Vous visualisez une version traduite automatiquement de notre site. Certaines traductions peuvent contenir des erreurs et la version française du site fait foi. Nous vous remercions de votre indulgence et vous souhaitons une bonne visite.
Interroge a répondu à la question "Comment font les mouches pour se poser au plafond ?"
La réponse a été mise à jour le 16 novembre 2022.
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
Lisa Fisler, spécialiste des diptères, collaboratrice scientifique au Centre suisse de cartographie de la faune (CSCF) apporte des éléments de réponse dans l’article Comment font les insectes pour marcher au plafond ?, paru le 1er juin 2021 le site du magazine La Salamandre :
« La plupart d’entre eux ont des petites griffes au bout des pattes qui leur permettent de s’accrocher sur les surfaces rugueuses. Beaucoup d’entre eux disposent, en plus, de coussinets adhésifs couverts de centaines de milliers de poils microscopiques. Du fait de leur grand nombre, ceux-ci génèrent une légère attraction entre la patte et son support, une force appelée liaison de Van der Waals. Enfin, des glandes sécrètent une substance adhésive qui améliore encore l’efficacité de l’ensemble. D’où l’intérêt de se nettoyer très régulièrement les pattes pour éviter que le système ne s’encrasse.
Pourquoi ces adaptations sont-elles apparues ?
Au départ, ce n’était évidemment pas pour marcher au plafond mais plutôt pour grimper aux végétaux pour s’en nourrir ou pour y pondre. Certaines plantes ont d’ailleurs développé des revêtements antiadhésifs pour compliquer la tâche des grignoteurs. Ce n’est pas tout, ces pattes sophistiquées facilitent aussi la capture d’une proie ou l’appariement à un partenaire. »
Le site de Futura Sciences apporte quelques compléments de réponse spécifiquement sur les mouches dans l’article Comment les mouches marchent-elles sur les murs et les plafonds ? :
« Le talent d'acrobate des mouches vient en fait de leurs pattes. Elles disposent en effet de pelotes adhésives à l'extrémité de leurs pattes : les pulvilles. Ces pulvilles, au nombre de deux par patte, sont constituées de très nombreuses soies qui assurent une surface de contact maximum avec le substrat, mur ou plafond.
Cependant, contrairement au gecko, ces soies ne sont pas suffisantes pour fournir à la mouche l'adhérence nécessaire pour se maintenir sur des surfaces aussi lisses que des vitres.
À ces soies s'ajoute donc une substance sécrétée par des glandes situées en périphérie des pulvilles. Cette substance adhésive pénètre entre les soies et entre celles-ci et le substrat, créant un effet ventouse.
C'est donc la combinaison des soies et de la sécrétion des pulvilles des six pattes de la mouche qui lui permet de marcher sans difficulté sur les matériaux les plus lisses, même à la verticale ! ».
Enfin, si vous vous intéressez aux mouches, vous pouvez consulter les ouvrages Guide des mouches et des moustiques : l'identification des espèces européennes de Joachim Haupt et Mouches : histoire naturelle des insectes diptères, et leurs relations avec l'homme de Jean-Paul Haenni.
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
La Bibliothèque du Muséum d'histoire naturelle Pour www.interroge.ch
