Vous visualisez une version traduite automatiquement de notre site. Certaines traductions peuvent contenir des erreurs et la version française du site fait foi. Nous vous remercions de votre indulgence et vous souhaitons une bonne visite.
La réponse a été mise à jour le 6 février 2026.
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
Afin de vous répondre au mieux, nous avons pris des renseignements auprès du conservateur Asie du Musée d’ethnographie, Damien Kunik qui explique que le choix de ces couleurs a plusieurs raisons. L’une d’elles concerne la symbolique de la couleur bleue :
« Certaines couleurs sont l’apanage des élites. En Chine, ce sont en particulier le jaune et le rouge. Pour cette raison, les gens ordinaires n’avaient pas le droit de faire usage de ces couleurs. Inversement, le bleu est une couleur autorisée à toutes et tous. C’est une couleur auspicieuse associée au bouddhisme, mais c’est aussi une couleur populaire et accessible (teinture des vêtements à l’indigo) depuis très longtemps et jusqu’au 20e siècle (les vêtements des paysans et des ouvriers chinois sous le communisme sont toujours bleus). »
À propos de la couleur verte, le conservateur du département Asie poursuit :
« Il en va de même pour le vert qui est une couleur accessible à toutes les classes sociales, mais le choix des toits verts est historiquement esthétique. La forme des tuiles "à la chinoise" rappelle des troncs de bambou qui sont verts. »
À ces raisons liées à la symbolique culturelle et religieuse des couleurs, s’ajoutent des motifs essentiellement pratiques et matériels :
« Techniquement maintenant, les tuiles occidentales sont, depuis l’Antiquité romaine, cuites à nu, sans émail ni engobe. L’argile le plus courant en Europe étant rouge/ocre/brun, les toits sont de même couleur. En Asie, les tuiles sont émaillées. Les pigments les plus courants pour l’émaillage sont le cuivre (qui donne le vert) et le cobalt (qui donne le bleu). »
La page Blue du site du National Museum of Asian Art de Washington explique la symbolique et les procédés de fabrication du bleu (trad. de l'anglais avec l'aide de DeepL) :
Il semble y avoir autant de façons de fabriquer du bleu qu'il existe de nuances de bleu. Certains bleus des collections du musée utilisent des matériaux de couleur naturelle, tels que des pierres qui ont été extraites, taillées et polies avant d'être utilisées, ou broyées pour fabriquer des pigments. D'autres sont obtenus grâce à des combinaisons de matériaux et de techniques de production.
Pour conclure, Damien Kunik relève comment sont perçues les couleurs bleues et vertes sur le continent asiatique :
« Bleu et vert sont très souvent considérés comme la même couleur dans la langue courante chinoise, japonaise, coréenne et vietnamienne. Ce n’est pas que les habitants de ces pays ne perçoivent pas la nuance, mais il y a une association culturelle entre vert et bleu (un "feu vert" de circulation est par exemple appelé un "feu bleu", comme on appelle en français du "vin blanc" un alcool qui est en vérité de couleur jaune clair). En bref, un toit bleu ou vert, dans les pays de culture chinoise, c’est un peu la même chose... »
Enfin, si vous avez pu observer cela sur des constructions récentes, il pourrait s'agir des toits dans d'autres matériaux, meilleur marché, vendus pour recouvrir les maisons dans des quartiers plus modestes. Comme nous pouvons le lire par exemple dans l'article Blue tin roofs spring up in Guiyang (Des toits en tôle bleue fleurissent à Guiyang), paru sur le site du journal ChinaDaily en mai 2014, où chaque immeuble résidentiel du quartier est surmonté d'un grenier construit en tôle bleue.
Lors de nos recherches, nous avons pu trouver des nombreux sites commerciaux vendant des toits dans ces couleurs, moins habituelles chez nous, mais communes dans ces pays.
Vous trouverez des documents en lien avec cette thématique dans notre catalogue Swisscovery :
Outline of Conventional Construction Systems for Pitched Roofs in Eastern Asia publié en 2008 dans le Journal of Asian architecture and building engineering
Roof dynamics publié en 2008 dans JA : the Japan architect
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
La Bibliothèque du Musée d'ethnographie de Genève
Pour www.interroge.ch
