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La réponse a été mise à jour le 29 juillet 2025.
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
« Souquez les artimuses ! » est une réplique connue du film Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre d'Alain Chabat, prononcée par la fille du pirate Barbe-Rouge. Comme on peut le voir dans un extrait YouTube de la chaîne Media Play Montage qui explique que la réplique ordonne « de mettre les voiles et partir à l'aventure. Parfait pour des montages humoristiques sur la vie de pirate et les ordres mal compris. »
En effet, cette phrase semble avoir été inventée par Alain Chabat et fait référence au « jargon maritime souvent incompréhensible », comme le relève David Blin dans son devoir de lexicographie Etude comparative de la version synchronisée d’ « Astérix et Obélix Mission Cléopâtre » avec son original, réalisée à l'Université de Caen en 2002, au sujet de cette réplique :
« C’est la réplique de la fille de Barbe Rousse. Elle fait aussi parti de l'équipage du drakkar. Les pirates se préparent à aborder le bateau de Numérobis. Elle s’adresse alors aux matelots. Cette phrase fait allusion au jargon maritime souvent incompréhensible. Plus qu’incompréhensible, elle est dénuée de sens. "Artimuse" ne se trouve pas dans les dictionnaires unilingues français et "souquer" n’est pas un verbe transitif, il ne peut donc pas être combiné de cette façon. La version allemande utilise aussi une phrase absurde et conserve l’effet du texte source. "den Waffen Auslauf geben" est une formulation incorrecte. On dit par exemple "ein Pferd in den Auslauf bringen", ce qui signifie "donner de l’espace à un cheval pour qu’il puisse se défouler, s’ébattre". Les dictionnaires unilingues précisent que "etw. in den Auslauf bringen" s’applique par exemple aux enfants ou à un chien, un cheval, quelqu’un chose qui peut ressentir le besoin de se déplacer librement. L’utilisation de "der Auslauf" avec "die Waffe" n’est pas possible. »
D'ailleurs, dans le film, Barbe-Rouge lui-même ajoute que cette phrase ne veut rien dire.
La consultation du Dictionnaire historique de la langue française nous a permis de trouver un mot très proche d'« artimuse » - « artimon » - qui est « emprunté au génois (1246), alors que la variante artemon l'est au latin artemo, d'où vient le mot italien. Artemo, -onis "voile ou mât de navire" est très probablement lui-même un emprunt au grec artemôn, mot attesté tardivement dans les Actes des apôtres [...]. On peut croire à une création des gens de métier avec le suffixe -môn des noms d'instruments. [...] En français, le mot a désigné la plus grande des voiles que l'on hissait au mât de la proue d'un navire, puis (1621) la voile hissée au mât de la poupe. L'usage moderne a fait porter l'accent sur le mât lui-même, celui de la proue (1248, en latin médiéval) puis celui de la poupe (1660). »
Le verbe « souquer » est quant à lui également en lien avec la marine mais il ne s'emploie ni avec les voiles ni avec le mât, d'où l'absurdité et le comique de la réplique prononcée dans le film.
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
Service de référence en ligne des bibliothèques de la Ville de Genève
