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Avec 912 spécimens, le Service des espaces verts a réalisé une saison de plantation record

Afin de faire face au dérèglement climatique et augmenter la canopée, la Ville de Genève mène une politique d’arborisation volontariste. L’objectif de plantation pour l’an prochain a été fixé à 600 spécimens, pour répondre à l’engagement pris de tripler les plantations par rapport au nombre d’abattage. Les alignements d’arbres sur le Quai Capo-d’Istria et rue Saint-Léger ont été entièrement requalifiés.

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Plantation arbres

Afin de répondre à l’engagement pris de remplacer chaque arbre abattu par trois nouveaux spécimens, le Service des espaces verts a planté 912 arbres entre novembre 2021 et avril 2022. L’objectif de 900 arbres plantés a ainsi été dépassé. L’effort de plantation massive, qui constitue l’un des outils pour répondre à l’urgence climatique, se poursuivra pour contribuer à passer d’une couverture arborée de 21% en 2020 à au moins 25% du territoire municipal en 2030.

En deux saisons, ce sont 1445 arbres qui ont été plantés, contre une moyenne de 150 à 200 par an auparavant. Pour tenir les objectifs, les équipes du SEVE ont redoublé d’efforts. Cette politique implique par ailleurs une multiplication des interventions et une logistique humaine et matérielle augmentée puisque les jeunes arbres nécessitent un soin particulier durant les trois ans suivant leur plantation, notamment en termes d’arrosage. La peinture blanche ou l’enveloppe de lattes de bambous nommées canisses que revêtent les jeunes arbres les protègent des épisodes caniculaires. 

Une variété remarquable

La grande diversité d’essences plantées permet de tester leur résistance, assurer la biodiversité et développer l’exceptionnelle variété du patrimoine arboré de la Ville. Rien que pour les chênes, une dizaine d’espèces a été sélectionnée, à l’image du chêne vert, du chêne de Vilmorin ou du très élégant chêne à feuilles de châtaigner. Une dizaine d’espèces d’érables, ainsi que des micocouliers de Provence et autres sophoras du Japon ont aussi été choisis. Toutes sont adaptées au changement climatique.

Quelque 700 spécimens ont été ajoutés dans des parcs et 200 dans les rues, places et autres préaux d’écoles afin de prodiguer de l’ombre sur tout le territoire. Les parcs du bord du lac de la rive droite et le parc La Grange, qui avaient particulièrement souffert de la tempête d’août 2019, ont bénéficié de plantations généreuses. Un verger d’une trentaine de fruitiers - pruniers, cognassiers, cerisiers et pommiers - a été planté au Domaine de l’Impératrice.

Deux alignements d’arbres ont été requalifiés, avec 11 féviers d’Amérique sur le Quai Capo-d’Istria et 8 sophoras du Japon rue Saint-Léger. Les arbres sont désormais reliés entre eux par des fosses continues en sous-sol, offrant aux racines un volume de terre plus important. Un sol perméable - en argilo-calcaire pour le premier et pavés pour le second - permet une meilleure infiltration des eaux de pluie pour améliorer l’irrigation des arbres, dont les pieds sont agrémentés de semis de fleurs annuelles. Un nouvel alignement de 5 chênes verts a pris place rue du Grand-Pré.

Objectif de plantation pour l’an prochain

Pour la saison 2022-2023, l’objectif de plantation a été fixé à 600 spécimens pour répondre à l’abattage de 197 arbres isolés entre le 1er juin 2021 et le 31 mai 2022. Dans le détail, 106 arbres étaient morts (54%), 43 jugés dangereux (22%), 41 dépérissants (atteints de problèmes physiologiques avancés et irréversibles - 21%), 5 sont tombés en raison des intempéries et 2 sujets ont subi des sinistres. L’année écoulée n’a pas connu d’intempéries majeures, ce qui a limité les chutes d’arbres. 

Les espèces les plus concernées sont les ormes, les érables, les platanes ou encore les hêtres, les prunus et les bouleaux. Les ormes subissent la graphiose, maladie provoquée par un champignon vasculaire particulièrement virulente depuis les années 70 mais amplifiée par le changement climatique. Les érables, hêtres, prunus et bouleaux sont également touchés, notamment par le manque d’eau régulier. «On constate clairement une accentuation et une accélération des effets du dérèglement climatique sur le patrimoine arboré, qui s’en trouve fragilisé. Cela nécessite non seulement de planter davantage d’arbres pour nous permettre de nous adapter à la situation, mais également de renforcer les soins portés au patrimoine arboré afin d’assurer sa préservation», souligne Alfonso Gomez, Conseiller administratif en charge de l’environnement.

Les platanes sont nettement plus résilients mais plusieurs sujets étaient très âgés et présentaient des pourritures et altérations au niveau des troncs et charpentières, ne permettant plus de les maintenir. Par ailleurs, en zones boisées, 21 arbres ont dû être abattus. Leur remplacement sera assuré par la régénération naturelle. 

Plus d’informations sur la gestion des arbres

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Vaucher Anna

Département des finances, de l'environnement et du logement

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Article modifié le 22.06.2022 à 09:59