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Le rapport de l’Agence espagnole des médicaments et des dispositifs médicaux, appuyé sur 64 revues scientifiques a conclu à l’absence de preuve d’efficacité de l’homéopathie. L’Espagne a retiré plus de 1'000 produits, dans une tendance alignée sur les standards internationaux de médecine fondée sur les preuves.
La réponse a été mise à jour le 3 juin 2026
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
Dans l’article au titre quelque peu trompeur Après 64 études, l'Espagne tranche : l’homéopathie ne sert à rien et 1 000 produits sont retirés du marché publié le 6 mai 2026 sur le site du mensuel Science & Vie, on lit :
« L'Espagne vient de trancher officiellement sur l'homéopathie. Après des années de débat, un rapport d'ampleur inédite vient de tomber. La conclusion est sans ambiguïté. Ces préparations n'apportent aucun bénéfice réel pour les maladies qu'elles prétendent traiter, qu'il s'agisse de dépression, de maladies auto-immunes ou de pathologies dermatologiques.
L'Espagne s'appuie sur 64 études pour retirer plus de 1 000 produits homéopathiques
Le verdict ne surprend pas la communauté scientifique. Lorsque les essais cliniques sont rigoureux, la différence entre un produit homéopathique et un comprimé de sucre est statistiquement nulle. Les améliorations rapportées par certains patients s'expliquent par trois facteurs. D'abord, l'effet placebo. Ensuite, l'évolution naturelle de la maladie. Enfin, les biais méthodologiques des études favorables à ces remèdes.
Sur cette base, l’Agencia Española de Medicamentos y Productos Sanitarios [AEMPS] a publié en avril 2026 un rapport s'appuyant sur 64 revues systématiques. Plus de 1 000 produits ont ainsi été retirés du marché. Les 976 préparations ayant survécu n'ont pu le faire que sous un régime simplifié. Celui-ci leur interdit strictement toute indication thérapeutique sur leurs emballages. […]
Le vrai danger de ces produits ne réside pas dans leurs composants. Dilués à des concentrations extrêmes, ils n'agissent quasiment pas sur l'organisme. Le problème est ailleurs. Recourir à ces préparations pousse souvent à retarder des traitements médicaux aux effets prouvés. […]
Pour les défenseurs de la médecine fondée sur les preuves, ce mouvement semble irréversible. Les autorités sanitaires de plusieurs pays convergent vers le même constat. Les marges de manœuvre pour maintenir ces produits en pharmacie se réduisent donc à chaque nouvelle analyse publiée. »
Un autre article, publié le 25 avril 2026 sur le site de la chaîne de télévision Euronews et intitulé « Un sachet de sucre dissous dans la Méditerranée » : l'Espagne s'attaque à l'homéopathie, se révèle plus précis au sujet du rapport publié par l’AEMPS :
« Le 21 avril, l'Agence espagnole des médicaments et des produits de santé (AEMPS) a publié un rapport sur l'homéopathie, qui explique qu'"il n'y a pas de preuves scientifiques publiées pour soutenir l'efficacité de l'homéopathie en tant qu'outil thérapeutique efficace".
La conclusion du rapport est basée sur 64 publications scientifiques depuis 2009, sélectionnées à partir d'une recherche initiale de plus de 600 études dans les bases de données Medline et EMBASE.
Selon le rapport, la plupart des études qui trouvent un certain bénéfice à l'homéopathie présentent les mêmes lacunes : des échantillons de petite taille, des périodes de suivi trop courtes et des problèmes de randomisation.
Lorsque les essais gagnent en rigueur méthodologique, l'effet positif supposé de l'homéopathie disparaît. Quatre raisons principales sont évoquées par l'AEMPS : la disparition naturelle des symptômes, l'effet placebo, l'effet Hawthorne, la détection de faux positifs. […] »
Le reste du contenu de cet article pourrait vous intéresser, nous vous en conseillons la lecture.
Le rapport Homeopatía y productos homeopáticos : Evaluación de las evidencias acerca de su eficacia y seguridad émane de l’AEMPS du Ministère de la Santé du Gouvernement du royaume d’Espagne, garant de la santé publique.
Il est cependant difficile de déterminer la provenance des fonds qui ont soutenu les recherches et études sur lesquelles est basé ledit rapport, qui en fournit une liste détaillée (en espagnol) des pages 28 à 49, ainsi que les références bibliographiques aux pages qui précèdent, pages 20-27.
Ces références sont disponibles notamment dans la base de données en sciences biomédicales PubMed, développée par le National Center for Biotechnology Information (NCBI), par exemple les articles Systematic Review and Meta-Analysis of Randomised, Other-than-Placebo Controlled, Trials of Non-Individualised Homeopathic Treatment et Systematic Review and Meta-Analysis of Randomised, Other-than-Placebo Controlled, Trials of Individualised Homeopathic Treatment écrits entre autres par Robert T. Mathie de la British Homeopathic Association, ou l’article Adverse effects of homeopathy, what do we know ? A systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials, écrit entre autres par Trine Stub, Senior Researcher à l’UiT, l’université de Tromsø.
Vous remarquerez par ailleurs que les auteurs et autrices du premier article déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêt, tandis que celles et ceux du second sont transparentes et transparents quant à leurs activités liées à l’homéopathie, bien qu’elles et ils déclarent que le présent travail de recherche n’a pas été influencé par ces dernières.
Enfin, concernant les trois bases de données dont il est question ici, à savoir MEDLINE, Embase et Pubmed, la page Bases de données / Articles du site de la Bibliothèque universitaire de médecine (BiUM) à Lausanne nous apprend ce qui suit :
« PubMed
Reconnue comme la principale base de données en sciences biomédicales et dans le domaine de la santé. Donne accès gratuitement au contenu de la base de données Medline, mais aussi à d'autres références comme les articles récents non encore répertoriés dans Medline.
Medline Ovid ALL
Base de données en sciences biomédicales. Le contenu de Medline ALL est équivalent à PubMed. L'interface Ovid permet l'élaboration de recherches plus précises que dans PubMed.
Embase
Base de données en sciences biomédicales avec une spécificité dans le domaine pharmaceutique et dans la littérature européenne. Utilisation recommandée en complément de Medline ou PubMed pour une recherche exhaustive en médecine. »
La page Embase content coverage sur le site du groupe éditorial Elsevier nous fournit les informations suivantes sur la qualité scientifique des publications retenues par Embase, ici traduites au moyen de DeepL :
« Pour être pris en compte en vue d'une indexation dans Embase, tous les titres de revues doivent répondre aux critères minimaux suivants :
- Qualité scientifique et couverture éditoriale
- Contenu soumis à un examen par les pairs, accompagné d'une description accessible au public du processus d'évaluation par les pairs […] »
La page MEDLINE Application and Evaluation Process sur le site de la National Library of Medicine contient également ce qui suit sur les exigences de MEDLINE, traduit par DeepL :
« Pour pouvoir présenter une demande d'indexation dans MEDLINE, les revues doivent remplir les conditions suivantes : […]
3. La revue doit avoir publié au moins 40 articles évalués par des pairs (par exemple, des articles de recherche originale, des articles de synthèse ou des rapports de cas cliniques) dans leur version définitive. […] »
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
Les Bibliothèques municipales de la Ville de Genève
Pour www.interroge.ch
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