Vous visualisez une version traduite automatiquement de notre site. Certaines traductions peuvent contenir des erreurs et la version française du site fait foi. Nous vous remercions de votre indulgence et vous souhaitons une bonne visite.
Comment se célébrait un mariage à Genève vers 1900 ?
La réponse a été mise à jour le 10 avril 2026
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
Pour commencer, nous pouvons consulter l’article « Mariage » du Dictionnaire historique de la Suisse (DHS) qui donne une vue panoramique du mariage en Suisse depuis la fin du Moyen Age jusqu’à XXe s. Voici ce que nous pouvons lire au point 6 La célébration à l'église, le lieu et le temps du mariage :
« Le moment du mariage (saison et jour de la semaine) a varié selon les époques. La saisonnalité du mariage découle des activités économiques : pendant des siècles, les noces ont été rarissimes à la belle saison, la plus chargée en travaux agricoles, et c'est au XXe s. seulement que la tendance s'est inversée. Les facteurs culturels exercent aussi une influence décisive : temps interdits (Carême, Avent) qu'impose l'Eglise catholique, mais que l'on retrouve, atténués, chez les protestants ; choix ou au contraire refus d'un mois (par exemple celui de mai) en raison de croyances populaires, et aussi de jours de la semaine, jugés propices dans certaines régions du pays et néfastes ailleurs. Le samedi ne devient courant qu'au XXe s. mais, avec l'introduction de la semaine anglaise, il est réservé désormais à la cérémonie religieuse. »
Olivier Perroux donne des détails sur le mariage bourgeois à Genève dans sa thèse Tradition, vocation et progrès : les élites bourgeoises de Genève (1814-1914) soutenue en 2003 à Genève :
« Une fois une demande en mariage effectuée et la réponse positive connue, les événements ne tardent pas. Si l’approche d’un parti est une affaire mûrement réfléchie et patiemment menée, la conclusion de l’union est par contre menée rapidement, comme si elle ne constituait plus qu’une formalité, tandis que les deux futurs époux peuvent très bien ne s’être toujours pas rencontrés en dehors du cadre strict d’un culte religieux ou d’un bal d’enfant.
Assentiment de la famille de l’épouse, rencontre en tête-à-tête des deux futurs époux et signature du contrat de mariage se déroulent dans un espace de moins d’un mois, sauf si un élément perturbateur, éloignement géographique par exemple, ne retarde le processus. […] La rédaction du contrat de mariage constitue le moment clé lors duquel sont définies les règles de l’union. […] En effet, la conclusion du contrat est sujette à une réunion s’apparentant plus à une cérémonie familiale solennelle qu’à la signature d’un acte purement administratif. […] Le lieu peut varier, mais le plus souvent les contrats se concluent chez les grands-parents ou les parents de l’épouse. Cela implique que le notaire doit se déplacer pour enregistrer l’acte, comme dans le pays toulousain. Les grands-parents tiennent une place capitale de symbole de la continuité des traditions. Du moment qu’un membre de la plus vieille génération des familles est encore vivant lors de la conclusion du contrat, ce dernier s’appuie en partie sur son consentement. L’aspect solennel de l’établissement d’un contrat de mariage est visible au travers des signatures qu’il comporte. Ces dernières ne sont pas limitées aux proches membres des deux familles. […]
Étape ultime de la réalisation d’un mariage, la cérémonie ne peut être totalement absente de la présente description. Pourtant, Calvin ne lui a pas donné un quelconque faste. "La célébration du mariage doit se faire au début d’un culte public, à l’heure exacte, et sans faute.” Cette pratique n’a sans doute pas beaucoup changé au cours du temps puisque les témoignages du XIX” siècle ne s’appesantissent pas sur le sujet : "Le lundi 22 [février 1819] je conduisis mademoiselle Louise Martin à l’église où la cérémonie religieuse sanctionna notre union.” Dans le présent cas de figure, la cérémonie religieuse a donc eu lieu en semaine, alors que le mariage civil s’est déroulé trois jours auparavant, le vendredi 19 février. »
Le livre Le Code civil, 1804-1904 : livre du centenaire publié par Société d'études législatives en France (disponible en ligne sur Google livres) contient un chapitre Le code civil dans le canton de Genève, pages 878 et 883, dans lequel il est mentionné que « La célébration du mariage consistait en une cérémonie religieuse. Le ministre du culte devait inscrire les noms des époux dans un registre. […]. La cérémonie religieuse étant accomplie, le mariage était valide. »
Des images disponibles dans la base de données du Centre d’iconographie de la Bibliothèque de Genève (BGE) nous donnent à voir comment étaient célébrées les noces :
Par exemple, ce menu de noces datant de 1893 : menu du mariage d'Eugène Balland avec Jeanne Minutti
Ou encore cette photo d'un cortège nuptial au Petit-Saconnex prise en entre 1899-1904 : « Aux alentours de 1900, une jolie procession traverse le Petit-Saconnex. Au sortir de l'église, un cortège d'honneur formé d'enfants, d'un couple de jeunes mariés et de leurs proches se dirige vers le prochain lieu de la fête. Les mariés sont élégamment vêtus, l'homme porte un costume et un haut de forme, la femme une robe blanche avec une traîne et un voile qui lui recouvre la tête. »
Enfin ces deux photos : une photo du mariage au Grand-Saconnex de Fred et Augusta Boissonnas et une photo fête de mariage à Mornex en France voisine.
Pour ces documents iconographiques, le milieu social reste toutefois à définir.
Vous pouvez compléter ces informations avec ces deux ouvrages suisses en lien avec cette thématique :
Mariages et noces d'autrefois : histoires, rites et traditions de Michel Vernus
Mariages au quotidien : inégalités sociales, tensions culturelles et organisation familiale de Jean Kellerhals
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
La Bibliothèque du Musée d'ethnographie de Genève
Pour www.interroge.ch
Poser une question à Interroge
- Recevez gratuitement une réponse fiable et personnalisée
- Des spécialistes de la recherche d'information vous répondent dans les 72 heures