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Le mouvement trans en Suisse reste largement méconnu, faute de recherches historiques approfondies et de sources abondantes. Cette invisibilisation se reflète aussi dans l’accès aux soins, où les avancées demeurent lentes malgré une prise de conscience croissante.
La réponse a été mise à jour le 29 avril 2026
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
Votre question nécessiterait une plus vaste recherche que nous ne sommes pas en mesure de fournir dans le cadre d'un service comme Interroge.
Les différentes sources consultées ne nous ont pas fourni beaucoup d’éléments de réponse. L’activisme des personnes trans en Suisse est étroitement lié au mouvement LGBTQIA+. On le distingue plus particulièrement dès 2010, notamment avec la fondation de l’association Transgender network Switzerland (TGNS) l’association suisse des personnes transgenres ou transidentitaires : « Fondée en 2010, TGNS représente au niveau national les intérêts de toutes les personnes qui ne s’identifient pas au genre qu’elles ont reçu à la naissance. Au-delà de son travail politique, l’association a pour mission de mettre en réseau les personnes trans et leurs organisations locales, ainsi que d’informer et de sensibiliser à la fois les médias et le grand public sur toutes les questions ayant trait à la transidentité. En outre, TGNS accompagne et soutient les personnes trans et leur entourage dans leur parcours individuel. »
L'Etude exploratoire des archives des luttes LGBTIQ à Genève (années 1970-2000) : état des lieux et proposition de solutions réalisée par Lorraine Astier Cholodenko, Mathilde Matras, Carolina Topini de l'association Lestime sous mandat de la Ville de Genève en février 2019 nous apprend ceci concernant les difficultés de définir un historique précis :
« Etat de la recherche sur les mouvements LGBTIQ à Genève (1970-2000) : Au fil de cette recherche, nous avons constaté qu’il existe à ce jour peu de travaux sur les mouvements LGBTIQ à Genève dans la période années 1970-2000. S’il existe déjà quelques travaux sur le militantisme gay pendant l’époque du sida (années 1980-1990) et les mobilisations dans les années 2000 pour le partenariat, nous constatons qu’il existe très peu de recherches sur les communautés lesbiennes et trans*, et une absence quasi totale des questions bisexuelles et intersexes. Contrairement à d’autres pays européens, où la production scientifique sur ce sujet est abondante, les mouvements LGBTIQ à Genève et leurs contributions restent encore à explorer de manière systématique. [...]
Alors qu’il existe une vaste littérature anglophone et dans une moindre mesure francophone sur les mouvements trans*, leurs revendications depuis les années 1970 et leurs intersections avec les mouvements lesbiens, gays et féministes, nous avons constaté qu’il n’existe pas de littérature spécifique sur l’histoire des luttes trans* dans le contexte genevois et romand. Une piste de recherche intéressante pour pallier ce manque pourrait être d’étudier comment les discours trans* contre la médicalisation et la pathologisation de la transidentité se sont historiquement articulés aux critiques que les lesbiennes et les gays ont adressées au pouvoir médical, policier et judiciaire. »
Dans le Dictionnaire de politique sociale suisse, nous trouvons une entrée « Droits LGBT (évolution des) » qui nous indique ceci :
« Si l’orientation sexuelle est une revendication importante du mouvement LGBT, l’identité de genre constitue un thème récent dans le champ social et politique, qui perçoit la transsexualité comme une pathologie et pas forcément comme une transidentité. Les personnes transgenres sont encore vues comme des individus nécessitant une intervention chirurgicale pour remettre en place l’identité de genre avec le "bon corps". Le mouvement transgenre en Suisse lutte précisément contre cette vision, dans l’objectif de "dépathologiser" l’identité transgenre. »
Concernant la deuxième partie de votre question sur l’accès aux soins pour les personnes trans en Suisse :
L'article Pourquoi les personnes trans peinent à se faire soigner correctement, paru le 30 juin 2020 sur le site du média Heidi News, dresse un constat des difficultés rencontrées et de la lenteur des avancées en matière de soins des personnes trans, il semblerait que le renouvèlement générationnel du personnel soignant apporte quelques éclaircies.
Sur le même sujet l'association Human Rights a publié, le 9 janvier 2023, l'article Les droits humains des personnes trans restent peu garantis en Suisse. Dans cet article, le point Difficulté d’accès aux soins de santé est encore toujours d’actualité.
Dans l'Encyclopédie d’histoire numérique de l’Europe (EHNE), l'article Transidentité : histoire d’une catégorie résume les pratiques et les avancées médicales en Europe et fournit des points de repères.
Enfin, pour avoir un panorama complet de la situation, il vous sera certainement nécessaire de contacter les diverses associations actives à Genève et en Suisse romande : TGNS (cité plus haut), Pink Cross, Fondation Agnodice, ou encore Pôle Trans de la fondation PROFA dans le canton de Vaud.
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
Les Bibliothèques municipales de la Ville de Genève
Pour www.interroge.ch
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