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Interroge a répondu à la question "Quelle est l'origine du manga et peut-il être uniquement japonais ?"
La réponse a été mise à jour le 8 décembre 2021.
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
Tout d’abord, nous pouvons nous intéresser aux origines du manga. L’article Les origines du manga japonais : un univers fascinant, paru le 30 mai 2018 sur le site Go ! Go ! Nihon, retrace l’historique des mangas depuis leur origine :
« Les origines du manga japonais sont très liées à celle de l’art au Japon. Et bien que le manga tel qu’on le connaît aujourd’hui soit hérité de l’après-Deuxième Guerre Mondiale, les premiers mangas apparaissent au Japon dès le 13e siècle dans un ouvrage mettant en scène des animaux en mouvement […]. C’est également à cette époque que le terme "manga" apparaît pour la première fois. Cité en 1798 pour parler du Shiji No Yukikai de Sandou Kyouden, une compilation de dessins qui met en scène des personnages du quotidien, l’expression sera réutilisée à plusieurs reprises tout au long du siècle pour finir par désigner les estampes Ukiyo-e, popularisées notamment par Hokusai.
Au 20e siècle, l’expression se démocratise. Utilisé à des fins de propagande pendant la Deuxième Guerre Mondiale, le manga devient l’un des symboles les plus importants de l’art visuel japonais. À ce titre, il crée un boom dans l’industrie littéraire, et se vulgarise à l’étranger où il connaît un franc succès.
Aujourd’hui encore, le manga reste un ambassadeur majeur de la culture japonaise à l’étranger. Et son univers particulier le distingue nettement du monde de la bande dessinée occidentale. »
Au sujet du mot manga, nous pouvons encore lire les premières lignes du chapitre intitulé Manga : un terme générique aux sens et origines multiples de l’ouvrage Histoire du manga : l’école de la vie japonaise de Karyn Nishimura-Poupée qui indiquent ceci :
« Manga : nom masculin japonais, entré dans le Petit Robert de la langue française après 1995, dictionnaire qui le définit alors ainsi : "littéralement, image dérisoire : bande dessinée, dessin animé japonais". Sans plus. Explication courte et, partant, peut-être un tantinet restrictive, voire biaisée. Le terme manga est composé en japonais de deux kanji (idéogrammes), man 漫 et ga 画. Si l’on s’en tient à la transcription du Robert, "man" signifierait dérisoire et "ga" image. Ce n’est pas faux bien entendu, mais partiel sans nul doute, voire partial, et méritant assurément une justification. »
Si le manga tire son origine du Japon, il existe cependant d'autres bandes dessinées du même type dans d’autres pays et imitant même parfois à la perfection le manga japonais.
L’article Les "mangas" non-japonais publié par Anna Lesbros en mai 2018 sur le site Katsuuu.com nous informe que même si le manga est indissociable de la culture nippone, il existe d’autres bandes dessinées étrangères proposant les mêmes caractéristiques. Nous pouvons lire ainsi qu’il existe le manhwa (originaire de Corée du Sud, le manhua (originaire de Chine et Taïwan), Le global manga (originaire surtout d’Europe et d’Amérique du Nord) et le manfra (qui tire son origine de la France, voire de la Belgique). L’article propose également des exemples pour chacune de ces bandes dessinées au style particulier.
L’article Les manfras : un nouveau genre littéraire de Morgane Ravallec, publié en juillet 2017 dans le carnet en ligne Le Monde du Livre, fait un état des lieux du manfra (manga créé par des auteurs francophones pour le public français) :
« Le nom de "manfra" est un néologisme tout à fait récent, puisqu’il a été inventé en 2005 à l’occasion d’une première parution effectuée par la maison d’édition Ankama, précurseur en la matière, avec son très célèbre Dofus puis avec son successeur Wakfu […]. Concrètement, les manfras s’appuient sur des caractéristiques très similaires aux mangas. Ils reprennent ainsi, en règle générale, un format, un style de dessin ou encore un type de narration, lorsque ce n’est pas une addition de ces éléments distillés ici et là. Le dessin se veut dynamique, très japonisant, avec des personnages aux yeux élargis, par exemple, à l’air attendrissant et peu réaliste. Les planches multiplient les formats de cases, de bulles, et l’auteur s’arroge le droit de faire déborder son écriture sur le dessin même des personnages sous la forme d’onomatopées, de dialogues intérieurs et autres mots susceptibles d’apporter de la profondeur et une seconde lecture aux scènes. Tout cela se déroule dans la plupart des cas dans le cadre d’un environnement japonais, beaucoup plus rarement que dans un univers francophone ou ne serait-ce qu’européen. À ce point-là de notre description, il est très difficile de distinguer un manfra d’un manga pure souche si l’on ignore la nationalité de son auteur, tant l’un s’attache à reproduire la recette de l’autre.
Vous pouvez prendre connaissance du billet blog ...et les mangakas ne sont pas que des japonais, proposé sur le site de l'application Amino, qui suggère un tour d’horizon « des artistes dessinant du manga (qu'ils soient mangakas ou illustrateurs) mais qui ne sont pas japonais. », comme la dessinatrice française VanRah, par exemple.
De manière plus générale, vous pouvez consulter le site Manga-news qui offre une mine de renseignement sur l’univers des mangas et sa page sur le Global-Manga sur laquelle vous trouverez des définitions des différents types de mangas selon les pays.
Le site Babelio vous permet également de trouver une sélection de livres classés manfra.
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
www.interroge.ch Service de référence en ligne des bibliothèques de la Ville de Genève
