Vous visualisez une version traduite automatiquement de notre site. Certaines traductions peuvent contenir des erreurs et la version française du site fait foi. Nous vous remercions de votre indulgence et vous souhaitons une bonne visite.
La réponse a été mise à jour le 15 août 2025.
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
Dans le livre Les chats ont-ils un nombril ? : et 244 autres questions-réponses amusantes pour comprendre comment les lois de la science s'appliquent dans la vie de tous les jours, nous trouvons la réponse à la question « Pourquoi pleurons-nous ? ». Voici ce que nous pouvons notamment lire :
« Pour résumer, il existe trois types de pleurs. Le premier survient sans arrêt et n’a rien à voir avec l’émotion : il est le résultat de l’opération de nettoyage de l’œil. La larme est répandue en surface par clignement. Elle élimine les germes et enlève les saletés tout en protégeant le globe oculaire contre le dessèchement.
Quant aux pleurs de réflexe, ils se produisent lorsqu’une poussière ou quelque chose d’irritant tombe dans l’œil. Celui-ci se remplit de larmes pour faire déguerpir l’intrus.
Plus difficile à expliquer, les pleurs émotionnels, qui ne sont d’ailleurs pas limités à la tristesse : on peut aussi pleurer de joie. Selon une théorie, pleurer de souffrance se résume au lancement d’un signal pour dire aux autres qu’on a besoin de leur aide ou pour afficher ses véritables émotions. Et ces larmes sont bien différentes des autres… Elles contiennent 25% de protéines en plus ainsi qu’un mélange d’hormones.
La vérité ? C’est que personne ne sait précisément pourquoi nous pleurons. Les philosophes anciens pensaient qu’il s’agissait d’un mécanisme de nettoyage de nos émotions et d’un type de communication pour lequel il n’existe aucune autre forme d’expression que les larmes. »
L'article de l'encyclopédie Larousse en ligne concernant l'« appareil lacrymal » indique ceci :
« L'appareil lacrymal sécréteur comporte la glande lacrymale principale, qui est située en arrière du bord supérieur de l'orbite, à l'angle externe, et qui assure la sécrétion lacrymale réflexe (larmes), provoquée par une vive émotion ou une irritation (vent, lumière trop forte) ».
L'article paru en novembre 2009 dans la revue Psychologies – Pourquoi les larmes font du bien – répond partiellement à la question du lien entre larmes et émotions :
« Hommes, femmes, enfants, nous pleurons tous. De chagrin, de douleur, de rire. [...] On pleurerait donc parce que l’on éprouve une émotion ? Pas si simple. Si l’énigme du mécanisme physiologique des larmes est depuis longtemps résolue, sociologues, ethnologues, thérapeutes et historiens s’interrogent toujours sur leur psychologie. Dans son récent livre, Crying, the natural and cultural history of tears [...], Tom Lutz, professeur de littérature aux Etats-Unis, a réuni les derniers travaux sur le sujet. [...]
Ce ne sont pas les larmes elles-mêmes qui agissent en baume miraculeux, mais un processus cathartique, au même titre que le cri primal [...]. En pleurant, nous libérons le corps de ses tensions. Lowen [fondateur de la thérapie bioénérgetique] va plus loin : "Pleurer évite la spirale infernale des angoisses et de la dépression."
Une théorie qui n’aurait vraisemblablement pas plu à Freud. Le psychanalyste mettait sérieusement en doute l’effet purificateur et libérateur attribué aux larmes depuis les Grecs et les Romains. Pour lui, pleurer indique que l’on a pleinement retrouvé la mémoire d’un événement traumatique, mais seule sa mise en mots joue un rôle thérapeutique. Qualifié parfois d’inutile – pleurer ne participe pas à notre survie et, quand nous avons peur, nous distrait même d’un comportement autoprotecteur comme la fuite –, l’acte de pleurer est pourtant ressenti comme apaisant par 85% des femmes et 73% des hommes (étude William Frey, 1985).
L’explication se trouve peut-être du côté du système nerveux. Chargé de rétablir le calme après une accumulation de tensions dans le corps, le système parasympathique déclencherait en même temps les larmes. Donc, si elles n’en sont pas la cause directe, elles accompagnent le soulagement que nous ressentons. »
Vous le voyez, le mystère des larmes émotionnelles n'est pas encore résolu et comporte plusieurs théories tant physiques que psychologiques.
Pour aller plus loin, le site Futura a publié un article intitulé Larmes de joie ou larmes de tristesse : ont-elles la même composition ? dans lequel on apprend également que :
« [...], certains des ingrédients qui composent les larmes trouvent leur origine dans le sang. La composition du sang peut varier en fonction de l'humeur. Tout comme la composition des larmes, donc. En étudiant la composition biochimique de larmes émotionnelles et de larmes réflexes, des chercheurs américains ont pu déterminer, par exemple, que les premières contenaient plus de protéines que les secondes. Les larmes émotionnelles renferment aussi des hormones, comme l'enképhaline, un antidouleur produit naturellement par le corps en période de stress. »
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
Service de référence en ligne des bibliothèques de la Ville de Genève
