Des légumes en vente

Dossier d'information Le changement climatique à Genève

Je mange plus souvent végétarien

L’alimentation représente un levier important pour baisser nos émissions de gaz à effet de serre et protéger le climat.  En règle générale, l'impact d'un plat végétarien sur le climat est nettement moindre que celui d'un mets à base de viande.

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Climat - Je mange plus souvent végétarien

Le saviez-vous?

Un dixième des émission de gaz à effet de serre des genevois-es provient de l'alimentation.

Au niveau de ce qu'on mange, c’est la consommation de viande qui a le plus gros impact environnemental. L'impact d'un plat végétarien sur le climat est trois fois moindre que celui d'un mets à base de viande, notamment en raison des émissions de méthane provenant du fumier et des ruminants.

Selon l'Office fédéral de la santé publique, chaque Suiss-ess-e consomme en moyenne environ 1,2kg de viande par semaine, soit quatre fois plus que la quantité maximale recommandée, qui se situe autour de 300g.

A l'échelle mondiale, la consommation de viande est si élevée que les forêts sont défrichées et les milieux naturels modifiés pour y élever du bétail ou pour faire pousser du fourrage et des denrées pour le bétail. En mangeant trop de viande, on contribue donc directement à la déforestation, à la dégradation des milieux naturels et à la perte de la biodiversité. De plus, l'élevage nécessite une très grande quantité d'eau, qui s'ajoute aux autres impacts écologiques négatifs.

On peut diminuer son empreinte carbone de façon significative en mangeant moins souvent des produits issus des animaux (viande, oeufs, lait, etc.), voir en y renonçant complètement.

Comment agir?

Je privilégie les protéines légumineuses, les noix et les céréales: Pour limiter sa consommation animale, il faut revoir sa façon de cuisiner. Une alimentation équilibrée requiert davantage d’aliments protéinés végétaux, particulièrement les légumineuses (lentilles, haricots, pois, noix, tofu, etc.) mais aussi céréales, noix et graines complètes. Limiter ne veut pas dire interdire, mais diminuer. On peut commencer par calculer sa consommation de viande par semaine et identifier à quels repas elle pourrait facilement être évitée ou diminuée (exemple: il est souvent plus facile de limiter la viande à la maison). Puis, changer progressivement. Pourquoi pas se fixer un ou plusieurs jours sans viande par semaine? Internet offre de nombreux outils et/ou recettes pour manger sans viande. Greenpeace propose un atlas de l’alimentation végétale. L’Application Guide WWF contient plus d'une centaine de recettes végétariennes, de saison et savoureuses.

Je choisis en priorité des aliments locaux et de saison: En choisissant des produits qui n'ont pas été transportés sur de longues distances en camion ou en avion, et en privilégiant des produits qui ne nécessitent pas de locaux chauffés pour être produits, on économise également des GES. Acheter des produits en vrac (épiceries vrac, marchés, paniers,...) permet également de  réduire les GES en minimisant les emballages. La Ville de Genève propose un répertoire de bonnes adresses et le site du WWF propose un calendrier saisonnier pour les fruits et légumes.

Je cuisine de façon économe et j’apprête mes restes: Un tiers des aliments produits en Suisse sont jetés sans avoir été consommés, ce qui représente une perte de ressources naturelles et financières importante. Cette page web de la Confédération vous donne plus d'information et de conseils à ce sujet.

Pensez-y!

Manger trop de viande c’est dangereux pour la santé. Manger moins de viande permet notamment de réduire les maladies cardio-vasculaires, certains types de cancers et le diabète.

L’élevage industriel du bétail nécessite l'usage d'antibiotiques, qui se diffusent dans l'environnement et sont en partie ingérés lorsque nous mangeons de la viande. Cela entraine une résistance aux antibiotiques de plus en plus répandue parmi les microbes, avec des risques mortels en cas d'infection, et modifie notre flore intestinale, avec plusieurs conséquences néfastes pour notre santé.

Manger sain et en privilégiant des aliments à faible empreinte écologique ne coûte pas plus cher que l'alimentation habituelle en Suisse. Cela a été documenté par l'étude "Manger durable est à la portée de tous" de la Fédération romande des consommateurs. En effet, la diminution des produits d'origine animale, des produits industriels transformés et prêts à manger ainsi qu'une réduction du gaspillage alimentaire permettent largement de compenser les surcoûts liés à une agriculture locale et biologique.

Article modifié le 15.06.2020 à 16:54