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La réponse a été mise à jour le 26 janvier 2026.
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
Nous avons ciblé nos recherches sur des ouvrages historiques sur la région, les premières occupations humaines et l’agriculture dans cette région.
L'ouvrage La Genève sur l’eau (également disponible en ligne) nous informe sur les premiers indices de présence humaine dans cette zone géographique :
« L’amélioration du climat à l’Atlantique récent (phase climatique datée de 5200 à 3500 ans avant J.-C.) est une des causes principales du développement de l’habitat sur le plateau suisse. Les paysans du Néolithique (4500 à 2300 ans avant J.-C.) ont certainement trouvé des territoires fertiles et giboyeux [abondant en gibier, Larousse en ligne] pour s’installer tout autour du Léman et sur les terrasses qui le surplombent. […] Quelques foyers ont livré des fragments de céramique attribuable au Proto-Cortaillod (début du Néolithique moyen, entre 4500 et 4000 ans avant J.-C.). A l'exception de ce site terrestre, il faut attendre le début du IVe millénaire pour voir les premières populations agricoles s’établir sur les rives du Léman. »
L’ouvrage Histoire de Genève nous donne les informations suivantes :
« Vers 4000 av. J.-C., peut-être un peu plus tôt, la région de Genève, située sur l’axe rhodanien, voit venir, à partir du Sud, des communautés nanties d'un bagage culturel où les éléments traditionnels (la chasse, l'emploi du silex), hérités des Mésolithiques, sont devenus secondaires, à côté de merveilleuses acquisitions en provenance du Proche-Orient et de la Méditerranée orientale. Ils apportent en effet les connaissances et les techniques du paysan. C’est donc un colon authentique qui cherche à s'établir pour semer le blé, l'orge et le millet et, pour faire paître son bétail (bœuf, porc, mouton, chèvre) sous la garde de son chien. »
Dans l'article « Genève (canton) » du Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), nous pouvons lire, au chapitre 1.1 Préhistoire, un résumé du contexte géologique de notre région à cette époque :
« Comme pour le reste du territoire suisse, la préhistoire du canton de Genève est largement tributaire des phénomènes glaciaires qui ont empêché toute installation humaine durant la plus grande partie du Paléolithique supérieur… […] Les premiers témoignages attestant la présence de chasseurs dans la région correspondent aux stations magdaléniennes de Veyrier […] situées en territoire actuellement français (Etrembières). […]. Cet espace était parsemé de nombreux blocs de roche provenant de l'éboulement des falaises qui offraient autant d'abris propices à l'établissement des premiers campements de chasseurs de rennes s'installant ici aux environs de 13'000 av. J.-C. […] Les découvertes archéologiques dans le canton font défaut pour les millénaires suivants. Il faut attendre l'occupation de Saint-Gervais (quartier de Genève), aux environs de 4000 av. J.-C., pour obtenir les premières évidences archéologiques attestant la présence d'une communauté d'agriculteurs et d’éleveurs. »
Chronologiquement, le même article poursuit :
« Dès le début du IVe millénaire, les nombreuses stations littorales conservées offrent une vision claire du peuplement à l'échelle régionale, alors qu'aucun témoignage d'habitat ou de sépulture n'a pu être étudié à ce jour sur terre ferme. A Corsier-Port, village attribué au Néolithique moyen, l'exploitation scientifique a mis en évidence un niveau archéologique bien conservé et daté par la dendrochronologie de 3856 av. J.-C. L'analyse des vestiges donne l'image d'une population d'agriculteurs cultivant le blé (amidonnier, engrain), l'orge et le millet, pratiquant l'élevage des bovidés, porcs, moutons et chèvres ainsi que la chasse, la pêche et la cueillette. »
Plus loin dans l’histoire, à l’Age de Bronze, l’ouvrage Histoire de Genève nous renseigne à propos du type de céréales cultivées : « La chênaie mixte a cédé sa place à la forêt où domine le hêtre. A la faune néolithique vient s’ajouter le cheval domestique, tandis que la liste des céréales s’enrichit de l’avoine. »
Plus loin, le même ouvrage nous apprend que :
« Et pourtant ces petites agglomérations, ou la vie a duré de 1065 à 850, d’après de récentes analyses dendrochronologiques [méthode de datation absolue des bois et des climats par le comptage et l'étude des variations d'épaisseur des cernes concentriques annuels apparaissant sur la section transversale des troncs d'arbres, Larousse en ligne] sur les stations des Pâquis et de Corsier, correspondent au deuxième grand moment du développement économique et culturel, après le Néolithique récent. Des communautés rurales s’y sont succédé, exploitant encore le sol et le bétail. »
La réponse Interroge à la question « Quelles étaient les pratiques agricoles, dans la région genevoise, du Moyen-Âge au XVIIe siècle ? » de 2024 permet de prendre connaissance de cette activité pour les temps qui suivent.
Vous trouverez des documents sur notre catalogue de bibliothèque swisscovery en lien avec cette thématique :
Céréales, mauvaises herbes et faucilles à la recherche des premiers agriculteurs au Nord des Alpes par Maria A. Borrello, Ursula Maier et Helmut Schlichtherle - article paru en 2015 dans le numéro L'invention de l'agriculture de la revue Le Globe
Le paysan et la terre : agriculture et structure agraire à Genève au XVIIIe siècle de Dominique Zumkeller
Paysans : la terre, l'argent, le pouvoir de Bernard Lescaze - article paru en 1985 dans Dossiers publics : périodique de documentation genevoise
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
Service de référence en ligne des bibliothèques de la Ville de Genève
