Vous visualisez une version traduite automatiquement de notre site. Certaines traductions peuvent contenir des erreurs et la version française du site fait foi. Nous vous remercions de votre indulgence et vous souhaitons une bonne visite.
Je cherche des informations sur l'hôtel de Russie qui se tenait à l'angle de la rue et du quai du Mont-Blanc. Est-il vrai qu'il s'est aussi appelé hôtel de Russie et continental ? Et est-ce que les sphinges se trouvaient dans l'entrée de l'hôtel ?
La réponse a été mise à jour le 29 avril 2026
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
Dans les réponses données à deux questions, l’une à propos du passage de Garibaldi à Genève et l’autre à propos de la destruction de l’hôtel de Russie, Interroge a déjà fourni des informations très complètes concernant ce bâtiment et le square du Mont-Blanc.
Parmi toutes les références citées, on retiendra en particulier celle-ci : La Genève sur l'eau, ouvrage dirigé par Philippe Broillet, qui évoque le square du Mont-Blanc aux pages 131 et suivantes ainsi que 307 et suivantes. Cet ouvrage est accessible en ligne sur le site de la Société d’histoire de l’art en Suisse (SHAS).
On précisera que l'hôtel de Russie, inauguré en 1868 comme l'indique le Journal de Genève du 8 août 1868, s'est bien appelé "Grand hôtel de Russie & continental".
Un nom attesté, par exemple sur cette publicité parue dans le Journal de Genève du 8 novembre 1895. Mais cette enseigne semble avoir été peu usitée.
Pour ce qui est des deux sculptures de « sphinges », elles étaient belles et bien présentes au haut de l’escalier d’entrée de l’hôtel avant sa démolition, donc à l’intérieur, c’est pourquoi elles n’apparaissent pas sur l’iconographie la plus courante de l’hôtel.
Une photographie de 1968 et disponible dans la base de données du Centre d’iconographie de la Bibliothèque de Genève l’atteste.
Elles ont probablement été installées dès l’inauguration de l’hôtel, mais rien ne le prouve à notre connaissance.
Les sujets d’inspiration égyptienne étaient en tout cas très en vogue à la fin du 19ᵉ siècle comme le montre une vue de l’atelier de 1888 du sculpteur-décorateur d’origine piémontaise, mais établi à Genève, Dominique Fasasino
On notera que, dans l’Entre-deux-guerres, la poitrine nue de ces sphinges émeut la jeune Ariane, l'héroïne de Belle du Seigneur, le célèbre roman d'Albert Cohen, dont on sait que l'action se passe à Genève. Page 183 nous pouvons lire : « la statue du sphinx femelle, à l’entrée de l’hôtel de Russie, rue du Mont-Blanc, quand j’allais à ma leçon de piano, je m’arrêtais pour regarder cette lionne assise à tête et buste de femme, elle devait avoir des seins lourds qui me troublaient, je devais avoir treize ans, »
L'article Genève - Les sphinx de la rue du Mont-Blanc, publié le 30 septembre 2015 sur le site participatif Notrehistoire.ch, résume l’histoire un peu rocambolesque de ces sculptures après la destruction de l’hôtel.
Ces deux sculptures ont été acquises en 1982 par le Fonds municipal d’art contemporain (FMAC) de la Ville de Genève, qui les a placées à l’extérieur au haut de la rue du Mont-Blanc. Elles sont décrites succinctement dans le catalogue en ligne de l’institution.
François Lempereur est un artiste que l’on connaît encore mal. À Genève, il est connu comme l'auteur de chapiteaux de l'église Notre-Dame à Genève (vers 1850) et de clés de voûte de l'église paroissiale de Bernex (1864). Outre les deux sphinges qui ornaient l'entrée de l'Hôtel de Russie, on lui attribue un portrait de James Fazy aujourd’hui à la Bibliothèque de Genève.
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
Pour www.interroge.ch
Poser une question à Interroge
- Recevez gratuitement une réponse fiable et personnalisée
- Des spécialistes de la recherche d'information vous répondent dans les 72 heures