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La réponse a été mise à jour le 7 novembre 2025.
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
Selon votre question, nous comprenons que ce qui vous intéresse sont les techniques utilisées avant le lave-linge pour le rinçage et pour extraire l’eau du linge, en particulier dans les immeubles.
Au fil de nos recherches, nous nous sommes aperçus qu’il est difficile de fournir une réponse uniforme car selon les périodes, mais surtout les milieux sociaux, les pratiques de lessive et les équipements techniques diffèrent.
Le Dictionnaire historique suisse (DHS) nous apprend, à l'entrée « Lessive », ceci :
« Tout comme les autres appareils ménagers, les machines à laver actionnées par un moteur électrique, disponibles dès 1913, furent utilisées d'abord dans les ménages aisés. Les nouvelles buanderies et quelques rares coopératives d'habitation étaient équipées de modèles électriques de grand format. Grâce aux travaux d'adduction d'eau, même les immeubles modestes furent alimentés en eau courante et équipés de buanderies, où des auges de pierre et de grandes chaudières furent mises à disposition des locataires. Durant l'entre-deux-guerres, l'essorage se faisait dans des centrifugeuses hydrauliques. »
Le livret La lessive : encore une histoire de femmes ?, n° 9 du bulletin sur le travail domestique Ménage-toi, reprend des extraits du Bulletin du Musée d'ethnographie Genève [MEG], nos 23-24, 1980-1981, petits articles sur la lessive durant le début du 20ᵉ siècle :
« A Genève, pendant toute la première moitié du siècle [20ᵉ], on utilisa le système de bouillisseuse ou lessiveuse à champignon. [voici un exemple conservé par le MEG]. [...]
En ville, les immeubles bien équipés étaient dotés d’une chambre à lessive comprenant un grand bassin à tremper, une lessiveuse chauffée au bois, ou, plus tard au gaz, un grand chevalet à égoutter, un trépied pour le baquet et sa planche à savonner. […] Dans les maisons anciennes ou plus modestes, qui ne possédaient pas de buanderies, chacun faisait la lessive dans sa cuisine en chauffant la lessiveuse sur le fourneau potager ou sur le réchaud à gaz. »
Plus loin, les différentes étapes sont détaillées, dont le rinçage, égouttage, essorage :
« Le lessivage terminé, on sortait le linge bouillant avec un bâton, on le posait sur le chevalet, pour le laisser égoutter. Finalement, on rinçait abondamment le linge à l’eau chaude, puis, puis à l’eau froide dans des grands baquets. […] Avant de mettre sécher le linge, il fallait autant que possible, l’essorer ; donc après l’égouttage sur le chevalet, on le tordait à la main pour en exprimer l’eau. Plus tard, on trouva dans les buanderies les mieux installées des essoreuses-centrifugeuses hydrauliques très efficaces. En ville comme à la campagne, bien des ménagères savonnaient et rinçaient leur linge aux fontaines publiques qui étaient, généralement pourvues à cet effet de bassins spéciaux. »
Cette archive sonore – Les bateaux lavoirs à Genève, 1970 – a été diffusée le 22 janvier 2022 dans l’émission radiophonique de la Radio télévision suisse (RTS) Six heures - Neuf heures, le samedi. On y entend le témoignage de Madame Chavannes. Fille de lavandière, elle relate le travail de ces femmes qui au début du 20ᵉ siècle prenaient en charge les lessives des particuliers :
« Ma mère allait chercher la linge sale chez les clients et elle le triait au bateau-lavoir […] quand j’ai été plus grande et capable de me remuer et bien on nous collait les draps pour les remonter chez les clients jusqu’au cinquième… parce que les ascenseurs … hein… ». À l’écoute de la suite, on apprend qu’à Genève 7 bateaux-lavoirs longeaient le Rhône.
Voici l’exemple de l’un d’entre eux sur une photographie conservée dans les collections iconographiques de la Bibliothèque de Genève (BGE).
Concernant les pratiques de lessive à la fin du 19ᵉ siècle, cette image nous montre la « buanderie du lavoir public » avec divers appareillages de la fin du 19ᵉ siècle. La notice de l’image précise : « Vers 1880, la buanderie de la rue du Rhône est fréquentée par de nombreuses ménagères. Pour 25 cts, elles bénéficient d'un emplacement de lavage, avec eau chaude et froide à discrétion ; 10 cts supplémentaires donnent droit à une armoire de déshumidification pendant une demi-heure; la location d’un tiroir chauffant durant 24 heures coûte 60 cts. »
Voici l’image d’une « lessiverie » dont la notice précise : « La machine à laver ne se démocratise vraiment qu'à partir des années 1950 et reste avant cela un luxe le plus souvent réservé à une classe aisée. C'est dire la modernité de la cité d'habitation de Vieusseux. Construite au début des années 1930, sa buanderie très fonctionnelle est parfaitement équipée. A droite, des lessiveuses à vapeur, au centre, une essoreuse et, à gauche, un séchoir. »
L’histoire de la machine à laver, telle qu’on la connait aujourd’hui, est développée dans l’ouvrage Histoire de la machine à laver : un objet technique de la société française de Quynh Delaunay (disponible en ligne) qui explique :
« Le lavage à la main : Dans les lavoirs publics, le lavage se fait dans des baquets ; dans les hôpitaux et les buanderies particulières, il se fait dans des bassins où l’eau est maintenue chaude par un serpentin de vapeur ou d’eau chaude, et où elle peut être renouvelée par un robinet d’eau chaude. Ces bassins sont longs, étroits et peu profonds, afin de contenir un petit volume d’eau, juste la quantité nécessaire pour laver commodément sans user trop de savon et de chauffage ; ils sont ordinairement à côté des bassins à rincer, afin qu’il n’y ait qu’à lancer le linge dans le bassin à rincer quand il est lavé. »
Dans ce même ouvrage, on apprend à propos de la phase d’essorage que des machines munies de diverses techniques existaient :
« Les machines, dont on fait usage pour extraire la majeure partie de l’eau contenu dans le linge, portent le nom d’essoreuses. Elles sont basées sur la pression ou sur l’application de la force centrifuge. L’essoreuse à pression se compose de deux cylindres garnis de caoutchouc entre lesquels passe le linge mouillé ; on les met ordinairement en mouvement au moyen d’une manivelle fixée sur l’axe de l’un des deux rouleaux entre lesquels s’exerce la compression. Ce genre d’appareil est utilisé pour des petites quantités de linge uni, car on ne peut faire passer qu’une seule pièce à la fois, sans boutons ni agrafes, qui seraient cassés entre les deux cylindres. Le système le plus pratique est l’essoreuse à force centrifuge, imaginée naguère par Pentzoldt, et perfectionnée par divers constructeurs. Ces machines, qu’on désigne souvent sous le nom d’hydro-extracteurs, sont analogues à celles qu’on emploie dans les sucreries et dans quelques autres industries pour l’extraction des liquides par la force centrifuge… Les essoreuses de ce genre se composent toutes d’un tambour à parois perforées, mobile sur son axe vertical et tournant avec une vitesse qu’on fait varier de 800 à 1 200 tours par minute, suivant son diamètre. » Dans la version en ligne de ce livre, vous trouverez des images illustrant ces différents outils et machines.
Toujours concernant les techniques précédant le lave-linge, la page Les appareils domestiques à laver le linge du site Gloubik Sciences nous montre des exemples de système de vidange, d’essorage et d’extraction d’eau.
Vous pouvez compléter vos recherches avec ces documents provenant du catalogue swisscovery
- Les lavoirs de la région lémanique : l'histoire oubliée des lavandières du Léman de Robert Huysecom
- "Propre en ordre" : habitation et vie domestique 1850-1930 : l'exemple vaudois par Geneviève Heller
- Waschtag : linge, lessive, labeur : tour de Suisse catalogue de l'exposition éponyme de 1988 au Musée Neuhaus à Bienne
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
La Bibliothèque du Musée d'ethnographie de Genève
Pour www.interroge.ch
