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La réponse a été mise à jour le 3 juin 2026
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
Henry Suter linguiste spécialiste de toponymie indique ceci à l’entrée « Arvan, Arve, Arves, Arvette » de son glossaire Noms des lieux de Suisse romande, Savoie et environs :
« Ces hydronymes viendraient du celtique *Aturava, diminutif féminin du préceltique *atur-, "rivière", racine indo-européenne *er-, or-, "bouger". Selon Holder, il existe un adjectif gaulois arva, "rapide".
Pour Nègre 1990, cet hydronyme dérive d'une racine préceltique *alb- : Arve, anciennement Arua, Arwa, et Arva en 1083, Alva en 1269, inter aquam Alve en 1315, très souvent Arar aux XIIIème et XIVème siècles, rivière, affluent du Rhône (Haute-Savoie et canton de Genève). »
De nombreuses confusions et erreurs concernent parfois la toponymie. C’est le cas notamment des rivières. L’article d’Albert Dauzat Quelques noms prélatins de l'eau dans la toponymie de nos rivières, paru en 1926 dans la Revue des études anciennes, tente d’apporter des éclaircissements. Nous lisons notamment ceci au chapitre Ar- : eau courante :
« Ar- est le radical de nombreux noms de rivières qui sont groupées, en dehors d'un îlot au Nord-Ouest, dans les Pyrénées, les bassins du Rhône et de la Saône (Valais à part) et du Rhin moyen. Voilà longtemps qu'on a supposé que cette racine, appartenant à une langue inconnue, devait signifier "eau" ou plus spécialement "eau courante". Mais, en général, on a oublié de faire entrer en ligne de compte les toponymes de la région pyrénéenne. […]
Parmi les dérivés, le plus simple et le plus répandu est celui qui est pourvu du suffixe vocalique ua, dans lequel l’u en hiatus s'est consonnifié de bonne heure pour passer à w puis à v, suivant l'évolution du v latin. Nous rangerons d'abord ici l’Arve de la Haute-Savoie et son affluent l’Arveyron, qui en est le dérivé. Pour le premier nom, la forme Araris, citée par M. Marteaux, est une fantaisie de scribes influencés par l'ancien nom de la Saône, et qu'on ne trouve pas d'ailleurs avant le milieu du XIIIe siècle (à la même époque, les scribes de Suisse ont appelé aussi l'Aar, Araris, et ceux d'Auvergne ont traduit Allier par Aliger, d'après Liger, la Loire) ; la forme Arva est au contraire antérieure dans les textes (1013, 1083, etc.). […] »
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
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