La Ville de Genève, via son Service Agenda 21 – Ville durable, et ses partenaires associatifs et institutionnels, ont célébré en octobre 2025 le Mois de l’histoire LGBTIQ+. Cette édition a proposé un programme riche et diversifié de rencontres, projections, ateliers, performances et déambulations, destiné à mieux faire connaître les mémoires, les combats et les cultures LGBTIQ+.
Cet événement s’inscrit dans le cadre du projet Mémoires LGBTIQ+ de la Ville de Genève, qui, depuis 2019, met à l’honneur la richesse des parcours, des luttes et des contributions des personnes et mouvements lesbiens, gays, bisexuels, intersexes, queers ou appartenant à d’autres minorités sexuelles et de genre (LGBTIQ+) qui, depuis les années 1970, ont façonné la ville comme un territoire pionnier en matière de droits humains et de l’égalité.
"La mémoire des vies et des luttes queers permet de rappeler que les personnes LGBTIQ+ ont toujours vécu, que leurs existences ne sont ni un effet de mode, ni une nouveauté et qu’elles s’inscrivent dans une filiation avec de nombreuses existences queers qui les ont précédées", souligne le Maire, Alfonso Gomez.
Un hommage exceptionnel à Magnus Hirschfeld
L’édition 2025 avait invité la population à commémorer le 90e anniversaire du décès du Dr Magnus Hirschfeld (1868-1935), médecin et sexologue visionnaire, dont l’engagement en faveur des personnes LGBTIQ+ résonne encore face aux menaces actuelles d’effacement des savoirs scientifiques.
Le Dr Magnus Hirschfeld est connu pour avoir fondé l’Institut des sciences sexuelles à Berlin, détruit par les nazis en 1933, symbole tragique de la répression envers la communauté LGBTIQ+.
Soirée d'hommage
Une soirée d’hommage s'était tenue le mardi 7 octobre au Centre Maurice Chalumeau en sciences des sexualités de l’Université de Genève.
Elle avait été introduite par Gérard Koskovich, historien, commissaire d’expositions et libraire. Il était également membre fondateur de la GLBT Historical Society de San Francisco et du Centre d’Archives LGBTQI+ Paris Ile-de-France.
La soirée s'était poursuivie avec une table ronde consacrée aux enseignements historiques et contemporains pour résister aux offensives contre les savoirs LGBTIQ+, avec la participation de:
- Sam Bourcier, membre de l’Institut Universitaire de France, sociologue et professeur, auteur du livre "Le Pouls de l’archive, c’est en nous qu’il bat"
- Thierry Delessert, docteur en Sciences politiques, spécialisé sur l’histoire des (homo)sexualités en Suisse, notamment durant la seconde guerre mondiale.
Elle s'était terminée par un échange avec le public. Cet évènement avait été également l’occasion pour le public de visiter les collections du Centre Maurice Chalumeau.
Une programmation contre l’invisibilisation
Durant le Mois de l’histoire LGBTIQ+ 2025, il avait été également possible de:
- dialoguer avec des seniors autour de l’héritage et des familles choisies;
- apporter des documents et souvenirs personnels ou de poser des questions aux Archives Contestataires;
- retracer les parcours des personnes condamnées pour "actes homosexuels" au XXe siècle;
- arpenter Genève sur les traces des luttes féministes et queer.
La programmation avait inclus également des performances et des rencontres dans le cadre du Fesses-tival, ainsi que la remise du Prix Mémoires LGBTIQ+ de la Ville de Genève lors du festival de films Everybody’s Perfect, réaffirmant ainsi l’importance de la création artistique dans la transmission des mémoires.
Contact
Service Agenda 21 - Ville durable : LGBTIQ
Mandicourt Guillaume
5, rue de l'Hôtel-de-Ville
1204
Genève
Suisse
Article modifié le 19.03.2026 à 08:45