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D'où vient l'interdiction de construire des bâtiments sur la plaine de Plainpalais ?
La réponse a été mise à jour le 12 avril 2023
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Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
L'ouvrage Plainpalais : plaine de mémoire de Gérald Berlie nous apprend que « La Plaine [...] prit ses dimensions actuelles de plus de 78'000 m² en 1662. Ce territoire fut remis à l'autorité municipale en 1848 sous réserve d'une servitude au profit de l'Etat comme étant le seul lieu où puissent se tenir les grands comices civils et militaires. »
Vous pouvez notamment voir sur une gravure du 19e siècle, conservée dans les collections iconographiques de la Bibliothèque de Genève (BGE), la "revue des troupes fédérales".
Le 25 octobre 2012, Christine Zaugg publiait dans le GHI l'article Les trois variantes du legs de la Plaine dans lequel nous pouvons lire ceci :
« Pour les Archives de l'Etat, l'histoire du legs de la plaine de Plainpalais à la Ville est basée sur trois hypothèses: le don du baron de Grenus, celui d'une vieille dame ou le legs de la Société de tir militaire. Une chose est cependant sûre, la Plaine appartient à la Ville et c'est l'Etat qui a un droit de jouissance. [...] Les autorités genevoises ont reçu comme consigne de se servir de la Plaine pour des usages publics tels que les fêtes, les parades, exercices, etc. »
Christine Zaugg apporte des précisions concernant ce legs dans l'article Les mystères des legs, paru le même jour dans le GHI. Elle écrit, au sujet du monument Brunswick qu'« [...] il est impossible de construire quoi que ce soit sur ce lieu. Les héritiers veillent au grain. ». Puis continue ainsi : « Ce qui n'est pas le cas du legs de la plaine de Plainpalais. S'il existe bel et bien et que tout le monde est au courant qu'il est interdit d'y construire du dur, personne n'a jusqu'ici bronché car personne n'a la preuve formelle ! Dans les années 70 déjà, le béton grignotait la Plaine avec la construction du parking en sous-sol. Juste en dessous du skatepark… »
Rien, d'après nos recherches, ne permet d'affirmer que le legs fait à la Ville par le Canton stipule qu'il est interdit de construire en dur sur la plaine de Plainpalais. Mais il est probable que le droit de jouissance du Canton pour des parades ou des exercices militaires, ainsi que la consigne faite à la Ville pour y tenir des fêtes et des foires, implique de garder la plaine libre de toute construction.
Cordialement,
Service de référence en ligne des bibliothèques de la Ville de Genève
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