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Interroge a répondu à la question "Quelle est l’histoire de la maison de maître d’Evordes ?"
La réponse a été mise à jour le 1 septembre 2025.
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
Cette maison a été étudiée en détails à travers les archives par Christine Amsler dans le tome 2 de Maisons de campagne genevoises du XVIIIe siècle aux pages 225-231.
Ce domaine a été également, depuis le début des années 1930, un lieu de prédilection pour les cavaliers. En 1932 le Journal de Genève produit un petit historique du domaine dans son édition du 20 septembre 1932, en page 5, sous le titre Le cross-country de l'étrier à Evordes. La Société hippique de l'Etrier y organisait très régulièrement des épreuves de cross country.
Ces lignes ont naturellement été complétées et détaillées par les recherches postérieures de Christine Amsler :
« Le domaine d'"Evordes", mis obligeamment à la disposition de la société de l'Etrier pour y faire courir le 25 septembre prochain ses épreuves annuelles de "cross-country", est situé à l'extrême frontière sud-ouest de notre canton, au pied du Salève, dans le voisinage immédiat des villages de Collonges et de la Croix-de-Rozon, bien connus des Genevois. Son nom qui s'orthographiait Jadis "Es-les-Vordes" c'est-à-dire les "Osiers", désignait un gros village de 60 feux qui fut presque entièrement détruit lors des guerres de Henri IV.
"Evordes" fut longtemps la propriété de la famille Fabri et c'est noble Piètre Fabri qui, selon toute vraisemblance, fit construire la maison actuelle, entourée d'arbres superbes, et de laquelle on aperçoit au delà des champs et des fermes éparses, Genève, le lac et le coteau de Cologny, beaucoup moins abrupt vu de là qu'il ne le parait à ceux qui l'escaladent du "Port Noir".
La propriété fut acquise en 1806 par Dame Charles-Jean-Marc Lullin, dont le mari, patriote ardent et zonien avant la lettre, obtint du Congrès de Vienne, par l'entremise de Pictet de Rochemont, que la frontière de Savoie, que déterminait jusque là le ruisseau "la Drize", soit reportée à la limite du domaine, formant ainsi éperon sur France. (C'est sur cette partie que seront tracées la plus grande partie des pistes du "cross-country", l'emplacement du pesage et la ligne d'arrivée notamment suivant le cours de la Drize).
Le même Lullin (qui en sollicitant cet avantage n'a certes pas pensé qu'il procurerait, cent ans plus tard, un grand plaisir aux fidèles de l'Etrier), était un adversaire acharné de Napoléon: au point qu'il fit construire sur ce terrain récupéré "à la gloire de la Confédération suisse, du canton de Genève et des "illustres alliés" qui lui avaient rendu son indépendance", un petit monument visible encore le long du ruisseau, près du tennis.
La propriété changea plusieurs fois de mains au cours du XIXe siècle, jusqu'au jour (1882) où elle fut achetée par M. Lucien de Candolle, décédé en 1927, qui la légua à sa fille, Madame Jean de Muralt à laquelle l'Etrier doit aujourd'hui l'agréable privilège d'y pouvoir faire galoper des chevaux et d'offrir à ses membres et au public genevois l'occasion nouvelle de connaître une de ces belles demeures qui font à notre ville un cadre si magnifique. »
Christine Amsler indique également dans son ouvrage, page 231 : « 1982 : Vente aux frères Charles et Jean-Claude Durafour qui font construire à distance un manège. - 1995 : Nouveau changement de mains et restauration de la maison de maître. »
Ce domaine est également cité par Edmond Barde à la page 129 du livre Anciennes maisons de campagne genevoises.
Le Journal de Genève donne à plusieurs reprises des évocations de ce domaine :
- Le 7 juillet 1914, on trouve en page 4 le récit d'une promenade auprès du monument d'Evordes cité ci-dessus. L’article indique qu’il s’agit d’une « haute tour appelée dans le pays la colonne Lullin. […] »
- Deux historiques évoquant la Société de l'Etrier et les cross countries en page 4 de l'édition du 11 octobre 1950 et en page 6 de celle du 10 octobre 1952
- Le premier concours hippique international de Genève a eu lieu à Evordes en octobre 1963, comme l'indique l'article Grand concours hippique intercantonal.
- Une nécrologie de Pierre de Muralt, propriétaire du domaine le 23 avril 1985, page 21
Enfin, nous avons également trouvé deux articles consacrés au manège d'Evordes dans les éditions du 29 mars 1988 (page 27) et du 31 décembre 1991 (page 11).
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
Pour www.interroge.ch
