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La réponse a été mise à jour le 29 septembre 2025.
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
Le livre Ville et canton de Genève d'Armand Brulhart et Erica Deuber-Pauli nous explique l’évolution du domaine :
« Le premier domaine avec maison de maître fut Château Banquet, constitué par le syndic Marc Roset vers 1650, assez loin de la grève, près de Sécheron et de l'unique route carrossable (l'actuelle rue de Lausanne). […] Etienne Banquet, propriétaire en 1713, lui laissa son nom. […] Vers 1730, tous les terrains bordant le lac, au-delà de Château Banquet et du Prieuré, étaient déjà occupés par une première génération de domaines. »
Aux pages 74-75 de son livre Anciennes maisons de campagne genevoises, Edmond Barde écrit que : « L'histoire du Château Roset (XVIIe siècle), devenu Château Banquet au début du XVIIIe siècle, a été souvent racontée (cf. en particulier Gaudy Le-Fort et les ouvrages de M. G. Fatio). Après les ormes de l'avenue qui, en pente douce, reliaient le lac à la terrasse, dessinée par Le Nôtre… »
Nous avons trouvé également une référence à Le Nôtre dans le Répertoire des immeubles et objets classés du Service des monuments et sites du Canton de Genève. À la page 265 nous pouvons lire : « Selon Gaudy Le Fort, les jardins auraient été créées d’après des plans établis par Le Nôtre. »
Dans son ouvrage Promenades historiques dans le Canton de Genève (également disponible en ligne), Jean-Aimé Gaudy-Le Fort (1773-1850) écrit à la page 64 que « Les jardins de cette campagne étaient tracés d’après les plans de Le Nôtre », sans toutefois donner la source de cette information. Il cite ensuite l’humaniste lyonnais Jacob Spon (1647-1685) qui a écrit Histoire de Genève publié en 1730 (également disponible en ligne) et qui témoigne notamment, dans le tome 2 de cet ouvrage, d’une fête qui a eu lieu au « Château Roset » ou « Rozet » en 1680 pour accueillir le nouveau Résident de France, Roland Dupré (1643-1709). Il décrit ainsi la demeure à la page 315 : « C'est une des plus belles maisons du pays. Il y a un parterre magnifique, avec des jets d'eau, et de longues allées couvertes. »
Jacob Spon est aussi cité par Guillaume Fatio, auquel fait référence Edmond Barde, dans son ouvrage La campagne genevoise d'après nature, aux pages 40 à 45. Il y a retranscrit en français moderne l’intégralité du témoignage de Jacob Spon.
Dans son article Le rôle du résident de France à Genève, (1679-1798), publié en 1997 dans le Bulletin de la Compagnie de 1602 n° 313, Laurence Bergon explique : « En mai 1679, les rapports diplomatiques entre la République de Genève et sa puissante voisine française connurent une innovation importante. […] Louis XIV décida brusquement d'installer un véritable diplomate à demeure dans la cité de Calvin. »
Dans le tome 1 du livre Maisons de campagne genevoises du XVIIIe siècle de Christine Amsler, un chapitre est consacré au Château Banquet. Nous pouvons notamment y lire ce qui suit :
« Comme l'atteste le plan cadastral de 1712, jusqu'aux transformations entreprises vers 1725 pour le banquier et nouveau bourgeois Etienne Banquet-Lullin (v. 1661-1732), ce corps de logis se doublait au nord d'une grange, elle aussi flanquée de tourelles d'angle. Par conséquent, ces deux corps de bâtiments accolés, affectés l'un à l'habitation et l'autre à l'exploitation du domaine, formaient un volume de plan rectangulaire plus imposant et traité comme une seule et même entité à l'aide des quatre tourelles d'angle. […]
A proximité de la maison se coudoyaient trois enclos de jardin. Au vieux jardin, détaché de la face est de l'édifice, avec ses allées de charmes, ses légumes et ses herbes potagères, était venu s'ajouter, au pied de la face sud, un grand jardin à parterre entouré de murailles. Bien qu'un généreux bassin circulaire à jets d'eau en agrémentât le centre, rien ne nous permet d'affirmer qu'il s'y déployait des broderies. Un double contrat signé en 1698-1699 lors de l'engagement d'un nouveau jardinier y mentionne au contraire des carrés plantés de légumes et de fleurs, ainsi que des arbres fruitiers en espalier disposés sur leurs pourtours, à l'instar des potagers dont faisait alors l'éloge Jean de La Quintinie (1626-1688), le fameux jardinier du potager du roi à Versailles. […] A ces deux principaux espaces clos s'ajoutait en contrebas, dans un angle résiduel fermé de palissades, un long verger d'arbres nains, c'est-à-dire de fruitiers en espalier disposés en lignes relativement serrées, dont le maître se réservait toute la récolte. »
Nous pouvons voir page 45 deux plans du domaine, dont le deuxième « fait état des travaux entrepris en 1725 » et dont la représentation des jardins correspond à la description ci-dessus.
Ici s’arrêtent les liens que l’on a pu trouver entre le château Banquet et Le Nôtre ou la France. Vous pouvez toutefois poursuivre vos recherches auprès des Archives de l’Etat de Genève (AEG), dont plusieurs documents sont cités dans le livre de Christine Amsler, page 49.
Cette institution possède également un fonds consacré à la famille Barde. Des plans cadastraux du Château Banquet sont par ailleurs conservés aux AEG.
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
La Bibliothèque d'art et d'archéologie
Pour www.interroge.ch
