la route de Frontenex, qui offre un coin de verdure apprécié des élèves en pleine ville. Le second, fruit d’une réflexion collective au sein de l’école, vise à permettre une meilleure cohabitation entre filles et garçon, petit-e-s et grand-e-s, dans le préau. De nouvelles zones, plus favorables à la mixité, ont été créées dans le préau, grâce à des marquages au sol, pour permettre une utilisation moins genrée de l’espace. Une association spécialisée sur les questions de genre est également intervenue dans l’école.

Pâquis-Centre

De 2018 à 2020, l’école de Pâquis-Centre a lancé un projet de sensibilisation à l’architecture, dans le cadre des travaux de rénovation du bâtiment. Grâce à l’intervention d’une association spécialisée, les élèves de 5P ont découvert les coulisses du chantier: les plans du chantier, les travaux de démolition, de transformation et de reconstruction, le travail des divers corps de métier et entreprises impliqués.

Geisendorf

Au cœur du parc de Geisendorf, un nouveau pavillon polyvalent a été inauguré en 2019. Ce bâtiment, réalisé en bois et en terre crue, abrite un réfectoire, des locaux parascolaires et des locaux de musique. En 2019, un projet de sensibilisation à l’architecture de ce pavillon a été développé, avec l’association Chantier Ouvert, pour huit classes de l’établissement. Grâce à des visites de chantier et à des ateliers, les élèves ont découvert les méthodes de construction du bâtiment, son architecture et l’histoire du lieu.

Plantaporrêts

En 2019, l’école des Plantaporrêts a questionné la question du « jeu libre » dans le préau et a sollicité le Budget participatif pour repenser la façon de jouer. Une grande malle à jeux, remplie de divers objets de récupération, a ainsi été installée dans le préau. A chaque récréation, les enfants imaginent ensemble de nouveaux jeux créatifs.

Contact

Service des écoles et institutions pour l'enfance

100 Rue de la Servette

1202

Genève

Suisse

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Article modifié le 25.09.2020 à 17:05