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La réponse a été mise à jour le 24 septembre 2025.
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
Comme le souligne le Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), à l'entrée « Mariage », il s'agit d'une « Institution universelle et plurimillénaire ».
Il convient de définir ce que l'on entend par le terme « mariage ». Notre réponse découle de la première définition que lui donne le dictionnaire de français Larousse en ligne :
« Acte solennel par lequel un homme et une femme (ou, dans certains pays, deux personnes de même sexe) établissent entre eux une union dont les conditions, les effets et la dissolution sont régis par le Code civil (mariage civil) ou par les lois religieuses (mariage religieux) ; union ainsi établie et de ce fait ne pas se préoccuper des cérémonies et rituels qui lui sont rattachés. »
Dans le premier volume de l’Histoire du mariage, paru en français entre 1934 et 1945, Edward Westermarck essaie de trouver une origine à l’institution du mariage qu’il considère comme le « développement d’une habitude primordiale. […] un homme et une femme (ou plusieurs femmes) avaient l’habitude de vivre ensemble, d’avoir des relations sexuelles, et d’élever leurs enfants en commun […]. Cette habitude fut sanctionnée d’abord par la coutume, plus tard par la loi, et s’est ainsi transformée en institution sociale. »
L'article "Un anneau pour les rassembler tous..." Mais d'où vient le mariage ?, publié le 15 septembre 2018 sur le site de Radio France, s'interroge « sur les origines de cette union conjugale : d'abord rituel dans l'Antiquité, le mariage devient véritablement contractuel lors du Concile de Trente en 1545, lorsqu'apparaissent les premiers registres. En octobre 2009, La Fabrique de l'histoire partait justement sur les traces du mariage durant l'Antiquité, le Moyen Âge et l'Ancien Régime, en compagnie de trois historiens. »
Comme l’explique Martine Segalen, à la page 115 de son livre Rites et rituels contemporains, « Le mariage est un rite complexe, à la fois extrêmement banal du fait de sa répétition et en même temps, à chaque fois une occurrence singulière pour les individus, les familles et les groupes qui y sont engagés. Loin de s’aligner sur un modèle unique et figé, les mariages présentent trois champs de variation : à l’intérieur d’un même espace géographique, dans le temps, et à l’intérieur des familles (fratries et générations). Les rites de mariage sont aussi des lieux de constructions identitaires. »
Et on peut compléter par l’explication que Catherine Clément consacre à l'approche anthropologique du mariage dans l'Encyclopédie Universalis : « Au risque de heurter une sensibilité façonnée par le christianisme, les études des ethnologues constatent que les systèmes de parenté fonctionnent indépendamment de l'existence du couple. […] Elles montrent, en effet, que les relations entre les hommes et les femmes sont réglées par les groupes qui contrôlent la répartition des femmes en instituant le tabou de l'inceste et la loi de l'exogamie. La nature impose l'alliance en exigeant la survie de l'espèce, mais c'est la culture qui en conditionne les déterminations. Ainsi, d'après Claude Lévi-Strauss, les femmes deviennent l'objet d'échange, de communication entre les mâles du groupe, au même titre que les biens économiques et les mots du langage. […] L'ethnologie fait ainsi apparaître, dans ces exemples, la relativité non seulement des rôles de l'homme et de la femme dans le groupe, mais encore la relativité de ces rôles à l'intérieur des systèmes de parenté et, de manière quasi absolue, la dissociation entre mariage et couple. L'idée de couple est étrangère à ces sociétés ; on y trouve au plus une relation duelle entre un homme et une femme d'un même lignage. […]
Dans différentes sociétés le mariage recouvre un échange de femmes, une alliance de clan à clan (c'est le cas du mariage coutumier dans certaines régions d'Afrique, par exemple le Togo du Nord), un système de parenté, non un couple à proprement parler. Il comporte un certain nombre de rôles différenciés, mais s'effectue hors de toute relation affective et hors de tout dialogue. »
Pour approfondir le sujet, nous vous suggérons de consulter les ressources suivantes :
- Le contrat sexuel de Carole Pateman
- L'évolution de la famille et du mariage en Europe de Jack Goody
- Mariage et métissage dans les sociétés coloniales : Amériques, Afrique et Iles de l'Océan Indien (XVIe-XXe siècles) actes de congrès, édités par Guy Brunet
- Rituels de la vie : s'unir film de Mikaël Lefrançois
- Les sociétés matriarcales : recherches sur les cultures autochtones à travers le monde de Heide Goettner-Abendroth
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
La Bibliothèque du Musée d'ethnographie de Genève
Pour www.interroge.ch
