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La réponse a été mise à jour le 1 décembre 2025.
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
Dans une fiche biographique consacrée à Etienne Dumont, le Centre d’iconographie de la Bibliothèque de Genève (BGE) nous apprend qu’« En 1871, le Conseil d’État de Genève, à la demande du Conseil administratif de la Ville qui suivait une pétition des habitants du lieu lancée notamment par Henri-Frédéric Amiel, a donné le nom d’Étienne Dumont à l'ancienne rue des Belles-Filles. »
Cette information est confirmée par un entre-filet paru le 16 avril 1871 dans le Journal de Genève. Voici ce qu’il indique :
« Nous apprenons que la rue de notre ville qui avait porté jusque vers 1800 le nom de rue Saint-Christophe, et depuis lors celui de rue des Belles-Filles, vient d'en recevoir un troisième. Sur le préavis du Conseil administratif, et conformément aux conclusions d’une pétition des habitants et propriétaires de cette rue, elle s’appellera dorénavant rue Etienne Dumont. »
Jean Delisle, dans son ouvrage Portraits de traducteurs (disponible en ligne sur le site OpenEdition books) ajoute encore que « le 11 avril 1871 précisément, les conseillers d’État décidèrent, par voie d’arrêté, de rebaptiser cette artère "rue Étienne-Dumont". »
L'auteur ajoute qu'au-dessus de la nouvelle plaque de rue, le Conseil d'Etat fit installer une plaque en marbre portant l'inscription suivante :
ÉTIENNE DUMONT
1759-1829
Publiciste, Collaborateur de Mirabeau et de Bentham
Auteur du règlement du Conseil représentatif et du Code de Police pénale du Canton de Genève
Dans un document intitulé La rue Etienne-Dumont, le Général Guillaume Henri Dufour et l’imprimerie Fick, publié en 2012 par Anne Jacquat-Morisod et disponible sur le site des Salons Dufour, nous trouvons cette même information :
« Un article signé par Willy Aeschlimann, paru dans l’Almanach du Vieux Genève de 1957, nous apprends que c’est grâce, ou à cause, de l’auteur du Journal intime, Henri-Frédéric Amiel que la rue des Belles-Filles doit son changement d’état civil. Secondé par son voisin, Louis Tournier, il lança une pétition. Le philosophe et le pasteur demandaient à l’édilité : "de faire disparaître un nom déplaisant comme adresse postale, dont nos oreilles devenues plus chastes que celles de 15ème et 16ème siècles, un goût plus épuré et des mœurs plus délicates, ne toléraient plus la gauloise crudité, de balayer ces fâcheux vestiges d’un autre temps avec les relents de la voirie". L’autorité municipale fit aussitôt droit à cette requête, en avril 1871. »
L’auteure de cet article ajoute encore qu’« au lieu de revenir à l’ancienne désignation de Saint-Christophe, qui "faisait groupe" avec Saint-Léger, Saint-Antoine et Saint-Victor, ou d’invoquer comme on leur proposait, Michel Roset ou Casaubon, les autorités genevoises préfèrent honorer la mémoire d’Etienne Dumont.
Enfin, vous pouvez voir que sur le plan Céard de 1840, on voit que la rue s’appelle encore la rue des Belles-Filles. Alors que sur le plan cadastral Grange de 1896, elle s’appelle rue Etienne-Dumont.
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
Service de référence en ligne des bibliothèques de la Ville de Genève
