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Cinquante jours après Pâques, la Pentecôte célèbre la venue du Saint-Esprit.
La réponse a été mise à jour le 28 mai 2026
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
Pour commencer, rappelons ce qui se célèbre durant le dimanche de Pentecôte. Voici ce que nous dit à ce propos l’Encyclopédie Universalis dans son article « Pentecôte » :
« Solennité par laquelle toutes les Églises chrétiennes, le cinquantième jour après Pâques, célèbrent la venue du Saint-Esprit. La fête juive qui, sept semaines après la Pâque, commémorait déjà, dans certaines communautés d'Israël, l'alliance du Sinaï a certainement mis sa marque sur le récit des Actes des Apôtres (ch. II) : c'est à la lumière des traditions rabbiniques concernant le don de la Loi que s'éclaire l'ambiguïté établie intentionnellement entre les langues de feu venues du ciel et les langues diverses dans lesquelles est entendue la prédication des apôtres, signe de l'universalité de l'Église. Mais la liturgie chrétienne a d'abord désigné sous le terme de Pentecôte toute la cinquantaine pascale, ne mettant en lumière que progressivement le dimanche qui clôture cette solennité. Ce jour est ainsi devenu la commémoration de l'événement rapporté par les Actes comme étant le point de départ de la mission évangélisatrice de l'Église animée et soutenue par l'Esprit saint. »
Concernant la Pentecôte, le portail Liturgie et sacrements de la Conférence des évêques de France propose un article intitulé La célébration de la Pentecôte dans l’Histoire qui nous apprend qu’un octave fut également ajouté à la Pentecôte qui célèbre le venue du Saint-Esprit : « Une autre conséquence du caractère baptismale de la célébration de la Pentecôte fut l’addition d’un octave à la fête, en vue de la catéchèse mystagogique (selon le Dictionnaire de français Larousse : "Mystagogie : Dans le christianisme, à partir du IVe s., initiation chrétienne par les sacrements.") des néophytes. Elle est déjà attestée par l’épistolier romain du début du VIIème siècle. Mais cette octave festive coïncidait avec la semaine de reprise du jeûne interrompu depuis Pâques, le jeûne du quatrième mois (juin), et l’harmonisation s’avéra difficile. L’introduction en Gaule de trois journées de pénitence ou Rogations avant l’Ascension (fin du Vème siècle), en attendant leur adoption dans la liturgie romaine (début du IX siècle), devrait achever de rompre l’unité de la Cinquantaine d’allégresse, où l’on ne jeûne pas et où l’on prie debout. »
L’article Quel est le sens du lundi de Pentecôte ? paru le 10 juin 2019 sur le site de l'Eglise catholique en France ajoute l'information suivante :
« L’Église s’adressait aux nouveaux baptisés et aux nouveaux confirmés pour leur annoncer la grandeur de leur nouvel état. Depuis 1965, il n’y a plus de liturgie propre au lundi de Pentecôte. Ce jour demeure un témoin de cet octave. »
Le Dictionnaire historique de la Suisse (DHS) apporte des explications dans son article « Année liturgique » sur le déroulement des principales fêtes religieuses en Suisse, en donnant les détails des cycles de ces célébrations et leurs évolutions historiques. Le chapitre 3. Le cycle de la Pentecôte vous intéressera tout particulièrement.
Enfin, sur le site Traditions vivantes qui a pour mission de lister et expliquer les traditions en Suisse, on apprend que le lundi de Pentecôte est, dans certains cantons alémaniques, l’occasion de célébrer le Pfingstblitter (Pfingstblütter, Pfingstsprützlig) : « Au petit matin du lundi de la Pentecôte à Ettingen, Sulz et Gansingen, une bande de jeunes hommes vont dans la forêt couper des rameaux verts pour s’en vêtir. Ils reviennent au village déguisés en buissons. Après l’office, ils parcourent le village en faisant tinter des cloches et en poussant des cris. A d’autres endroits, ils manifestent leur respect en s’inclinant. On boit beaucoup à cette occasion. Auparavant, les hommes-buissons étaient jetés à la fontaine à la fin de la manifestation. Mais au fil du temps, cette tradition s’est inversée : les jeunes hommes commencèrent à leur tour à plonger dans la fontaine ceux qui les attaquent. Aujourd’hui, ils essaient d’asperger les spectateurs avec des branches mouillées. Les jeunes femmes sont une de leurs cibles préférées. Finalement, ils prennent eux-mêmes un bain dans la fontaine et un repas leur est ensuite offert. »
Il vous intéressera peut-être de savoir que, de l'autre côté de la frontière, dans le Haut-Rhin, la même tradition existait, comme le décrit P.-J. Tallon à la page 396 du tome 36 de la Revue d'Alsace de 1885 dans son article sur le Lundi de Pentecôte. Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question. Cordialement,
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