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Je cherche des informations sur l'artiste peintre Anne Ramseier qui a réalisé en 1995 la fresque sur le mur de l'école de Troinex
La réponse a été mise à jour le 12 mai 2023
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Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
Nous trouvons une information sur le site Trompe-l'oeil, consacré au street-art et qui recense environ 19'000 fresques. Sur la fiche consacrée à la fresque de l'école primaire de Troinex, nous trouvons la description suivante :
« Cette peinture murale a été réalisée sur le mur d’une école primaire en Suisse à Genève qui accueille des enfants de 4 à 12 ans. Pour sa première réalisation de grande taille (120m²) l’artiste a eu carte blanche. Une association réussie d’effets en 3 dimensions qui donnent toutes les perspectives à la fresque, et de personnages divers, enfants et marionnettes.
Localisation : Chemin Emile Dusonchet, Troinex proche banlieue de Genève (Suisse) [...] Réalisation : Atelier-an, Anne Ramseier Date : été 1995 Surface : 120 m² Durée de réalisation : 4 mois et un mois de travail avant sur la maquette. »
Par ailleurs, vous pouvez y découvrir une quinzaine de photographies, dont une sur laquelle figure vraisemblablement l'auteure de la fresque.
Nous n'avons pas trouvé d'entrée correspondante pour cette artiste dans le dictionnaire sur l’art en Suisse SIKART, avec les noms « Anne Ramseier » ou « Anne Hochstaetter », ni de mention dans le catalogue de bibliothèques Swisscovery.
En revanche, il est fait mention d'Anne Ramseier dans l'article Une allée centenaire retrouve sa déco d'époque, paru le 25 juin 2016 dans la Tribune de Genève :
« La Ville rénove un immeuble et redonne vie à sa déco d'origine, dégradée par des années de négligence
Un chantier à la Servette. De la poussière, du bruit et des hommes. Et puis deux femmes [...] elles manient le pinceau avec finesse pour donner au mur l'illusion du marbre.
Elles sont peintres décoratrices et mettent la dernière main à leur ouvrage. La Ville de Genève a inauguré hier la rénovation complète du 4, rue Jean-Robert-Chouet, une bâtisse construite en 1906 et passablement délabrée. Les appartements ont été entièrement refaits. Surtout, toute l'ornementation d'époque qui garnit le hall d'entrée, les escaliers et la façade a été remise à jour.
Les guirlandes de fleurs, les grappes de fruits et les rubans qui s'entrelacent égaillent désormais les espaces intérieurs dans une débauche de couleurs. On y a même découvert, caché derrière un vulgaire crépi, six chérubins, bien grassouillets, qui veillent sur l'entrée.
Ce résultat, on le doit à Anne Ramseier et son Atelier-an, spécialisé dans les travaux de peinture et de rénovation. Ce chantier ne fut pas une mince affaire. "Les peintures se trouvaient dans un état très dégradé. A certains endroits, elles avaient même été recouvertes d'un vulgaire enduit orange, voire carrément d'un crépi. Au dernier étage, une épaisse couche de suie recouvrait les murs." Il a fallu lessiver, repiquer, enduire les crevasses à la chaux, poncer puis fixer les murs avant de relever les motifs pour préparer les chablons. "A l'époque, on utilisait le pochoir ou le poncif pour reproduire les motifs. Nous avons utilisé la même technique." Une analyse minutieuse des vestiges a permis de reconnaître les couleurs d'origine. "Par chance, les peintures étaient de bonne qualité, nous avons pu retrouver toutes les teintes."
Les faux marbres, eux, ont mieux résisté aux ravages du temps et de l'homme. Il a juste fallu les rehausser. Quant à la façade, elle est recouverte en bonne partie d'un faux parement de briques qui a été, lui aussi, entièrement repeint.
"J'utilise surtout des produits écologiques", relève Anne Ramseier. A base de silicate pour l'extérieur et de soja pour l'intérieur, ou alors des pigments. L'usage de peinture à base d'oeuf ou de caséine n'était pas possible. "Nous avons travaillé au milieu de la poussière, avec les autres corps de métiers. Il fallait une peinture qui sèche vite."
Anne Ramseier et quatre ouvriers ont mené ce chantier tambour battant durant à peine trois mois. "70% du travail est consacré à la préparation des surfaces. La peinture ne vient qu'après." Le coût de ces travaux se monte à environ 100 000 francs. Une paille par rapport au coût total de la rénovation, qui s'élève à 3,4 millions de francs. Les habitants auront tout loisir d'admirer ces peintures en gravissant les étages; l'immeuble n'a pas d'ascenseur ! »
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
Service de référence en ligne des bibliothèques de la Ville de Genève
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