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La réponse a été mise à jour le 31 juillet 2025.
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
Nous avons répondu à de nombreuses questions sur les mascarons figurant sur les façades des immeubles à Genève et il n'est jamais évident d'en connaitre l'origine exacte, car les informations sur ces décorations manquent souvent. Néanmoins, comme vous le lirez ci-dessous, ces ornementations s'inscrivent dans la tradition de l'architecture genevoise.
Aussi, comme nous l’indiquions par exemple dans notre réponse du 6 octobre 2022 à la question « Je cherche des informations sur le mascaron qui se trouve au-dessus du n° 1 de la rue de Lyon à Genève », l’on a pris en effet l’habitude, à Genève surtout depuis le XVIIIe siècle, de décorer les immeubles par de telles sculptures, comme on le voit en maints endroits de la Vieille Ville. Comme nous pouvons le voir par exemple dans la base de données iconographique de la Bibliothèque de Genève.
La pratique s’est maintenue par la suite : la façade du théâtre de la Comédie datant de 1913 est un bon exemple de cette pratique dans le premier quart du XXe siècle.
Dans notre réponse de 2022, nous signalons que le décor du numéro 1 de la rue de Lyon constitue une occurrence tardive de ce type d’œuvre qui disparaît avec l’abandon presque total de la pierre sculptée dans l’ornementation de l’architecture genevoise à partir des années 1950.
Au sujet du bâtiment du boulevard du Théâtre 12, comme l'indique le Système d’information du territoire à Genève (SITG) dans sa carte interactive sur le Patrimoine, il fait partie de la « zone protégée de la Vieille Ville et du secteur sud des anciennes fortifications au boulevard George-Favon » et fait partie des constructions réalisées dans la deuxième moitié du XXe siècle. Le Compte-rendu de l’administration municipale de la Ville de Genève pendant l’année 1879 ajoute quant à lui page 106 au sujet des « Nouveaux quartiers » qui ont vu le jour suite à la disparition des fortifications :
« La Ville a procédé en 1879 à la réception des rues ci-après désignées, situées dans le voisinage du nouveau théâtre. La rue Diday dans la partie comprise entre la place Neuve et le bâtiment du Comptoir d'Escompte. Le Boulevard du Théâtre. […] »
Vous pourrez apercevoir cette nouvelle rue et les nouveaux bâtiments qui la bordent en images dans la base de données du Centre d'iconographie de la Bibliothèque de Genève.
Au sujet des mascarons, l’article L’architecte et son langage de l’ouvrage disponible en ligne Genève, grandes demeures urbaines 1670-1790 d’Anastazja Winiger-Labuda évoque l’un des nombreux exemples de bâtiments ornés de mascarons à Genève et indique page 149 que « l’utilisation systématisée des mascarons […] signe l’apparition à Genève d’un système décoratif promu à un long avenir. »
Dans l’article Ornementation et sculpture figurative de l’ouvrage disponible en ligne Genève, la ceinture Fazyste 1850-1914, David Ripoll fournit les précisions suivantes :
« En 1856, dans une conférence qu’il donne à la Société des Arts sur les développement récents de l’architecture française, Jacques-Louis Brocher évoque la sculpture et "la tendance actuelle à introduire ce mode d’ornementation dans nos constructions particulières". […] Entre la retenue des débuts et la profusion néo-baroque fin-de-siècle, l’ornement suit à Genève un développement relativement intermittent, tributaire de modes, de contextes et de questions de coût. […] des ornements sculptés distinguent dès les années 1850 un certain nombre de façades, se concentrant surtout sur la travée comprenant la porte d’entrée, qu’elle soit dans l’axe ou déportée latéralement. C’est en effet dans l’encadrement de la porte principale que le tailleur de pierre ou le sculpteur oeuvre en priorité, qu’il s’agisse de moulures ou de motifs figurés, tels que des guirlandes, rinceaux, mascarons, etc. La sculpture peut se limiter à l’ornementation de consoles ou de la clef (le claveau central), l’incision d’une date - un "chronogramme" - ou des initiales du maître d’ouvrage […]. Parmi les motifs les plus fréquemment sculptés, le mascaron une place particulière. Faut-il voir là, comme pour les toitures à la Mansart, une révérence particulière aux façades genevoises du siècle des Lumières ? On ne saurait être trop affirmatif là-dessus, tant le mascaron fait partie de la panoplie des motifs néo-XVIIIe alors en vogue dans l’architecture européenne. »
Afin de comprendre le contexte historique et architectural dans lequel s'inscrit la construction de ce bâtiment, notre réponse à la question « Quelles ont été les grandes étapes de l'urbanisation de la ville de Genève entre 1840 et 1950 ? » du 22 mars 2023 pourrait vous intéresser.
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
Service de référence en ligne des bibliothèques de la Ville de Genève
