Vous visualisez une version traduite automatiquement de notre site. Certaines traductions peuvent contenir des erreurs et la version française du site fait foi. Nous vous remercions de votre indulgence et vous souhaitons une bonne visite.
L'évolution de la numérotation téléphonique à Genève et en Suisse est liée aux évolutions techniques. Des premiers raccordements par nom, et faisant appel à des téléphonistes, jusqu'à l'introduction des numéros. D'abord jusqu'à quatre chiffres puis à cinq chiffres lors de l'automatisation des centrales téléphoniques en 1930.
La réponse a été mise à jour le 3 juillet 2026
Les informations présentées sur cette page peuvent ne plus être à jour au moment de votre lecture. Vérifiez la date de publication.
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
En 2024, nous avons répondu à la question « Pourriez-vous me dire entre quelles dates on a utilisé les numéros de téléphone à 5 chiffres à Genève ? »
Dans notre réponse, nous citions l'article Aux centrales téléphoniques - Changements des numéros d'appel, paru le 16 août 1929 dans le Journal de Genève. Celui-ci indiquait que :
« L'office téléphonique de Genève a fait parvenir fin avril écoulé, par l'intermédiaire de la poste, à chaque abonné raccordé soit à la station centrale du Stand ou à celle du Mont-Blanc, une lettre indiquant le nouveau numéro d'appel nécessité par l'automatisation du réseau téléphonique genevois.
Le nouveau numéro, qui ne comporte plus d’appellation de la centrale, est composé de 5 chiffres divisés en tranches de deux et trois chiffres. […]
Les nouveaux numéros, pour les abonnés de Genève, ne sont valables qu’à partir du dimanche 18 août [1929] au matin. »
Donc dès 1930 les numéros passèrent à cinq chiffres à Genève.
Avant cela, il fallait passer obligatoirement par une centrale téléphonique (du Stand ou du Mont-Blanc) comme sur cette photo de 1883 des archives des PTT sur le site NotreHistoire.ch : « La photo du 19e siècle montre le premier central téléphonique de Genève Stand, qui a été inauguré en 1882.
Le branchement des lignes téléphoniques devait être effectué manuellement. Jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle, c'étaient (presque) exclusivement des femmes qui effectuaient ce travail. La profession d'opérateur téléphonique est l'une des rares à être ouverte aux femmes - mais seulement si les "Mademoiselles" étaient célibataires. »
Voici une photo plus récente, peu avant sa fermeture, de la centrale téléphonique du Mont-Blanc, conservée par le Centre iconographique de la Bibliothèque de Genève (BGE).
Avant 1930, les numéros étaient composés de quatre chiffres et comportaient l’appellation de la centrale auquel l’abonné était raccordé. Voici par exemple une publicité pour les Pompes funèbres générales, parue le 17 juin 1927 dans le journal La Suisse. On voit que le numéro est indiqué ainsi : « Stand 71-80 ». Et juste en dessous une annonce pour des achats de bijoux indique « Mt-Blanc 44-67 ».
Concernant les numéros à trois chiffres, nous avons consulté les archives de la presse pour savoir quand les numéros de téléphones passèrent de trois à quatre chiffres. Toutefois, il ne semble pas que ce changement eu lieu ainsi. Il y avait apparemment un système de numérotation continue (un peu comme les plaques d’immatriculations), on pouvait donc avoir simultanément des numéros à deux, trois ou quatre chiffres.
Le document Chronologie de l’annuaire téléphonique réalisé par les archives des PTT et disponible sur le site Localsearch, nous apprenons qu’« Au début, aucun numéro de téléphone n’était répertorié. Le nombre d’abonnés étant de taille raisonnable, il suffisait d’indiquer au central le nom de l’interlocuteur souhaité. Des numéros de téléphone ont été peu à peu introduits dans les grandes villes dès 1884. »
Les numéros à quatre chiffres semblent être apparu à Genève vers 1887, probablement quand le nombre d’abonnés dépassa le millier. Ici, on voit le numéro de téléphone 1013 de La Tribune de Genève et de son imprimerie dans l’édition du 13 décembre 1887.
Le 13 janvier 1888, La Tribune de Genève informait que « Le canton de Genève compte 1248 abonnés ». Ce qui pourrait confirmer notre hypothèse.
Cette même année, le 31 mai 1887, La Tribune de Genève publiait l'information suivante :
« La 31me liste des abonnés au téléphone des réseaux de Genève-Bex-Lausanne-Montreux-Morges-Nyon-Rolle-Vevey vient de paraître. Pour la première fois les abonnés de Genève sont désignés par un numéro d'ordre placé devant les noms; il est important que les abonnés sachent que dès le 5 juin ils devront s'appeler par numéro et non plus par le nom. L'ancien mode de faire sera impossible avec la nouvelle installation qui fonctionnera dès lundi prochain. [...] »
On constate, sur cette publicité pour la fabrique de bière Tivoli, paru le 29 mai 1887 dans La Tribune de Genève, qu’effectivement, il n’y a pas de numéro indiqué uniquement la mention « téléphone ». Il suffisait donc, avant juin 1887, d’indiquer le nom de cette brasserie à la centrale pour y être raccordé.
Enfin, vous pouvez encore prendre connaissance du billet blog Le dernier annuaire téléphonique de Heike Bazak, historienne et responsable des Archives des PTT, paru le 24 novembre 2022 sur le blog du Musée national suisse.
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
Service de référence en ligne des bibliothèques de la Ville de Genève
Poser une question à Interroge
- Recevez gratuitement une réponse fiable et personnalisée
- Des spécialistes de la recherche d'information vous répondent dans les 72 heures