Sur la place des Volontaires à Genève, dans le bâtiment qui abritait auparavant l’ancienne Usine Genevoise de Dégrossissage d’Or, l’Usine rassemble une vingtaine de collectifs et associations. Elle constitue l’un des plus grands centres culturels alternatifs autogérés d’Europe.
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L’Usine est l’un des plus grands centres culturels autogérés d’Europe. C’est aussi une association regroupant une vingtaine de collectifs et associations, qui a établi son siège dans l’ancienne Usine Genevoise de Dégrossissage d’Or, attribuée par la ville de Genève en 1989.
Une vingtaine de collectifs et d’associations en autogestion
On y trouve des bars, des salles de concerts, un théâtre, un cinéma, ainsi qu’une multitude d’ateliers et d’espaces de création.
D’autres entités partagent également le bâtiment avec l’association L’Usine:
- Post Tenebras Rock (PTR)
- La Collection d’art contemporain Ville de Genève (FMAC) qui met à disposition plusieurs ateliers d’artistes
- Autrement Aujourd’hui
L'ancienne Usine Genevoise de Dégrossissage d'or (UGDO)
Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, afin de rationaliser et de concentrer l'approvisionnement en métaux précieux destinés à l'horlogerie et à la bijouterie, est créée la première Usine Genevoise de Dégrossissage d'Or en 1875. Elle s'installe à l'extrémité du quai du Seujet, dans l'ancien moulin David.
En 1880, l'UGDO s’agrandit et rachète les bâtiments d'une chocolaterie en faillite, établie à la Coulouvrenière. Le nouvel établissement exploite l'une des plus puissantes roues du Rhône, complétée ensuite par des dynamos, puis remplacée par la suite par une machine à vapeur.
L'UGDO traite essentiellement l'argent et l'or destinés à la bijouterie et à l'horlogerie, puis s'étend aux domaines du nickel, du platine et d'autres métaux. Elle fournira ainsi les banques, produira des médailles, des jetons pour la compagnie des tramways et des métaux dentaires.
Le bâtiment de l'Usine, tel qu’il est visible aujourd’hui, date de 1915, date à laquelle il est surélevé et reconstruit suite à un incendie. En 1983, l'UGDO transfère ses activités dans la zone industrielle de Meyrin-Satigny. Le bâtiment reste vide plusieurs années, avant de devenir le lieu d’un des plus grands centres culturels alternatifs d’Europe mis à disposition par la Ville de Genève en 1989.
- Association suisse d'histoire de la technique et du patrimoine industriel (ASHT), "Le Rhône genevois et ses sites industriels", 20 IN.KU, avril 1997.
- Site web de l'Usine
Article modifié le 11.09.2024 à 08:27