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La réponse a été mise à jour le 1 octobre 2025.
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
Selon le livre Le marronnier de Nathalie Tordjman, le marronnier commun donne des fruits enfermés dans « une grosse capsule verte hérissée de petites protubérances plus ou moins pointues, que l’on appelle familièrement bogue. » On y apprend aussi qu’« à maturité, la capsule s’ouvre en trois fentes et laisse apparaître de belles graines acajou. » Il s’agit des marrons. L'auteur ajoute que « les marrons ne sont pas comestibles pour les humains. Ils sont même réputés toxiques, [...]. La toxicité des marrons touche aussi les animaux bien que de nombreux ouvrages désignent les marrons comme un aliment pour le bétail. »
L'article du Bon à savoir Chaudes, les châtaignes !, mis à jour le 4 octobre 2022, ajoute :
« [...] l’Agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) appelait les Français à ne pas confondre châtaignes et marrons, sous peine d’intoxication alimentaire. En effet, si les premières sont comestibles, les seconds sont toxiques, car ils contiennent de la saponine, une substance susceptible de provoquer des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements et des irritations de la gorge. Cette confusion assez fréquemment signalée dans les centres antipoison de l’Hexagone n’est heureusement pas mortelle.
Marrons des villes et châtaignes des bois
Il convient donc de différencier ces deux fruits apparemment semblables. Malheureusement, la langue française est source de confusion, car sous l’appellation "marrons glacés", "marrons chauds" et autre "purée de marrons", on a affaire à des châtaignes ! Retenons donc que, une fois cuisinées, celles-ci deviennent des marrons…
Si les marronniers poussent en ville, dans les parcs, les allées et les cours d’école, on a peu de chance d’y rencontrer des châtaigniers; on les trouve en forêt ou dans les vergers, notamment en Valais et, bien sûr, au Tessin, loin des sols calcaires. Ces deux espèces se distinguent facilement par leurs feuilles: celles du marronnier, palmées, sont composées de cinq à sept folioles, alors que celles du châtaignier sont simples, dentées et allongées.
Leurs "bogues" sont également différentes: celle du châtaignier possède de nombreuses épines pointues, alors que celle du marronnier présente d’épaisses piques molles. Enfin, à l’intérieur de la bogue, le châtaignier produit le plus souvent trois châtaignes, mais le marronnier un seul marron. »
Cette imprécision de la langue française est décrite ainsi dans le Dictionnaire historique de la langue française à l'entrée « marron » :
« [...] le mot désigne la graine non comestible d'un arbre tout différent du châtaignier [...]. Sur marron est formé MARRONNIER n. m. (1611), [...] par confusion, en raison de l'aspect du fruit, entre deux espèces botaniques distinctes, le châtaignier et le marronnier appelé ensuite marronnier d'Inde pour éviter l'ambiguïté. »
La page Châtaignes - marrons comestibles ou non ? du Centre antipoisons belge précise encore :
« Le marron a un goût très amer et n'est pas comestible. Les graines, les coques, les feuilles et les petits pics sont toxiques pour les humains et les animaux (à l'exception des chèvres et des porcs). Les composants toxiques du marron sont l'escine (saponines), la coumarine et les glycosides. Les saponines irritent le tractus gastro-intestinal. L'ingestion accidentelle d'un ou deux fruits peut provoquer des nausées et des vomissements. L'ingestion d'un gros marron (>4 cm de diamètre) peut provoquer de sérieux problèmes de digestion. »
Vous trouverez une cartographie des Châtaigniers (Castanea sativa) et des Marronniers (Aesculus hippocastanum L.) présents dans le canton de Genève sur le site Patrimoine Vert Genève.
Sachez que le Service des espaces verts de la Ville de Genève met bien en garde les citadins de « ne pas manger de plantes ou fruits provenant d’un parc », sur la page Comportements à adopter dans les parcs de son site.
Le site du Département de biologie de l'Université de Lyon propose une comparaison entre le marron et la châtaigne avec plusieurs photographies qui vous permettront de bien les différencier.
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
Service de référence en ligne des bibliothèques de la Ville de Genève
