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Quelles sont les raisons des altérations à la surface des tableaux et des fresques ?
La réponse a été mise à jour le 22 septembre 2022
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Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
En ce qui concerne l’altération des tableaux (sur toile ou sur bois), nous avons trouvé les éléments de réponse suivants :
Catherine Lebret, restauratrice de peinture, répond à la question « Pourquoi observe-t-on des craquelures à la surface de certaines peintures ? », dans une vidéo postée par le Musée des Beaux-Arts de Lyon sur YouTube. Elle donne une explication synthétique des raisons des craquelures qui apparaissent sur les œuvres sur toile en particulier.
La page Vieillissement naturel des peintures, sur le site de l’Association pour la promotion du métier de restaurateur de tableaux et d’objets d’art polychromes, liste les facteurs pouvant causer des altérations. (Vous pouvez consulter leur page pour les informations détaillées.)
« L’encrassement
Les processus biologiques
L’évolution du support
Les craquelures : On distingue trois grands types de craquelures :
les craquelures d’âges (dites naturelles)
les craquelures prématurées (naturelles ou non)
les fausses craquelures.
Boursouflures et écaillages
Les pulvérulences
Vieillissement du liant dans le processus de séchage naturel
Décoloration ou coloration des supports
Transparence accrue de la couche picturale sèche
Altération des vernis »
Les articles suivants peuvent également vous intéresser :
- Les différentes craquelures d’une peinture à l’huile et leurs causes billet sur le blog de la manufacture de peintre Claude Leroux.
- Pourquoi certains tableaux résistent mieux que d’autres aux outrages du temps publié le 22 janvier 2021 sur le site du quotidien 20 minutes.
- Craquelures et art : le temps et la matière de Frédérique Giorgiutti-Dauphiné et Ludovic Pauchard, publié en 2019 dans la revue Reflets de la physique.
En ce qui concerne l’altération des fresques, nous avons trouvé les éléments de réponse suivants :
Le chapitre Facteurs de dégradation des murales et recommandations pour leur préservation, sur la page Peintures murales extérieures du site du Centre de conservation du Québec, fournit des explications quant aux détériorations que peut subir une peinture murale extérieure. (Vous pouvez consulter leur page pour les informations détaillées.) :
« Différents facteurs environnementaux de nature climatique ou biologique entrent en ligne de compte dans la dégradation des murales :
L'action de la lumière sur les murales extérieures
L'action de l'eau et du gel sur les murales extérieures
L'action des polluants gazeux et solides sur les murales extérieures »
Le travail de master en art et histoire Restauration, dérestauration en peinture murale : un problème entre histoire et actualité de Guylaine Ruard présenté à l’Université Pierre Mendès France en 2007, expose un certain nombre de cas pratiques expliquant des causes d’altération de fresques murales. Le cas particulier de la restauration de la Cène de Leonard de Vinci (en intérieur), explicité en pages 74-78 apportent les éléments suivants :
« La première cause de la dégradation de la peinture réside dans le vent porteur d’humidité, qui créait le phénomène de la condensation de l’humidité sur les murs. La vapeur d’eau condensée pénétrait à travers les craquelures, regonflant soit les pigments, soit la préparation, qui doucement se soulevaient en se détachant du support, laissant à l’œil nu l’enduit. La perte de la peinture est donc imputable en grande partie à un phénomène ambiant. [...] Au premier coup d’œil, le Cenacolo était difficilement lisible en raison d’un noircissement diffus et uniforme de la superficie de la peinture, accidentée et rugueuse, couverte de poussière et de divers repeints superposés aux lacunes et à la couleur d’origine. […] La poussière était infiltrée en profondeur, provoquant des trainées sombres. La couche superficielle de poussière due à la pollution atmosphérique récente obscurcissait la peinture au point de la rendre nébuleuse et illisible. Sous cette poussière récente, des interventions précédentes de fixation avaient consolidé une couche de saleté déposée sur les écailles de peinture, de même que sur les lacunes de l’œuvre. »
Les documents suivants peuvent également vous intéresser :
- Altérations chromatiques des pigments au plomb dans les oeuvres du patrimoine : étude expérimentale des altérations observées sur les peintures murales thèse de Sébastien Aze présentée à l'Université de droit, d’économie et des sciences d'Aix-Marseille III en 2005.
- Etude pour la conservation d’un site de peintures rupestres maories en Nouvelle-Zélande travail de diplôme de Maude Bütikofer, présenté en 2005 à la Haute école d’arts appliqués (ARC). En particulier le chapitre Survol des altérations possibles et de leurs causes aux pages 10-14.
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
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